• Un spectacle essentiel pour ceux qui ne savent pas ou ne veulent pas évoquer le don d'organe.
  • Spectacle à l'humour corrosif et vif, aux propos drôles et intelligents, que tous les couples devraient voir au plus vite avant d'envisager d'être parents.
  • La remarquable mise en scène de Dyssia Loubatière, épaulée par Didier Bezace, est sobre et solide.
  • Vivre encore une telle émotion au théâtre est un privilège et ne souffre pas de tergiversations : précipitez-vous pour voir ce spectacle.
  • 'L'Autoportrait' est un chef-d'œuvre à découvrir !


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INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 09/05/2012
au 13/05/2012

Théâtre 71
3 place du 11 Novembre
92240 MALAKOFF
Métro 13 Malakoff-Plateau de Vanves sortie gauche (n°2)
Réservations :
01 55 48 91 00
Site Internet
Benjamin d’une fratrie de cinq garçons, peu à l’aise avec le système scolaire traditionnel, Jackson Pollock (né en 1912, dans le Wyoming) se tourne en pleine adolescence vers des études artistiques, multipliant les formations – avec un esprit critique – et les recherches. Son expérience de muraliste (connotée "de gauche"), par exemple, lui permet de découvrir l’aérographe et le pochoir, tandis que croît son admiration pour les peintures de Janet Sobel ou celles des artistes Navajos, exécutées au sol avec des la matière minérale ou végétale. Fin 1937, après dix ans de boisson, Pollock suit une cure de désintoxication et commence une première thérapie avec un psychanalyste formé directement auprès de Jung. Quelques années plus tard, alors qu’il produit des œuvres-clés qui annoncent le dripping (égouttement) à venir, il rencontre Lee Krasner et l’épouse en 1945.

"Le peintre moderne commence par le néant / C’est la seule chose qu’il copie / Il invente / Le reste." Poème dramatique écrit par Fabrice Melquiot, Pollock fait revivre le parangon de l’expressionnisme américain – "en chair et en os et en liquide" – et sa compagne artiste. En révolte contre le judaïsme familial et le machisme ordinaire, foudroyée un jour par Picasso et Braque à la devanture d’une galerie, celle qui s’attache à qui porte son génie comme une maladie de l’enfance incurable, finit comme beaucoup de femmes en ce monde : "une pauvre conne qui se sacrifie pour vivre dans la plaie d’un homme". La vie domestique du couple s’offre à nos yeux entre frustration et désinhibition (les rechutes alcooliques, une séance d’hypnose, les visites de Calder, Williams et Le Corbusier, etc.), entre humour ("Peggy Guggenheim est une pute à Yorkshires") et émotion.

Déjà générateur d’un excellent Enfants terribles (opéra de Philip Glass) vu dans ce même théâtre (lire notre chronique du 5 décembre 2007 [site] ), Paul Desveaux est à l’origine de cette réflexion sur la création proposée à Melquiot, puis de sa mise en scène à Bourges, en 2009. Dans l’espace unique d’un atelier-cuisine envahi de jazz (celui de Vincent Artaud, en bande son, jouée par un quartette batterie, contrebasse, piano et saxophone), il s’appuie sur des acteurs solides, Serge Biavan et Claude Perron, au débit souvent rapide et sec. Le rôle-titre n’étant pas un peintre de chevalet, le mouvement, voire la chorégraphie (Yano Iatridès), est au cœur du spectacle, accompagnant les séances photo avec Hans Namuth, une escapade érotique, l’illustration de l'analyse fractale des tableaux faite par des spécialistes et, bien évidemment, les scènes de ménage avec pinceau en main.
Mis à jour le 27/05/2012
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