LES CHRONIQUES DU FESTIVAL D'AVIGNON 2019





Moi, Daniel Blake
de Joël Dragutin, Paul Laverty, Ken Loach
Mise en scène de Joël Dragutin
Avec Jean Yves Duparc, Sophie Garmilla, Jean Yves Cassarino, Aurélien Labruyère, Stéphanie Lanier, Fatima Soualhia Manet, Clyde Yegueta
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Du 05/07/2019 au 28/07/2019
16h30, relâches les 9, 16 et 23 juillet.
Théâtre des Halles
4, rue Noël-Biret
84000 AVIGNON
04 90 85 52 57
C’est un bel uppercut que se prend le spectateur tant le récit, le jeu des acteurs et la mise en scène vont à l’essentiel.
Daniel Blake, ouvrier de 59 ans, est victime d’un accident cardiaque qui l’oblige à cesser de travailler et à faire appel aux aides sociales. Commence alors une descente aux enfers dans un parcours administratif labyrinthique qui l’oblige à suivre des règles absurdes pour prétendre toucher des indemnités.
Jusqu’à ce qu’il comprenne que tout est fait pour le dissuader dans ses démarches. Il se lie d’amitié avec Katie, une jeune mère célibataire sans emploi, elle aussi confrontée à l’absurdité de l’administration. S’ensuit une belle histoire de solidarité mutuelle.
Si le texte retient la trame du xénario du film de même nom de Ken Loach, le réel cinématographique n’est pas reconstitué. La scène est quasi nue, un ruban adhésif délimitant un espace ou évoluent les comédiens, quelques accessoires, photos et effets de sonorisation.
Ce sont surtout les corps, les voix, les mots grattés jusqu'à l'os pour ôter toute superfluité qui porteront cette histoire. Avec deux acteurs pour les rôles principaux, et cinq autres pour se partager une vingtaine de rôles.
Ces deux "héros" sont justes et émouvants. Tout comme leurs alter-égos dans leurs rôles de « méchants » qui échangent coup sur coup comme sur un ring. Ça se cogne, se rabote, s’élime, s’effrite. Et le pire arrive malgré des halos de résistance avec la perte de toute dignité et respect. en bout de chemin.
Le récit est brut, manichéen, linéaire, se compare aux tragédies antiques ou ici le fatum n’est plus porté par les dieux mais par le système social et néolibéral capitaliste. C’est un bel uppercut que se prend le spectateur tant le récit, le jeu des acteurs et la mise en scène vont à l’essentiel, sans fioritures ni détours.
Et quelle émotion !
Jusqu’à ce qu’il comprenne que tout est fait pour le dissuader dans ses démarches. Il se lie d’amitié avec Katie, une jeune mère célibataire sans emploi, elle aussi confrontée à l’absurdité de l’administration. S’ensuit une belle histoire de solidarité mutuelle.
Si le texte retient la trame du xénario du film de même nom de Ken Loach, le réel cinématographique n’est pas reconstitué. La scène est quasi nue, un ruban adhésif délimitant un espace ou évoluent les comédiens, quelques accessoires, photos et effets de sonorisation.
Ce sont surtout les corps, les voix, les mots grattés jusqu'à l'os pour ôter toute superfluité qui porteront cette histoire. Avec deux acteurs pour les rôles principaux, et cinq autres pour se partager une vingtaine de rôles.
Ces deux "héros" sont justes et émouvants. Tout comme leurs alter-égos dans leurs rôles de « méchants » qui échangent coup sur coup comme sur un ring. Ça se cogne, se rabote, s’élime, s’effrite. Et le pire arrive malgré des halos de résistance avec la perte de toute dignité et respect. en bout de chemin.
Le récit est brut, manichéen, linéaire, se compare aux tragédies antiques ou ici le fatum n’est plus porté par les dieux mais par le système social et néolibéral capitaliste. C’est un bel uppercut que se prend le spectateur tant le récit, le jeu des acteurs et la mise en scène vont à l’essentiel, sans fioritures ni détours.
Et quelle émotion !
Geneviève Brissot
10/07/2019

PARIS
Théâtre du Marais
de Audrey Perrin
Mise en scène de Audrey Perrin
Elle ne passe ainsi par aucun détour, de la ménopause, des bouleversements du corps, aux examens médicaux qui rythment désormais le quotidien, à cinquante ans, elle n’a « plus rien à faire » du regard des autres. Et c’est précisément là que Je ne simule plus trouve toute sa...
L'avis de Clément Freuzo
Théâtre du Marais
PARIS



Je ne simule plus
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AVIGNON
Collège Joseph Vernet à L'Espace Factory
Festin
de Improvisation
Mise en scène de Aymeric Desjardin
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