




Festin
de Improvisation
Mise en scène de Aymeric Desjardin
Avec Frédéric Dupeyron, Arsène Godet, Mathieu Marmié, Louna Toussaint, Emma Van De Maele
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Du 10/07/2026 au 25/07/2026
11h30.
Collège Joseph Vernet à L'Espace Factory
34 Rue Joseph Vernet
84000 Avignon
0974746490
Festin, un théâtre à vif, au plus près de la vérité
Un repas de famille, en apparence ordinaire, ou tout peut basculer. Avec Festin, la compagnie L’Esquive propose une adaptation libre du film de Thomas Vinterberg, entièrement improvisée selon les principes du Théâtre de l’intention. Présentée notamment au théâtre de l’Inox avant d’être sélectionnée au festival international d’Amsterdam, cette création explore les silences et les fractures d’une famille confrontée à une révélation brutale.
Ce qui frappe d'emblée dans Festin, c’est la sensation de réalité. Ici, rien ne semble écrit à l’avance, et pour cause, tout se construit dans l’instant. Les comédiens ne s’appuient pas sur un texte, mais sur une connaissance fine des enjeux qu’ils incarnent. Cette approche, propre à l’Esquive, donne naissance à un théâtre brut, presque documentaire, où chaque réaction paraît sincère, immédiate, nécessaire.
On assiste alors à un dîner qui pourrait être celui de n’importe qui. Les échanges sont simples, parfois anodins, traversés de silences et de regards qui en disent long. Puis vient la rupture. Une parole surgit, violente, irréversible. À partir de là, tout se dérègle. Le déni s’installe, les positions se crispent, les mécanismes de défense se mettent en place. On reconnaît ces réflexes, ces stratégies d’évitement, cette manière de détourner le regard pour préserver un équilibre fragile.
Le spectacle trouve sa justesse dans la manière dont il fait émerger, sans les souligner, les mécanismes à l’œuvre autour de la parole de la victime : déni, culpabilisation, protection du bourreau. Tout se joue dans les réactions, les silences, les tensions à peine contenues. Peu à peu, une vérité s’impose, fragile mais persistante, jusqu’à faire vaciller l’équilibre du groupe. Ce basculement discret, presque insidieux, donne à Festin une force particulière, à la fois troublante et profondément marquante.
Pensée à l’origine pour une seule représentation, cette création a trouvé un écho bien au-delà de cette intention initiale. son succès, confirmé par une sélection au festival d’Amsterdam, tient sans doute à ce qu’elle propose de plus rare, un théâtre sans filet, où l’on joue pas seulement une histoire, mais où l’on donne à voir, presque en direct , la complexité des rapports
Ce qui frappe d'emblée dans Festin, c’est la sensation de réalité. Ici, rien ne semble écrit à l’avance, et pour cause, tout se construit dans l’instant. Les comédiens ne s’appuient pas sur un texte, mais sur une connaissance fine des enjeux qu’ils incarnent. Cette approche, propre à l’Esquive, donne naissance à un théâtre brut, presque documentaire, où chaque réaction paraît sincère, immédiate, nécessaire.
On assiste alors à un dîner qui pourrait être celui de n’importe qui. Les échanges sont simples, parfois anodins, traversés de silences et de regards qui en disent long. Puis vient la rupture. Une parole surgit, violente, irréversible. À partir de là, tout se dérègle. Le déni s’installe, les positions se crispent, les mécanismes de défense se mettent en place. On reconnaît ces réflexes, ces stratégies d’évitement, cette manière de détourner le regard pour préserver un équilibre fragile.
Le spectacle trouve sa justesse dans la manière dont il fait émerger, sans les souligner, les mécanismes à l’œuvre autour de la parole de la victime : déni, culpabilisation, protection du bourreau. Tout se joue dans les réactions, les silences, les tensions à peine contenues. Peu à peu, une vérité s’impose, fragile mais persistante, jusqu’à faire vaciller l’équilibre du groupe. Ce basculement discret, presque insidieux, donne à Festin une force particulière, à la fois troublante et profondément marquante.
Pensée à l’origine pour une seule représentation, cette création a trouvé un écho bien au-delà de cette intention initiale. son succès, confirmé par une sélection au festival d’Amsterdam, tient sans doute à ce qu’elle propose de plus rare, un théâtre sans filet, où l’on joue pas seulement une histoire, mais où l’on donne à voir, presque en direct , la complexité des rapports
Clément Freuzo
22/03/2026

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