• Trio endiablĂ© Ă  la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens dĂ©jantĂ©s, des textes drĂ´les et percutants, voilĂ  la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournĂ©e en France.
  • Ne manquez pas ce spectacle Ă©bouriffant et drĂ´le qui tourne en rĂ©gion parisienne et en province !
  • ''<i>L’homme le plus aimĂ© des Français</i>'' revient parmi nous. Il nous raconte sa vie, affirmant que rien n’est dĂ©sespĂ©rĂ©.
  • Théâtre de papier, d’objets et de marionnettes, de la Cie Les Ateliers du capricorne pour les enfants (Ă  partir de 7 ans), d'après les dessins de SempĂ©.


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INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 31/01/2013
au 02/02/2013

Le 31 janvier à 19h30, les 1er et 2 février à 20h30.
TNT Théâtre national de Toulouse
1 rue Pierre Baudis
31000 TOULOUSE
Réservations :
05 34 45 05 05
Site Internet
Pour sa première mise en scène en tant que nouveau directeur de l'OdĂ©on, Luc Bondy a choisi de monter Le Retour d'Harold Pinter. Ainsi, il fait appel Ă  Philippe Djian pour traduire ce texte plein de tensions et de perversion et s'entoure d'une Ă©quipe de comĂ©diens pas des moins fameux pour incarner des personnages extrĂŞmes, voire caricaturaux : Bruno Ganz, dans le rĂ´le de Max, père criard aussi tyrannique qu'effondrĂ© ; Pascal Greggory interprète son frère, Sam ; puis les trois fils sont jouĂ©s par Louis Garrel (Jœy, le plus jeune qui aspire Ă  ĂŞtre boxeur et travaille dans la dĂ©molition) ; Micha Lescot (Lenny, le cadet, semble avoir un certain retard mental et traĂ®ne dans des affaires louches) et JĂ©rĂ´me Kircher (Teddy, l'aĂ®nĂ©, professeur et doctorant en philosophie dans une universitĂ© amĂ©ricaine) ; enfin, Emmanuelle Seigner interprète Ruth l'Ă©pouse de ce dernier avec qui elle a eu trois garçons.

La scénographie est relativement imposante. Elle représente l'intérieur d'une maison. Une petite cuisine à jardin, des escaliers menant à l'étage côté cour, la présence d'une caravane dans le fond ; les trois quarts de l'espace sont occupés par une grande pièce à vivre presque vide. Là reposent un canapé ainsi que le fauteuil du père. Le mur de la cuisine est cassé, celui du salon brûlé et il importe peu que des mégots de cigarettes tapissent le sol. Cet intérieur représente la déchéance même dans laquelle vivent les personnages.

Le Retour est un huis-clos familial et pervers. Max, ancien boucher, vit avec son frère, Sam, chauffeur de taxi et deux de ses trois enfants. La mère, Jessie, est dĂ©cĂ©dĂ©e il y a six ans, tout semble s'ĂŞtre effondrĂ© avec elle, Ă  moins que la situation ne fut dĂ©jĂ  comme ça... Teddy, l'aĂ®nĂ© a quittĂ© sa famille au mĂŞme moment. Cette pièce parle de son retour, ou bien du retour d'une prĂ©sence fĂ©minine – car il revient accompagnĂ© de la femme qu'il a Ă©pousĂ© en secret – au milieu de ce cercle familial masculin. Dès le dĂ©but de la pièce, Max Ă©voque d'une manière plutĂ´t mĂ©prisable le souvenir de sa femme, la qualifiant de putain. De la mĂŞme façon, lorsqu'il rencontre pour la première fois Ruth, l'Ă©pouse de Teddy, il la prend pour une prostituĂ©e et la traite de traĂ®nĂ©e, comme si une femme ne pouvait qu'ĂŞtre cela Ă  ses yeux.

Les mots sont violents, les dialogues grinçants, les situations tendues. Père et fils se disputent violemment, en viennent parfois aux coups. Si l'on sent une tension grandir tout au long de la pièce, tension soutenue à certains moments par une bande son pesante, la violence arrive doucement à son extrême lorsque Ruth se laisse délibérément caresser par les mains perverses des proches de Teddy, sous les yeux de ce dernier, totalement impuissant. Il ne dit rien, observe (philosophiquement ?). Père de trois enfants lui aussi, est-il finalement en train de vivre avec Ruth ce qu'a vécu son père avec sa mère ? Enfin, ce dernier élabore avec ses deux plus jeunes fils un plan pour garder cette femme auprès d'eux afin d'en tirer profit. Les répliques ruissellent d'humour noir, le public rit jaune. Ruth accepte, mais impose ces règles. Teddy laisse faire, sans dire mot. Il y a là une violence non pas brutale, mais sous-jacente et beaucoup plus perverse, voire nocive.

Nous avons le droit de bouillir intérieurement et de crier scandale. Cependant, Harold Pinter considérait cette pièce comme profondément féministe. On peut y questionner la place de la mère dans certaine famille, ou bien y voir une accusation du sort parfois fait aux femmes sous la domination masculine, et, plus subtilement, l'on peut considérer que, dans cette pièce, la femme est gagnante car les hommes tombent à ses pieds et elle peut imposer ses propres exigences. Mais tout de même, l'on reste quelque peu perplexe... Aussi, après un premier acte plutôt long et manquant de rythme, l'on s'attend à une partie un peu plus explosive car on la sent cette tension... Mais elle s'essouffle.
Mis à jour le 01/02/2013
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