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A lire Le Fil d'or, conversations avec Georges Wilson
Les conversations de Georges Wilson, avec les deux journalistes Claude Baignères et Sylvie Perez.

GROS PLAN
Affiche du spectacle
© X,dr
Plus qu'un livre, plus qu'un témoignage, plus qu'un hommage à tel ou tel compagnon de route ou telle autre vedette, c'est avant tout un immense cri d'amour au théâtre, à une certaine idée du théâtre et de l'action culturelle, que Georges Wilson lance tout au long de ce copieux ouvrage, sobrement illustré. Pour qui connaît Wilson, on retrouve beaucoup de photos déjà parues dans le joli album édité voici quelques années par la Maison Jean Vilar. Les conversations – que l'on imagine enregistrées – avec les deux journalistes Claude Baignères et Sylvie Perez, évitent les redites, sont alertes, piquantes, et présentent le Georges Wilson que nous aimons tous : avec son caractère de cochon bien connu certes (qui ne l'a pas ?) mais aussi son respect du travail bien fait (très drôles ses allusions aux rares bides de sa carrière), du respect du public, des autorités, de l'esprit de troupe et toujours cette tolérance envers tous, sans qui ce métier n'est pas possible.

Au fil de ses confidences, passent bien sûr les fantômes éternels de jeunesse de Jean Vilar (son Maître) et Gérard Philipe (son frère). L'acteur (l'un des rares survivants des années soleil du glorieux T.N.P. avec les fidèles Badie, Mollien, Chaumette... que les autres encore en ce bas monde nous pardonnent) se confie à cœur ouvert, évoque avec émotion, humour ou tendresse telle ou telle tournée, tel ou tel spectacle, égratigne ici ou là certains politiques, rarement ses partenaires. Très piquantes sont aussi ses réflexions sur le théâtre contemporain ou l'actuel Festival d'Avignon, véritable souk plus que fête théâtrale. Georges Wilson parle également sans rancune de ses années directoriales à Chaillot dans les années soixante. Beaucoup de succès, de créations, de découvertes de textes inédits, peu d'erreurs mais un scandale plaisant : l'épisode où De Gaulle lui-même a demandé de retirer de l'affiche (pour raisons commerciales) une pièce d'Armand Gatti sur Franco vaut son pesant de cacahuètes... Une carrière hors normes donc, qui n'exclue pas le cinéma et ses belles rencontres avec Visconti, Rosi, Colpi ou Sautet.


Publié le 11/07/2007
LES RÉFÉRENCES
Le Fil d'or, Georges Wilson (Conversations avec Claude Baignères et Sylvie Perez). Fayard/Témoignages pour l'Histoire. 315 pages / 22€.
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