
Du Malheur d'avoir de l'esprit
de Alexandre Griboïedov
Mise en scène de Jean-Louis Benoît
Avec Philippe Torreton, Roland Bertin, Jean-Paul Farré, Ninon Brétécher, Chloé Réjon, Louis-Do de Lencquesaing, François Cottrelle, Jean-Marc Roulot, Emilie Lafarge, Martine Bertrand, Suzy Rambaud, Jean-Marie Frin, Louis Merino, Catherine Herold, Jézabel d'Alexis, Véronique Dossetto, Dominique Pacitti, Stéphane Bientz, Jacques Dupont, Marie-Thérèse Boiton Rivoli, Monique Murawsky, Pêche, Michel Barsby, Guy Faucher, Léon Kolasa
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Du 12/04/2007 au 22/04/2007
Du mardi au samedi à 20h, dimanche à 16h.
Les Célestins
4 rue Charles-Dullin
69002 LYON
Métro Bellecour
04 72 77 40 00
Site Internet
Philippe Torreton endosse les frusques de Tchatski, personnage central de l’unique pièce de Griboïedov.
Du Malheur d’avoir de l’esprit est l’unique pièce de Griboïedov. Ecrite en 1824, elle fut interdite dès 1825 pour ses attaques contre la cour et les courtisans de Moscou. En effet, Tchatski, le héros, est un jeune écrivain rebelle qui, de retour de voyage, fait son entrée à Moscou plein d’idées de réforme. Il dénonce librement l’hypocrisie et la vanité des courtisans, prêts à tout pour assurer leur ascension sociale et obtenir des honneurs. Le thème est universel toujours les hommes ont brigué et brigueront des titres, une position sociale, la fortune ou encore la célébrité ; mais on comprend combien il a pu être provocateur dans le contexte dans lequel son auteur l’écrivit. A cette critique de la société s’ajoute une histoire d’amour : Tchatski est épris de Sofia, la fille de Famoussov, un notable riche et corrompu. Cependant, plusieurs obstacles vont se trouver sur sa route : le père de la belle veut la marier au colonel Skalozoub, un militaire riche et stupide ; et la belle, elle-même, s’est détournée de Tchatski, son amour d’enfance, pour offrir son cur à Moltchaline, le fade et hypocrite secrétaire de son père. L’intrigue est prometteuse.Malheureusement, une fois cette situation initiale exposée, les choses ne vont pas beaucoup évoluer. Pas de rebondissements, de péripéties ou autres retournements de situation théâtraux. Place à la linéarité, au ressassement et, il faut l’avouer, à l’ennui. Les quatre actes ne sont qu’une succession d’épisodes mondains au sein desquels Tchatski le cynique, Tchatski l’idéaliste révolté, Tchatski l’amoureux éconduit va déverser son fiel. Certes ses répliques sont intéressantes, parfois même piquantes, mais leur message reste le même tout au long de la représentation. On se lasse. Pourtant, Torreton est parfait ; les vers sortent naturellement de sa bouche ; sa présence est imposante, charismatique. Rien à redire. Ses compagnons de jeu, en revanche, moins à l’aise, ne nous convainquent pas totalement. Leur prestation, plus empesée certes, c’est peut-être le moyen de figurer une société mondaine artificielle , n’emporte pas notre adhésion et nous laisse froids.Quant à la mise en scène la première de la pièce en France , que lui reprocher ? Le décor et les lumières sont classiques mais impeccables, les costumes d’époque parfaits, la scénographie sobre et juste. Alors, me direz-vous, pourquoi cet ennui irrépressible ? La faute au texte ? Oui, certainement. Sans doute manque-t-il quelques rebondissements afin de dynamiser l’ensemble. Deux heures trente de mondanités commentées et dénoncées par un homme, quand bien même il est incarné par Torreton, c’est assurément trop long.
Caroline Vernisse
13/04/2007

PARIS
Théâtre Clavel
de Arnaud Patron
Mise en scène de Arnaud Patron
Entre larcins, adultères et dettes de jeu, la troupe de Ceci n’est pas un Feydeau va rapidement perdre le contrôle de la situation. Les quiproquos se multiplient et chaque tentative pour sauver la représentation semble entraîner une nouvelle catastrophe. La grande question devient alors...
L'avis de Clément Freuzo
Théâtre Clavel
PARIS





Ceci n'est pas un Feydeau
de Arnaud PatronMise en scène de Arnaud Patron
Entre larcins, adultères et dettes de jeu, la troupe de Ceci n’est pas un Feydeau va rapidement perdre le contrôle de la situation. Les quiproquos se multiplient et chaque tentative pour sauver la représentation semble entraîner une nouvelle catastrophe. La grande question devient alors...
L'avis de Clément Freuzo

