Chère Madame Garbo (Due volta sola)
de Giorgio Strehler
Mise en scène de Attilio Maggiulli
Avec Hélène Lestrade, David Clair, Michel Denis, Nicolas Tarrin, Olivier Solivères
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Jusqu'au 31/12/2002
Du mardi au samedi à 20h30, le dimanche à 15h30.
Comédie Italienne
17-19, rue de la Gaîté
75014 PARIS
Métro Gaîté ou Edgar Quinet
01 43 21 22 22
Site Internet
A l'occasion du cinquième anniversaire de la mort de Giorgio Strehler, la Comédie Italienne présente l'adaptation d'un scénario inédit en France que le grand maître de la mise en scène écrivit pour le cinéma dans les années soixante.
Strehler, l'un des plus grands metteurs en scène du théâtre italien du XXe siècle, créateur du Piccolo théâtre, a été le maître d'Attilio Maggiulli, fondateur de la Comédie Italienne en France. Ce dernier, à l'occasion du cinquième anniversaire de la disparition de Strehler, a choisi d'adapter et de mettre en scène Due volta sola, ou la rencontre de Strehler avec l'inoubliable Greta Garbo. Le Maestro tient à ce que l'actrice américaine revienne au cinéma dans un film sur la mort d'Eleonora Duse, qu'il considère comme la plus grande comédienne italienne.
Duse et Garbo se ressemblent, réunies sur l'autel de la gloire, qui a conduit la première à quitter les planches pour le mysticisme, et la seconde à tirer sa révérence à l'âge de trente-six ans. Mais après quatorze années de silence, La Duse a tourné un film et choisi de remonter sur scène, avant de mourir, en tournée, dans un minable hôtel de Pittsburgh. Cette décision de tout recommencer avant de s'éteindre captive Strehler, qui rêve de parer Garbo du même sort, voyant dans l'ultime effort de la Duse, un sens sacré. Ce sont deux visions du sublime qui s'entrechoquent alors, Greta Garbo revendiquant sa merveilleuse pudeur à ne pas gâcher l'éternelle jeunesse de son image au cinéma. Comme la Duse, elle est face à sa postérité. Comme la Duse, elle se sait victime de son image fantôme, qui, de toutes manières, lui survivra. Strehler va-t-il parvenir à convaincre ce mythe vivant de réapparaître au cinéma, quand tant d'autres réalisateurs de génie ont baissé les armes ? Hélène Lestrade interprète divinement la Garbo, Michel Denis donne toute la mesure et la verve au personnage de Strehler. Le spectacle, aussi émaillé de comedia dell arte, met un magnifique texte en lumière.
Duse et Garbo se ressemblent, réunies sur l'autel de la gloire, qui a conduit la première à quitter les planches pour le mysticisme, et la seconde à tirer sa révérence à l'âge de trente-six ans. Mais après quatorze années de silence, La Duse a tourné un film et choisi de remonter sur scène, avant de mourir, en tournée, dans un minable hôtel de Pittsburgh. Cette décision de tout recommencer avant de s'éteindre captive Strehler, qui rêve de parer Garbo du même sort, voyant dans l'ultime effort de la Duse, un sens sacré. Ce sont deux visions du sublime qui s'entrechoquent alors, Greta Garbo revendiquant sa merveilleuse pudeur à ne pas gâcher l'éternelle jeunesse de son image au cinéma. Comme la Duse, elle est face à sa postérité. Comme la Duse, elle se sait victime de son image fantôme, qui, de toutes manières, lui survivra. Strehler va-t-il parvenir à convaincre ce mythe vivant de réapparaître au cinéma, quand tant d'autres réalisateurs de génie ont baissé les armes ? Hélène Lestrade interprète divinement la Garbo, Michel Denis donne toute la mesure et la verve au personnage de Strehler. Le spectacle, aussi émaillé de comedia dell arte, met un magnifique texte en lumière.
Joseph Agostini
15/11/2002

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