


Périclès, prince de Tir

de William Shakespeare
Mise en scène de Nicolas Thibault
Avec Jean-David Baschung, Ludovic Baude, Antoine Dayres, Olivier Descargues, Marie-Laudes Emond, Olivia Le Divelec
Cette pièce de Shakespeare, rarement montée, raconte le voyage de Périclès, Prince de Tyr, à travers le bassin méditerranéen.
Une fuite. Périclès résout une énigme qui révèle un inceste entre le roi d'Antioche et sa fille, et doit fuir. Il accoste à Tharse, où il est accueilli en héros, mais doit fuir encore. Un naufrage l'échoue sur les rives de Pentapolis, où il épouse Thaisa, fille du bon roi Simonide. Cependant, Antiochus et sa fille meurent, Périclès peut donc retourner régner à Tyr avec son épouse enceinte. A la suite de l'accouchement, qui donnera naissance à leur fille Marina sur le bateau, Thaisa est laissée pour morte et jetée à la mer par les marins superstitieux. Périclès laisse en chemin Marina aux bons soins du gouverneur de Tharse, Cléon et son épouse Dyonisia. Le périple est loin d'être terminé...Ce Périclès-là est un récit de voyage, avant d'être une comédie. Toutes les lignes y sont tracées pour laisser l'imagination se placer entre les contours, scène par scène, case par case, à la Pratt. Des costumes interchangeables, des décors amovibles, des comédiens passant d'un rôle à l'autre, tout cela nous balance au rythme d'un voyage fantasmagorique dans lequel chaque étape est un pas entre le bateau et le pont. Dans cette pièce, on ne se déplace pas : on lève les voiles ; on n'arrive pas : on accoste, on échoue ; on ne voit pas : on a des visions (l'étrange totem du bordel de Mytilène, le palais luxuriant de Pentapolis). Le narrateur, costumé en prêtre (de société secrète vénitienne ?), nous invite à nous représenter les choses. Et c'est un plaisir de découvrir Périclès louvoyant, tantôt poussé par un vent arrière, tantôt avant.Les comédiens, agiles et éclairés, honorent en tous points l'excellente traduction de Victor Hugo. On peut toutefois regretter quelques jeux de mots et d'interprétation faciles (qui ont tendance à nous faire redescendre sur Terre un peu brutalement). Mais finalement, n'est-ce pas magnifique que d'avoir réussi à faire entendre et sentir le vent à des spectateurs embarqués ?
Sophie Gauthier
11/02/2006

AVIGNON
Théâtre Notre Dame
de Création Collective
Mise en scène de Ivan Bouchain, Jofre Costa, Gaëtan Farnier Et Ludovico Hombravella
C’est un spectacle vivant avec une énergie communicative. Ici, les claquettes ne sont pas seulement utilisées comme une danse, mais aussi comme un langage et une manière de raconter une histoire et rendre hommage à leur origine. La présence de la musique en direct apporte aussi beaucoup de...
L'avis de Clément Freuzo
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SABOR LIFE IS RHYTHM
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