A la recherche du temps perdu
de Marcel Proust, adaptation de Virgil Tanase, David Legras
Mise en scène de Virgil Tanase
Avec David Legras
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Jusqu'au 31/07/2003
Tous les jours à 12h30.
Théâtre du Bourg-Neuf
5 bis rue Bourg-Neuf
84000 AVIGNON
04 90 85 17 90
Site Internet
Quel bonheur de spectacle, quelle mise en scène infiniment délicate, quel prodigieux comédien, d’une diction parfaite et modulée. Quelle intelligence dans la restitution de cette musique unique qu’est la langue de Proust.
Certes, David Legras ne s’est pas fait le visage de l’écrivain – qui songerait à le lui demander d’ailleurs ? – mais, bien mieux, sa silhouette, un peu frêle, habillée de lin clair, évoquerait plutôt celle de Dirk Bogarde dans Mort à Venise, le plus proustien des films jamais réalisés.
Il faut saluer encore l’adaptation effectuée par Virgil Tanase, qui signe également la mise en scène, et par David Legras. C’est là un immense travail de découpage et de montage sur les textes de la Recherche, qui concentre l’attention sur cette alchimie de la mémoire qui, par simple analogie avec un goût, un bruit de rue, un reflet sur le bouton d’une bottine, renoue, en un instant, le fil distendu avec un passé que l’on croyait perdu et vous charrie dans un flux d’émotions d’autant plus submergeant qu’il est inattendu.
Et, c’est en cela que cette pièce est admirable, en ce qu’elle permet de reconnaître, à fleur de peau, les émotions déjà ressenties à la lecture cette véritable anthologie de la mémoire. Une des rares œuvres qui offre au lecteur le sentiment d’avoir trouvé, dans son auteur, un frère en sentiments.
Certes, David Legras ne s’est pas fait le visage de l’écrivain – qui songerait à le lui demander d’ailleurs ? – mais, bien mieux, sa silhouette, un peu frêle, habillée de lin clair, évoquerait plutôt celle de Dirk Bogarde dans Mort à Venise, le plus proustien des films jamais réalisés.
Il faut saluer encore l’adaptation effectuée par Virgil Tanase, qui signe également la mise en scène, et par David Legras. C’est là un immense travail de découpage et de montage sur les textes de la Recherche, qui concentre l’attention sur cette alchimie de la mémoire qui, par simple analogie avec un goût, un bruit de rue, un reflet sur le bouton d’une bottine, renoue, en un instant, le fil distendu avec un passé que l’on croyait perdu et vous charrie dans un flux d’émotions d’autant plus submergeant qu’il est inattendu.
Et, c’est en cela que cette pièce est admirable, en ce qu’elle permet de reconnaître, à fleur de peau, les émotions déjà ressenties à la lecture cette véritable anthologie de la mémoire. Une des rares œuvres qui offre au lecteur le sentiment d’avoir trouvé, dans son auteur, un frère en sentiments.
Didier Dahan
30/07/2003

PARIS
Café de la Gare
de Annabelle Legrand, Martial Courcier
Mise en scène de Tim Remis
Sylvia et Louis devaient simplement recevoir des amis pour dîner. Mais depuis un récent cambriolage, leur maison s’est transformée en bunker et la soirée en véritable terrain miné. Fenêtres surveillées, porte d’entrée sous contrôle, invités soumis à interrogatoire : ici, chaque...
L'avis de Clément Freuzo
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PARIS





État d'urgence
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