• Il est trois heures du matin, Franck bougon termine de ranger le bar et 
s'apprĂŞte Ă  fermer l'Ă©tablissement, quand surgit une jeune fille. C'est 
vrai il pleut très fort dehors et il tonne même. Mais bon il est trois 
heures du matin !!
  • Un an après leur rupture, Alice dĂ©barque Ă  trois heures du matin, chez Hugo !! Elle qui croyait Ă  l’amour Ă©ternel, pur, absolu, lui plus terre Ă  terre, rĂ©aliste, peut-ĂŞtre moins envie de « s’installer ».
  • Encore ! Allez-vous me crier dans les oreilles. Ben oui, encore, mais lĂ  c’est un misanthrope pas commun. D’abord cela se passe de nos jours. Ils ont tous des tĂ©lĂ©phones portables. Rien ne choque, tout est plausible. VoilĂ  l’extraordinaire talent de Molière.
  • Et nous voilĂ  embarquĂ©s dans une sĂ©rie d'Ă©vènements avec les spectateurs comme principaux
  • HystĂ©ries est une sĂ©rie de saynètes sur la rupture, l’amour, la trahison et mĂŞme le meurtre .


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Caubère est sur les planches du Sorano pour trois jours. Il faut être fou pour le manquer !

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 13/10/2011
au 15/10/2011

20h.
Théâtre Sorano
35 allées Jules Guesdes
31000 TOULOUSE
MĂ©tro Carmes ou Palais de Justice (ligne B)
Réservations :
05 34 31 67 16
Site Internet
Philippe Caubère, un acteur, un auteur, un interprète d’exception. On l’avait dĂ©jĂ  vu au Sorano avec son double Ferdinand, aujourd’hui il revient nous faire (re)dĂ©couvrir les textes d’AndrĂ© Benedetto. Et c’est un coup de poing magistral ! On en prend plein les yeux, les oreilles, le cœur et les tripes. Pendant près de deux heures, il nous fait frissonner, rire, sourire et pleurer.

Une création originale où on retrouve la patte de l’auteur. Un plateau nu avec, cette fois, un écran derrière un rideau s’ouvrant de temps à autre sur des photos ou des vidéos des poètes et des événements cités. Pour accompagner le comédien dont nous avons plus l’habitude de voir seul sur le plateau habité par les nombreux personnages qu’il incarne, un magicien de la guitare : Jérémy Campagne. Installé en fond de scène avec tout son "fatras" d’instruments, il colore le spectacle d’une ambiance qui résonne très psychédélique et beat generation.

Car c’est ça Urgent, crier !. Philippe, avec les mots (et l’accent) de Benedetto, revient sur l’importance du mouvement contestataire des années 60-70. Il nous parle de l’acteur, du théâtre, de l’art, de son implication, de sa résonance, de sa vibration... De ces artistes qui ont élevé leur voix, qui ont cherché dans les tréfonds de l’âme pour essayer de comprendre ce qu’est la vie et de la retransmettre au mieux dans leur art. Il nous parle de ces hommes qui ont apporté un souffle nouveau dans notre interprétation du monde.

Benedetto décortique Jean Vilar, Antonin Artaud, Bertolt Brecht et Gilles Sandier. Les plus jeunes découvriront sûrement des auteurs, poètes, acteurs de génie (en espérant que cela leur donne l’envie d’approfondir cette découverte) et les plus âgés se remémoreront une jeunesse teinte d’envie et de rébellion. En tout cas, cette époque n’est pas révolue. 1968 à insufflé une énergie qui fait son chemin. Comme le fait remarquer Caubère, à juste titre, les jeunes d’aujourd’hui sont attirés par cet esprit d’élévation et de liberté. La beat generation trouve son écho ici et maintenant.

Le duo Caubère et Campagne fonctionne à merveille. Le monologue devient concert avec fumée et effets de lumière. Jérémy reprend Jimi Hendrix, les Doors sous fond d’images de rassemblement lors de festival comme Woodstock ou de marche contestataire. Et tel Jim Morrison, chaman et Roi Lézard, Caubère nous balance les mots et parfois même les crie dans son micro. Véritable voyage psychédélique, on se laisse transporter par le "show".

Un hommage vibrant à Benedetto, décédé en 2009, par un habitué du festival Avignon depuis de nombreuses années. Un travail difficile et audacieux, bien loin des monologues tragi/comique du célèbre Roman d’un acteur. Certains spectateurs ne s’attendaient pas à cela et ne sont pas séduits. En tout cas, Urgent, crier ! ne laisse pas indifférent. Un spectacle encore tout frais qui, pour ceux qui seront happés par la force des textes, de l’interprétation et de la mise en scène, remuera beaucoup de choses. Philippe Caubère a beaucoup à nous dire, aujourd’hui tout particulièrement, et c’est au travers de Benedetto, grand artiste qu’il respecte et admire, qu’il le transmet. A nous maintenant de nous réveiller !
Mis à jour le 18/10/2011

  En complément
 À LA UNE Philippe Caubère : son hommage Ă  AndrĂ© BĂ©nĂ©detto...

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