• Trio endiablé à la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens déjantés, des textes drôles et percutants, voilà la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournée en France.
  • Ne manquez pas ce spectacle ébouriffant et drôle qui tourne en région parisienne et en province !
  • ''<i>L’homme le plus aimé des Français</i>'' revient parmi nous. Il nous raconte sa vie, affirmant que rien n’est désespéré.
  • Théâtre de papier, d’objets et de marionnettes, de la Cie Les Ateliers du capricorne pour les enfants (à partir de 7 ans), d'après les dessins de Sempé.


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Gens de nuit, les lumières peuplent les fantômes de vos angoisses.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 01/03/2011
au 05/03/2011

20h.
Gare au théâtre
13 rue Pierre Sémard
94400 VITRY-SUR-SCENE
(RER C, à 7 min. de Austerlitz
Tarif : 13€ / 10€
Réservations :
01 55 53 22 26
Site Internet
Ce spectacle se décline sous le jeu de sept écritures, une succession de sept monologues librement inspirés sur le thème des métiers de nuit. Une création dont le cœur du déroulé se découpe en sept parts égales : autant d'auteurs, que de metteurs en scène et d'interprètes. Une partie grandeur nature où chacun joue une partition ouverte à la page du sujet évoqué. Les mots s'entrechoquent dans une alternance de corps et de voix, lesquels empruntent des sens giratoires pour donner vie à ces scenarii. Une forme d'expression théâtrale consensuelle qui désarticule les plaidants dans une suite analogique de situations dérangeantes.

Métiers de nuit, la profondeur du sujet s'est échafaudée dans les entrailles d'une ville plongée dans l'insomnie. La Cité, agressée dans sa chair par des lumières diffuses et transversales, découvre des hommes et des femmes inégaux et sombres. Des hommes et des femmes qui ont choisi par commodité ou par contrainte d'exercer leur sacerdoce uniquement la nuit.

Le plateau balayé de tout subterfuge libère son espace afin que chaque protagoniste n'ait pas à se cogner contre des murs invisibles qui capitonnent ces tranches de vie. Les monologues résonnent dans la nuit, se font écho comme pour rassurer le suivant et ainsi de suite jusqu'à ce que les lumières dénoncent l'arrivée du jour.

La variabilité de la mise en scène insuffle une tournure novatrice dans la façon d'appréhender l'écriture sur scène. Dans cette dramaturgie, les textes sont disséqués au scalpel, les mots sont extirpés et déposés délicatement sur la table aseptisée du temps. La ponctuation respecte chaque passage à niveau décalé. Des voix qui percent le silence comme pour laisser l'ADN, témoignant de leur présence.

L'encre de la nuit étale une calligraphie improbable de conditions humaines. Le spectacle commence par une lampe dont la projection éclaire de façon désordonnée le néant. Clin d'œil à la technologie de base : une lampe alimentée par une pile, l'interrupteur activé agit sur le mécanisme intérieur et les filaments de l'ampoule donnent naissance à une lumière spontanée. L'interprétation de ce monologue pourrait conduire à comparer en parallèle la physiologie du corps humain.

L'aide soignante, sérieuse et méthodique, prémédite l'évasion des petites dames âgées de la maison de retraite. Complice de leurs extravagances communes, elle les libère une nuit de leur prison dorée jusqu'à les perdre de vue. Aurait-elle réagi ainsi, si de jour, elle avait travaillé ?

Le philosophe noctambule s'apitoie sur le sort des livres qu'il a envie d'écrire, ceux qu'il voudrait écrire dans une collection philo pour les préados et enfin ceux pour lesquels il devrait se mettre à l'ouvrage tout de suite pour éveiller les consciences des ouvriers mécaniciens. La nuit ne porte pas toujours conseil. Il faut bien se le mettre à l'évidence.

La serveuse du Mac Drive admire, juchée dans sa tour de contrôle et entre le service de deux packs de frites, les lumières de la zone marchande. Les reflets multicolores dégagés par les enseignes publicitaires des grands magasins, ne dénoncent-ils pas une forme de dumping commercial ?

Miss Kittin, après une vie de "rave" sur les scènes techno aux quatre coins de la planète, s'aperçoit un jour que les paillettes n'accrochent plus. De ce fait, elle raccroche son micro pour revenir à des choses plus terre à terre.

Le gardien de musée, ancien cadre dans les ressources humaines, devient le gardien de l'œuvre. Cette dernière largement choyée, restaurée, protégée se laisse caresser par les propos échangés avec sa garde rapprochée, lors des tours de nuit. Tel le gardien de phare balayant l'océan de poèmes, le gardien du musée entretient une relation intime avec l'œuvre. La nuit, les silences s'éclipsent quand il y a matière à converser avec la nature morte.

Le pharmacien se dissimule dans son officine, le lourd rideau de fer baissé, car il a une peur bleue d'un ennemi sans nom. Une ombre croisée la nuit déclenche des battements de cœur incessants.

La nuit catalogue dans un seul registre toutes les émotions : la peur, le doute, le désespoir, l'angoisse, le malaise, le néant, l'agression, le silence, l'assurance, la solitude. Toutes ces thématiques ont été abordées par des comédiens solistes et réactifs. Sept brillantes interprétations doublées de réalisme.

Métiers de nuit, un style théâtral très intéressant. Le metteur en scène se fond dans l'interprétation du comédien. Le texte s'écoute selon deux voix simultanément distinctes et communes. Pourtant, une seule le clamera. La juxtaposition de situations corrélant avec le sujet décale harmonieusement la compréhension, un flash-back transmis en quelques secondes par les intervenants.

Métiers de nuit, un spectacle contemporain de qualité réalisé par des gens d'aujourd'hui pour un théâtre nouveau demain... après le jour, vient la nuit.
Mis à jour le 04/03/2011
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