Lettres de délation
de André Halimi
Mise en scène de Agnès Arnau
Avec François Bourcier
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Du 08/07/2005 au 29/07/2005
A 16 h 30.
Collège de la Salle
Place Pasteur
84000 AVIGNON
04 90 32 03 26
Site Internet
Un spectacle poignant sur la nature humaine, on y voit le beau et le laid, tapis en chacun de nous... Une prise de conscience de notre humanité paradoxale.
Tirées du livre d'André Halimi (La Délation sous l'Occupation, éditions L'Harmattan), ces lettres, désespérément drôles, monstrueusement émouvantes, nous sont dites et l'horreur nous assaille. Comment rester indifférent face à tant de haine, de bétise, de lâcheté ? Durant l'occupation nazie, entre trois et cinq millions de lettres, anonymes ou signées, ont été transmises aux autorités compétentes, par des citoyens persuadés d'accomplir un acte civique, en envoyant directement leurs victimes - Juifs, communistes, Franc-maçons,... - à la mort, avec la meilleure conscience du monde. Et pourtant, une seule de ces missives suffit à nous rendre compte de cette abomination.Sur scène, François Bourcier incarne tantôt le bourreau, tantôt la victime, avec une maîtrise absolue qui fait froid dans le dos. On se rassure en se convainquant que les faits remontent à soixante ans. Las, le comédien lit, en guise de conclusion, une dernière lettre écrite il y a à peine quelques mois. La bête est bel et bien réveillée, prête à ressurgir de l'ombre à tout moment. Lettres de délation sous l'Occupation n'est pas un spectacle comme les autres. D'utilité publique, il est une formidable leçon d'histoire, un témoignage bouleversant qu'il faut absolument transmettre au plus grand nombre et aux jeunes générations.
Mathieu Girandola
01/07/2005
Notez-le. Le spectacle sera repris à L’Espace La Comedia, à Paris, le 1er septembre 2005 (jeudi, vendredi, samedi à 20 h 45 et dimanche à 17 heures).

PARIS
Studio Hébertot
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Mise en scène de Benoit Marbot
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