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Alexis Michalik, metteur en scène et porteur d'histoires. Le Cercle des illusionnistes, sa nouvelle création interprétée à La Pépinière Théâtre, un pur émerveillement. Une envolée lyrique dans un monde qui n'appartient plus à personne, excepté à un vieux livre renfermant la vie passionnante de deux hommes hors du temps.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 22/02/2014
au 31/05/2014

Du mardi au samedi à 20h30, samedi supplémentaire à 16h.
Théâtre La Pépinière
7, rue Louis-le Grand
75002 PARIS
Métro Opéra
Réservations :
0142 61 44 16
Site Internet
Il est des hommes qui font l'histoire, le onze national emmené par Michel Platini en 1984, Jean-Eugène Robert Houdin dans les années 1850 ou Georges Méliès au début du XXe siècle. Il est des hommes qui écrivent des histoires, lesquelles racontent la vie et l'œuvre d'illustres personnages. Alexis Michalik en est et son pareil pour le copier n’est pas encore né.

Porteur d'histoires, tel aurait pu être son métier, s’il n’avait pas été metteur en scène. Roméo des mots, en la langue française, il a trouvé sa Juliette. Ses textes, Alexis ne les écrit pas, il les compose en traçant des lignes horizontales telle une partition où les mots s’entendent pour être lus et joués sur une scène de théâtre. Pour les interpréter, les comédiens portent l’éloquence en bouche et l’élégance dans le mouvement.

Le Cercle des illusionnistes, une symphonie dirigée par Alexis Michalik en chef d’orchestre, Jeanne Arènes, Maud Baecker, Michel Derville, Arnaud Dupont, Vincent Joncquez et Mathieu Métral à l’exécution musicale. Une mise en scène où la multiplicité des talents révèle une intensité artistique encore plus prononcée que dans sa précédente création, Le Porteur d’histoire. Dieu sait que Le Porteur d’histoire, initialement joué sur la scène du théâtre XIII, avait séduit un public avide de découvrir un spectacle plébiscité par la critique. A n’en point douter que Le Cercle des illusionnistes recensera un nouvel engouement et La Pépinière Théâtre fera salle comble les représentations se succédant jusqu’au 29 mars 2014.

L’existence de Jean-Eugène Robert Houdin et Georges Méliès se décline au pluriel, un livre empoussiéré par le temps s’ouvre pour ne plus se refermer. A chaque page tournée correspond une parenthèse de l’œuvre laissée en héritage par l’inventeur de la magie et par celui qui amena les trucages au cinéma. Les deux personnages auraient pu faire chemin faisant si le hasard les avait fait se rencontrer et entreprendre, main dans la main, la mutualisation de leur ingéniosité.

Une dynamique d’esprits les a réunis comme par magie dans ce spectacle cadencé par une scénographie époustouflante. Olivier Roset assisté de Juliette Azémar réveillent les mémoires avec des vidéos en noir et blanc projetées par un kinétographe, une caméra avant-gardiste. Les lumières de Pascal Sautelet, un kaléidoscope d’effets techniques conçus avec un clin d’œil à la Belle Epoque. La création costumes de Marion Rebmann assistée de Clothilde Jaoul, des patrons taillés pour la circonstance et portés de bien belle façon par les personnages. Romain Trouillet s’accorde en son et en musique aux paramètres du décor, auquel se mêle adroitement la magie de Romain Lalire. Une concentration d’énergies, une équation d’expériences artistiques qui contribuent à la réalisation de ce magnifique programme.

Le début de l’histoire rappelle par certains côtés Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain. Avril se fait voler son sac à main dans le métro par Décembre. Une photo de la victime trouvée dans le contenu du sac séduit Décembre et il l’appelle pour lui restituer son bien. Eté 1984, l’équipe de France de football emmenée par Michel Platini joue le championnat d’Europe des Nations. Avril et Décembre, deux êtres opposés, elle architecte passionnée de mathématiques, lui voleur et magicien à ses heures.

Alexis Michalik s’est inspiré de l’histoire de personnalités de leur époque et d’anonymes du XXIe siècle pour créer une mise en scène construite de destins parallèles. Le texte révèle des individualités qui grandissent avec des espérances, un leurre au présent pour oublier le quotidien. Des silences se glissent quand les mots se taisent, les guillemets se suspendent à l’appréciation collective, les consciences se font et se défont selon les projets et les doutes.

Une écriture alimentée de mots simples et beaux comme peuvent l’être les sentiments. Les choses de la vie, banalités et gouttes d’eau, prennent vie et respirent à poumons déployés sur une histoire qui emporte l’esprit vers un ailleurs. Il y a dans le style Michalik, un peu d’Erik Orsenna, des résonances qui se rendent l’écho dans le paysage littéraire français.

Les comédiens rentrent dans la pièce pour ne plus en ressortir. Au récit des personnages interprétés, ils réécrivent une suite car Le Cercle des illusionnistes ne s’évanouit pas avec les derniers applaudissements.

L’histoire continue, comme par magie si une caméra filmait des gens pris au hasard, lesquels deviendraient à leur tour des Houdin ou des Méliès.
Mis à jour le 02/02/2014
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