




Une ombre vorace
de Mariano Pensotti
Mise en scène de Mariano Pensotti
Avec Cédric Eeckhout, elios Noël
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Du 27/01/2026 au 28/01/2026
mardi et merecredi, à 20h.
Hexagone Scène Nationale
24 rue des Aiguinards
38242 MEYLAN
04 76 90 09 80
Site Internet
Théâtre, alpinisme et cinéma
Quel est le point commun entre l’Annapurna et le Mont Ventoux ? Entre Pétrarque et Mariano Pensotti ? Entre Jean Vidal et Michel Roux ? Entre alpinisme et cinéma ? Entre quête du père et des sommets ? Vous donnez votre langue au chat ? On vous explique !
L’histoire : Jean Vidal, alpiniste en fin de carrière, décide d’entreprendre l’ascension de l’Annapurna au Népal, ascension lors de laquelle son père a trouvé la mort 30 ans plus tôt. Son histoire est adaptée au cinéma. Michel Roux, comédien en perte de vitesse, atteint d’une maladie grave, est choisi par le réalisateur du film pour incarner Jean Vidal. Commence alors une relation entre les deux hommes, dont l’un sera le miroir de l’autre. Méfiance au départ, connivence par la suite, amitié au bout de l’aventure. Leur lien va évoluer sous nos yeux pendant 1h20, temps de la représentation, qui nous relate une dizaine d’années de vies menées en parallèle. Leurs cheminements se font échos et se croisent parfois, permettant à chacun une prise de conscience de ce qu’il est ou de ce qu’il recherche.
Le ton : Si le scénario donne lieu à une vaste réflexion sur la quête de son identité, le dépassement de soi, l’ambition, le rapport aux autres, le sens de la vie en général, il n’empêche pas que le propos soit souvent humoristique. Jean comme Michel (interprétés avec un naturel incroyable par Cédric Eeckhout et Elios Noël) manifestent une autodérision à toute épreuve. L’un se moque de son obsession d’atteindre le sommet de l’Annapurna, tandis que l’autre avoue avoir usurpé l’identité de Romain Duris le temps de la signature d’un autographe. L’un, imbus de sa personne, se trouve piètrement imité sur grand écran ; l’autre est fier de sa prestation grandiloquente (et un peu ridicule) face à la caméra. Les deux se réconcilient finalement en se découvrant des points communs, notamment leurs relations à leurs pères. Et si le cinéma comme l’alpinisme étaient des recherches de performance, pratiqués par des individus en mal de reconnaissance ? Psychologie de comptoir, certes. Le metteur en scène du spectacle en est conscient et en joue. Lorsque le texte devient un peu trop solennel, une pointe d’humour vient rompre son sérieux et rappeler que tout cela n’est que du théâtre.
Le dispositif théâtral : un mur d’escalade, deux tapis roulants, une enceinte, quelques jeux de lumière et un peu de musique. Voilà de quoi symboliser les deux parcours des héros, qui vont marcher d’un même pas sur le tapis quand l’un va se préparer à jouer le rôle de l’autre, qui vont grimper chacun d’un côté du pan quand l’un va gravir l’Annapurna et l’autre rejouer la scène sur une montagne argentine pour les besoins du film. C’est astucieux. D’autant que le mur qui les sépare est blanc d’un côté, couvert de miroirs de l’autre : on peut y voir la neige et le reflet de la vie. Le théâtre exhibe ainsi les ficelles du cinéma, qui récrée la réalité, en la dramatisant au passage. Et le public peut suivre les comédiens dans deux univers qui s’opposent et dialoguent ensemble. Là encore la symbolique est forte, mais le plaisir visuel l’est plus encore.
Et Pétrarque dans tout ça ? Eh bien, c’est tout simplement l’auteur de ces mots : « une ombre vorace », titre du spectacle, expression par laquelle l’auteur italien a désigné l’ombre du Ventoux, dont il aurait fait l’ascension en 1336 (vrai ou faux ? la question fait débat). L’ombre de la montagne, comme l’ombre du père, empêche parfois les fils de s’accomplir : ce serait ici le sens de l’adjectif « vorace ». Le terme fait vraiment sens à notre époque, où l’on redécouvre régulièrement des corps d’alpinistes rendus par la montagne lors de la fonte des glaces. Quoi qu’il en soit, Pétarque et son livre L’Ascension du Mont Ventoux font office de leitmotiv de cet excellent spectacle. Si vous voulez savoir pourquoi, il ne vous reste qu’à aller le découvrir par vous-mêmes. On vous le recommande vivement !
L’histoire : Jean Vidal, alpiniste en fin de carrière, décide d’entreprendre l’ascension de l’Annapurna au Népal, ascension lors de laquelle son père a trouvé la mort 30 ans plus tôt. Son histoire est adaptée au cinéma. Michel Roux, comédien en perte de vitesse, atteint d’une maladie grave, est choisi par le réalisateur du film pour incarner Jean Vidal. Commence alors une relation entre les deux hommes, dont l’un sera le miroir de l’autre. Méfiance au départ, connivence par la suite, amitié au bout de l’aventure. Leur lien va évoluer sous nos yeux pendant 1h20, temps de la représentation, qui nous relate une dizaine d’années de vies menées en parallèle. Leurs cheminements se font échos et se croisent parfois, permettant à chacun une prise de conscience de ce qu’il est ou de ce qu’il recherche.
Le ton : Si le scénario donne lieu à une vaste réflexion sur la quête de son identité, le dépassement de soi, l’ambition, le rapport aux autres, le sens de la vie en général, il n’empêche pas que le propos soit souvent humoristique. Jean comme Michel (interprétés avec un naturel incroyable par Cédric Eeckhout et Elios Noël) manifestent une autodérision à toute épreuve. L’un se moque de son obsession d’atteindre le sommet de l’Annapurna, tandis que l’autre avoue avoir usurpé l’identité de Romain Duris le temps de la signature d’un autographe. L’un, imbus de sa personne, se trouve piètrement imité sur grand écran ; l’autre est fier de sa prestation grandiloquente (et un peu ridicule) face à la caméra. Les deux se réconcilient finalement en se découvrant des points communs, notamment leurs relations à leurs pères. Et si le cinéma comme l’alpinisme étaient des recherches de performance, pratiqués par des individus en mal de reconnaissance ? Psychologie de comptoir, certes. Le metteur en scène du spectacle en est conscient et en joue. Lorsque le texte devient un peu trop solennel, une pointe d’humour vient rompre son sérieux et rappeler que tout cela n’est que du théâtre.
Le dispositif théâtral : un mur d’escalade, deux tapis roulants, une enceinte, quelques jeux de lumière et un peu de musique. Voilà de quoi symboliser les deux parcours des héros, qui vont marcher d’un même pas sur le tapis quand l’un va se préparer à jouer le rôle de l’autre, qui vont grimper chacun d’un côté du pan quand l’un va gravir l’Annapurna et l’autre rejouer la scène sur une montagne argentine pour les besoins du film. C’est astucieux. D’autant que le mur qui les sépare est blanc d’un côté, couvert de miroirs de l’autre : on peut y voir la neige et le reflet de la vie. Le théâtre exhibe ainsi les ficelles du cinéma, qui récrée la réalité, en la dramatisant au passage. Et le public peut suivre les comédiens dans deux univers qui s’opposent et dialoguent ensemble. Là encore la symbolique est forte, mais le plaisir visuel l’est plus encore.
Et Pétrarque dans tout ça ? Eh bien, c’est tout simplement l’auteur de ces mots : « une ombre vorace », titre du spectacle, expression par laquelle l’auteur italien a désigné l’ombre du Ventoux, dont il aurait fait l’ascension en 1336 (vrai ou faux ? la question fait débat). L’ombre de la montagne, comme l’ombre du père, empêche parfois les fils de s’accomplir : ce serait ici le sens de l’adjectif « vorace ». Le terme fait vraiment sens à notre époque, où l’on redécouvre régulièrement des corps d’alpinistes rendus par la montagne lors de la fonte des glaces. Quoi qu’il en soit, Pétarque et son livre L’Ascension du Mont Ventoux font office de leitmotiv de cet excellent spectacle. Si vous voulez savoir pourquoi, il ne vous reste qu’à aller le découvrir par vous-mêmes. On vous le recommande vivement !
Caroline Vernisse
28/01/2026
Dates
Hexagone, Meylan, les 27 et 28 janvier 2026
Théâtre du Briançonnais, les 29 et 30 janviers 2026

PARIS
Folies Gruss
de Stéphan Gruss
Mise en scène de Stéphan Gruss,maud Gruss Pour La Cavalerie
Un spectacle familial, qui fait un hommage à Alexis Gruss, mort en 2024. Les 10 premières minutes sont un peu longues, ils parlent, présentent les chevaux. Ce moment passé, c'est le renversement total, je me suis laissée porter vers le féerique, l'émotion. Tout est beau, tout est...
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de Éric Herbette
Mise en scène de Les Frères Joubert
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