• L'œuvre de 1927 signée Hermann Hesse, Prix Nobel allemand. Brûlée par les nazis, elle est devenue culte vingt ans plus tard. A ne pas manquer !
  • Théâtre de papier, d’objets et de marionnettes, de la Cie Les Ateliers du capricorne pour les enfants (à partir de 7 ans), d'après les dessins de Sempé.
  • 2147 : c'est la date à laquelle un rapport de l'ONU prévoit que la pauvreté de l'Afrique aura diminué de moitié.
  • Deux monstres sacrés portés par une troupe pleine de feu, entre violence et tendresse, un spectacle à la Mnouchkine…
  • Qui connaît le peintre Philippe Dussaert (1947-1989), plasticien à l’origine du mouvement vacuiste dans les années 80 ?


Toutes les pieces de Moliere

Vos textes de théâtre en ligne
Notre sélection de spectacles
Vos petites annonces gratuites




Un Marivaux comique, érotique et tout en musique sur la scène du Sorano.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 04/04/2012
au 06/04/2012

Théâtre Sorano
35 allées Jules Guesdes
31000 TOULOUSE
Métro Carmes ou Palais de Justice (ligne B)
Réservations :
05 34 31 67 16
Site Internet
Un classique dans le monde du théâtre sur les jeux de l’amour et des rapports entre maîtres et serviteurs, la pièce de Marivaux Le Jeu de l’amour et du hasard. Cette version, mise en scène par Phillipe Calvario, est un savant mélange de boulevard et de commedia dell’arte. Il n’est pas évident d’être à la mise en scène et en même temps sur le plateau. Phillipe Calvario s’en sort très bien et nous offre un spectacle drôle et agréable ainsi qu’une interprétation convaincante de Dorante.

La scénographie est chargée, voire très encombrée : un vieux coffre, des vieilles poupées, des vieilles lampes, des vieux tableaux... Cela donne une ambiance de magasin d’antiquité ou des greniers de nos grands-parents. C’est particulier et agréable à l’œil mais nullement exploité. On se pose la question : pourquoi s’embarrasser de tant d’accessoires si ce n’est pour ne pas les utiliser ? Quelques fauteuils, un canapé, très peu d’éléments sont utilisés en somme et c’est bien dommage car cette scénographie offre un terrain de jeu formidable aux acteurs. Le décor est vieux et sent le grenier et la poussière alors que le jeu et la mise en scène sont modernes et dépoussièrent l’œuvre de Marivaux.

D’ailleurs, dès les premières secondes du spectacle, on est frappé par le choix musical. En effet, Le Jeu de l’amour et du hasard de Philippe Calvario est régulièrement ponctué d’un fond musical pour accompagner les personnages. La musique choisie n’est autre que certains des titres les plus érotiques du grand Serge Gainsbourg. Du moins la mélodie ; on nous fait grâce des paroles. Mais il est impossible de ne pas reconnaitre les accords du mythique Je t’aime moi non plus. C’est frais et drôle à la fois ; pour un classique, ça fait du bien !

Les acteurs s’amusent sur scène et nous font rire. Tout particulièrement les deux serviteurs qui se font passer pour leur maître, Silvia et Arlequin. Julie Harnois est géniale en domestique qui se laisse prendre à son propre jeu et se veut être une dame du monde. Son élocution est juste, elle joue avec les mots, les expressions, les sentiments. Sa palette est pleine de couleurs et elle sait en jouer. Chacune de ses interventions sur scène provoque le rire du public. Le duo qu’elle forme avec Kevin Lelannier est fantastique. Tous les deux dans l’excès et la comédie, ces deux comédiens se sont bien trouvés. D’ailleurs, comment ne pas remarquer la prestation de Kevin dans le rôle d’Arlequin ?! Un Arlequin moderne mais toujours aussi farceur et filou. Il profite de la situation et tente de tout tourner à son avantage. Cet Arlequin est espiègle, souriant, sexuel, coquin et ridicule. En un mot, magistral.

Les domestiques sont tellement bons, qu’ils éclipsent le jeu des autres comédiens. Dorante (Philippe Calvario) et Lisette (Anne Bouvier) forment un joli duo sur scène. Malheureusement, les comédiens restent trop souvent dans le même registre ou la même émotion, ce qui, à la longue, devient ennuyeux. De plus, il semble qu’Anne Bouvier répète son texte au début de la pièce. Sauf qu'elle ne vit pas un seul mot de ce qu’elle dit. Au fur et à mesure des scènes, cela s’arrange, mais... c’est laborieux ! Il semble également que les comédiens soient gênés par cette scénographie encombrante. Anne se déplace sur scène mais sans raisons ni objectifs. Les déplacements sont à revoir car ils donnent un effet mécanique et on perd toute la sincérité du jeu et la vie de l’instant.

En tout cas, une chose est sûre : avec cette nouvelle version du Jeu de l’amour et du hasard, on rit beaucoup. Ce sont près de deux heures de plaisir, même si tout n'est pas parfait. On redécouvre Marivaux et c’est un bonheur.
Mis à jour le 07/04/2012
VOTRE AVIS
Donnez votre avis sur ce spectacle


Publicité
PARTENARIAT
PUBLICITE