




Démocratie(s)
de Harold Pinter
Mise en scène de Florence Bermond
Avec Marie-France Alvarez, Arben Bajraktaraj, Simon Masney, Eric Nesci, Jutta Wernicke-Sazunkewisch
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Jusqu'au 31/10/2010
Vendredi à 19h, samedi à 21h, dimanche à16h.
Théâtre de l'Epée de bois
Cartoucherie
Route du Champ-de-manoeuvre
75012 PARIS
Métro Château de Vincennes / Bus 112
01 48 08 39 74
Brutalité et beauté, sur des textes de Pinter : un spectacle coup de poing.
Hurlements de chiens, grondement d’hélicoptères qui se rapprochent. Une lampe de poche dardée sur nous. Dès le lever de rideau, le spectateur sait qu’il ne sera pas ménagé. C’est la brutalité sèche, nue, on a envie de dire à l’état brut, qui va nous être donnée à voir et surtout à sentir ici, dans cette création de Florence Bermond, une suite de scènes à partir d’un montage de textes de Harold Pinter. Cela se passe n’importe où, chacun mettra le nom qu’il veut sur ces enfers, Auschwitz, Rwanda, Khmers Rouges... Pas d’espoir aucun, pas de psychologie aucune, seule la brutalité. La haine, la cruauté, la perversité du côté des bourreaux. La terreur, l’humiliation du côté des victimes. Les uns et les autres dépossédés de leur humanité.Florence Bermond est une jeune femme au regard tendre. Pourquoi ce choix, cette violence ? "Parce que la vie est violente, dit-elle en souriant. Parce que sans être naïve, j’ai l’espoir de secouer, d’éveiller. Le théâtre pour moi doit avoir ce rôle politique, actif, que lui attribuaient déjà les Grecs. Sinon cela ne m’intéresse pas."Le spectacle de Florence Bermond peut être insupportable sans doute le meilleur compliment qu’on puisse lui faire. Il est sans concession aucune, comme l’était Naître, une pièce d’Edward Bond montée à La Colline en 2006. De Langue de la montagne, l’un des textes repris, Pinter disait qu’il était "bref, brutal et laid". La création de Florence Bermond est brève, brutale et belle, très belle : la gestuelle la jeune femme a fait douze années de danse des corps meurtris, cassés, violentés, corps qui tombent et retombent et retombent encore mortellement atteints ; l’efficacité du décor gravats, restes calcinés d’on ne sait quoi, tas de vêtements qui ne sont plus que chiffons ; la recherche musicale et le bruitage le son d’une pluie diluvienne qui s’abat donne physiquement la sensation d’une détresse absolue. Le tout porté par cinq acteurs magnifiques : leur jeu est nourri, explique Florence Bermond, par un gros travail d’improvisation et par leur histoire personnelle (surtout quand ils viennent d’Allemagne, du Congo, du Kosovo).
Ce spectacle peut être insupportable. C’est une des raisons d’y aller.
Ce spectacle peut être insupportable. C’est une des raisons d’y aller.
Dane Cuypers
29/10/2010

PARIS
Théâtre La Pépinière
de Marion Mezadorian
Mise en scène de Mikael Chirinian
Marion Mezadorian, après son one woman show "Pépites", nous présente son deuxième spectacle intitulé "Craquage". Elle décortique des situations différentes les unes des autres mais qui se terminent toutes, inexorablement, par la même conclusion : dire une bonne fois pour...
L'avis de Jeanne-Marie Guillou
Théâtre La Pépinière
PARIS





MARION MEZADORIAN - CRAQUAGE
de Marion MezadorianMise en scène de Mikael Chirinian
Marion Mezadorian, après son one woman show "Pépites", nous présente son deuxième spectacle intitulé "Craquage". Elle décortique des situations différentes les unes des autres mais qui se terminent toutes, inexorablement, par la même conclusion : dire une bonne fois pour...
L'avis de Jeanne-Marie Guillou

