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Les Nègres
TNT Théâtre national de Toulouse (TOULOUSE)
de Jean Genet
Mise en scčne de Emmanuel Daumas
Avec Franck Behanzin (Ville de Saint-Nazaire), O. Humbert Boko (Archibald), Eliane Chagas (Félicité), Isidore Dokpa (le gouverneur), Alfred Fadonougbo (le juge), Nathalie Hounvo (Yekpe Vertu), Guy Ernest Kaho (le missionnaire), Mathieu Koko (Village), Carole Lokossou (Bobo), Joël Lokossou (Diouf), Sophie Mêtinhoue (Neige), Jean-Louis Kedagni (le valet), Marie-Sohna Condé (la reine)

Une version absurde et troublante des Nègres de Jean Genet par la compagnie Petite Compagnie des Feuillants qui nous vient du Bénin.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 07/03/2012
au 10/03/2012

20h.
TNT Théâtre national de Toulouse
1 rue Pierre Baudis
31000 TOULOUSE
Réservations :
05 34 45 05 05
Site Internet
Difficile de mettre en scène Les Nègres de Jean Genet dans ce monde hypocrite de biens pensants. Cette pièce décrite par son auteur comme "une pièce écrite par un blanc pour un public de blancs", traite de préjugés et surtout du racisme. L’histoire est celle d’une poignée de comédiens à leurs heures qui cherchent à divertir la reine blanche et sa cour composée de son valet, du gouverneur, du missionnaire et du juge. Pour ce faire, ils vont leur jouer le meurtre d’une jeune femme blanche par un homme noir, ici Village. Mais tout cela est prétexte aux dénonciations des préjugés et des discriminations que subissent les hommes et les femmes noirs par les blancs. Et très vite, la fiction dépasse la réalité. Ces hommes et femmes fiers et forts de leur couleur de peau et de leurs origines, de leur culture, s’élèvent contre cette injustice et cette tyrannie imposée par l’homme pâle.

C’est une version contemporaine et proche du théâtre de l’absurde que nous offre la Petite Compagnie des Feuillants. On retrouve ici une sorte de mélange entre l’univers de Kafka où les hommes se perdent dans leur vie et dans leur identification, et celui de Ionesco avec un jeu absurde du théâtre dans le théâtre constamment interrompu par des histoires de couple ou autre.

La vision en est forte. Le décor fait de bric et de broc (des chaises de jardin en plastique pour le trône de la reine, un cercueil fait de deux chaises recouvertes d’un drap...) ne laisse pas indifférent. Il est à l’image de cette compagnie, dont le théâtre n’est pas vraiment le métier. Ils évoluent sous nos yeux et ceux de la cour en se costumant, voire en se travestissant, selon les rôles qu’ils doivent interpréter. Ils sont en mouvement constamment, comme pris au piège par leurs personnages et leur propre vie qui se confondent.

La Cour, juchée sur un énorme box d’aluminium, observe les comédiens jouer ces rôles de nègres du haut de son perchoir. La compagnie des Feuillants est entièrement composée de comédiens à la peau noire, aussi la reine et ses acolytes ont-ils le visage peint en blanc et leurs costumes sont représentatifs de leur fonction.

Une vision décalée mais proche de l’esprit de Genet. Cependant, il n’est pas toujours facile de comprendre tout le texte. Les parties chantées ou parlées dans la langue du Bénin sont un régal, on ne comprend pas les mots mais leurs intentions. La mise en scène, comme le texte de Genet, part dans tous les sens. Aussi s’y perd-on très rapidement, pour s’y retrouver et s’y reperdre à nouveau ! Du fait de cette discontinuité dans la compréhension du récit, le spectacle semble très long et compliqué. Les acteurs récitent leur texte à merveille et jouent les émotions... mais ils ne vivent pas sur scène. Et donc, ne nous accrochent pas.

Carole Lokossou a pourtant une très belle voix, Nathalie Hounvo Yekpe est très jolie et tous les yeux sont rivĂ©s sur elle. Eliane Chagas, FĂ©licitĂ©, la matriarche des "nègres" qui fait front Ă  la reine blanche – elle est son Ă©gale/opposĂ©e – possède une grande force et impose le respect sur le plateau : une petite femme menue mais puissante et imposante. Une note toute spĂ©ciale pour Marie-Sohna CondĂ© qui s’amuse en reine blanche persuadĂ©e de sa toute puissance. Elle vie et nous transmet quelque chose. Elle est drĂ´le, dĂ©calĂ©e et son personnage très colorĂ©, teintĂ© d’une multitude de sentiments.

Reste que la pièce est difficile à suivre de bout en bout. Le thème, magnifique, est abordé de façon quasi-clownesque mais la veine du spectacle n’étant pas vraiment établie, le jeu passe par toutes les formes et nous perd. Des invités bien atypiques pour le TNT. Un spectacle plus dans la veine du Théâtre Garonne. Il manque de clarté, car, vu le thème, il est important que tout le monde entende et comprenne le message.
Mis à jour le 12/03/2012
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