• Il est trois heures du matin, Franck bougon termine de ranger le bar et 
s'apprĂŞte Ă  fermer l'Ă©tablissement, quand surgit une jeune fille. C'est 
vrai il pleut très fort dehors et il tonne même. Mais bon il est trois 
heures du matin !!
  • Un an après leur rupture, Alice dĂ©barque Ă  trois heures du matin, chez Hugo !! Elle qui croyait Ă  l’amour Ă©ternel, pur, absolu, lui plus terre Ă  terre, rĂ©aliste, peut-ĂŞtre moins envie de « s’installer ».
  • Encore ! Allez-vous me crier dans les oreilles. Ben oui, encore, mais lĂ  c’est un misanthrope pas commun. D’abord cela se passe de nos jours. Ils ont tous des tĂ©lĂ©phones portables. Rien ne choque, tout est plausible. VoilĂ  l’extraordinaire talent de Molière.
  • Et nous voilĂ  embarquĂ©s dans une sĂ©rie d'Ă©vènements avec les spectateurs comme principaux
  • HystĂ©ries est une sĂ©rie de saynètes sur la rupture, l’amour, la trahison et mĂŞme le meurtre .


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"Tout est mystère dans l'amour, ses flèches, son carquois, son flambeau, son enfance : ce n'est pas l'ouvrage d'un jour, que d'épuiser cette science", Madame de Sévigné.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 07/03/2010
au 28/03/2010

Le 7 mars à 17h et le 8 mars à 20h30 au Théâtre de Fontainebleau Et les 12, 13, 19, 20, 23, 26, 27 mars à 20h30 les 14, 21 et 28 mars à 16h à Paris à bord de la Péniche Adelaïde.
La Péniche Opéra
Face au 46, quai de Loire
75019 PARIS
Métro Jaurès, Stalingrad, Laumière
Réservations :
01 53 35 07 77
Site Internet
L'amour, est-ce une science ? La science, s'Ă©lucide-t-elle dans les frasques de l'amour ? La vie sentimentale s'ouvre Ă  cœur ouvert sur un modus-operandi, conjonctions moirĂ©es d'Ă©motions, ternies de dĂ©ceptions. L'amour, ce mot universel traverse siècles et continents, sociĂ©tĂ©s et cultures, mœurs et pensĂ©es. Les pensĂ©es de Madame de SĂ©vignĂ© et de Jean de la Fontaine convient l'auditoire Ă  prĂŞter l'oreille, en avant-scène des appartements de Madame, dans son Cabinet des CuriositĂ©s. Propos jansĂ©nistes et rigoristes de l'amour radical donnent la rĂ©plique aux prophĂ©ties en vers des vertus de l'amour libertin.

La Veuve et le Grillon s'empare de la scène, quatre-vingt minutes durant, à bord du plus grand petit opéra du monde, La Péniche Opéra. Ancrée quai de Loire, à côté le bassin de la Villette, coule des eaux tranquilles vers le canal de l'Ourcq. Cette scène flottante suscite convoitise et intérêt à en franchir le guet. Mireille Larroche, la très sympathique directrice à bord, propose depuis plus d'une décennie un éventail artistique éclectique orienté vers une programmation contemporaine lyrique, osmose de musique classique, de danse, de théâtre et de grands textes.

L'accastillage du répertoire académique interprété sur la Péniche Opéra, révélateur des nouveaux talents de demain, s'inscrit comme une véritable institution dans le paysage de la scène lyrique d'Ile de France. L'accueil, le personnel de bord arbore le sourire, une cédille sévillane à ne pas piquer des vers La Fontaine, des politesses tout en révérence et forme, en conviennent à Madame de Sévigné. La convivialité à bord de la Péniche Opéra, la diplomatie du bonheur dans cette ambassade de la Culture du Siècle des Lumières.

Le Cabinet des Curiosités, un candélabre éclaire d'un reflet de cire Madame de Sévigné, sise à table, la plume lancée dans de grandes chevauchées phrasées. La tristesse farde le visage, l'empreinte des amours passés a creusé une rivière où coulent des larmes et flottent une bordée de colère et de désappointement. A qui s'adressent ces mots encrés sur la lettre, dérive épistolaire générée par la confusion atemporel de sentiments filiaux ?

L'ensemble Les Folies Françoises, un clavecin, une viole, un violon coupent le temps sur des airs de Jean-Baptiste Lully, Louis Couperin, Antoine Bœsset et Michel Lambert. La gracieuse Natalie Van Parys chorĂ©graphie en solo un menuet Ă  trois temps, les airs de musique la portent sur un nuage, Jean de la Fontaine, l'œil frivole, apprĂ©cie les envolĂ©es de la danseuse. Le cĂ©lèbre fabuliste, courtoisement, pose le chapeau Ă  plume dans le vestibule de chez Madame de SĂ©vignĂ©.

La Fontaine entretient la conversation avec la maîtresse des lieux, abordant les sujets récurrents à la curiosité et portant le le thème à l'étude, l'amour, la mort, Dieu et le Roi. Madame de Sévigné, frappé d'un veuvage soudain en pleine jeunesse à 26 ans, vilipende la gente masculine, arbitralement jugée libertine et ne portant considération en l'amour que par le dessous des jupons. Son défunt époux fut affublé de cet acabit, en habit d'adultère. Son opinion des hommes est ainsi cousue sans revers. Le fil en l'aiguille coud l'ourlet des relations brodées de déceptions inconsidérées sur la chair de son fils. La tendresse, une dentelle d'émotions intenses fuse haut la pensée pour sa fille, uniquement. Les lettres, son enfant chérie en possède l'usufruit, fruit des pleurs cachés sous le cachet de la sensibilité manifestée chez la mère, fruit d'une austérité où seule l'ombre pénètre en profondeur jusqu'à obscurcir ce visage, autrefois si radieux.

Jean de la Fontaine, en sa position d'homme de lettres, demeure aux antipodes de cette vie janséniste. Dans ce tête-à-tête, il s'accapare le propos tourné en tête-à-queue. Epithalames de fables récitées, Madame de Sévigné, séduite par le verbe joliment employé, reproche à son invité d'user des animaux dans ses vers affables.

Les Folies Françoises perpétuent à intervalles réguliers les airs de compositeurs du XVIIe siècle. La touche blanche du clavecin offre une touche de poésie, la viole grattée apporte un son grave et mélodieux, l'archet sur le violon hisse la note au diapason. La danseuse virevolte, sautille sur la scène traversant la Péniche Opéra, l'enthousiasme se mire dans la pupille. Une Madame de Sévigné, plus vivante que jamais, magnifiée par l'interprétation de Blandine Folio-Peres, mezzo soprano. Une voix, une voix à vous embarquer péniche faisant, à la Cour du Roi Soleil.

Jean de la Fontaine est incarné par Bernard Deletré, un grand baryton la splendeur personnifiée, le vers gouleyant au palais, l'homme de lettres à fable, l'homme de lettres des petites choses et des plaisirs de la vie. Natalie Van Parys, une chorégraphe bien dans son temps, la grâce portée en juste-au-corps.

La mise en scène de Mireille Larroche, une comédie baroque digne des grands opéras, pour preuve, c'est sur la Péniche Opéra que La Veuve et le Grillon y ont été montés. L'ensemble Les Folies Françoises, une magnifique complicité lyrique, la viole et le violon donnent de la corde au clavecin, qui les salue de sa touche blanche. Les costumes d'époque habillant les comédiens et la danseuse, l'art de la haute couture, l'aiguille enfilée sur le métier à broder, un ouvrage de belle facture.

Le texte de Daniel Soulier, un bonheur de littérature classique, aujourd'hui. La Veuve et le Grillon, un spectacle lyrique de toute beauté, Madame de Sévigné et Jean de la Fontaine auraient apprécié, le propos bien apprêté.

"Je suis Madame, tout semblable aux abeilles, à qui le bon Platon compare nos merveilles. Je suis chose légère et vole à tous sujets. Je vais de fleur en fleur et d'objet en objet", La Fontaine.
Mis à jour le 22/03/2010
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