Apnée
de Jean Leloup
Mise en scène de Jean Leloup
Avec Jean Leloup
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Du 08/07/2004 au 31/07/2004
A 15 heures.
Magasin Théâtre
31, rue des Teinturiers
84000 AVIGNON
Un jeune homme arrête de fumer par amour et se lance dans une campagne électorale toujours pour épater le même sujet d'amour.
Est-ce que cela en vaut la peine ?
Un jeune homme, sûr de lui, arrête de fumer, après avoir croisé une jeune femme sur son palier. "Arrêtez de fumer et vous serez roi". La prenant au mot, le naïf est galvanisé par son sevrage nicotinique et se lance, à défaut d’une monarchie à portée de main, dans la conquête du pouvoir en se présentant comme le candidat "anti-tabac".
Il commence alors un journal de bord de sa campagne avec pour accroche quotidienne "15e jour" ou "18e" ou "34e" ou "56e jour sans fumer". Ce monologue qui commente avec cynisme l’actualité, le pouvoir et les médias est assez prévisible. Rien qui n’ait déjà été traité, critiqué. Seul peut-être le choix du fil conducteur (la campagne anti-tabac) est un peu original.
Mais le comédien parle souvent trop vite et savonne facilement sur les mots quand il ne les avale pas. Par ailleurs, lorsqu’un fumeur se met à grignoter pour tenir le coup, il y a fort à parier qu’il ne se contente pas de trois chips délicatement saisies et croquées petit doigt en l’air, mais qu’il attaque la poche entière, le plastique et tout ce qui est comestible dans son appartement. Tant qu’à vouloir refaire le monde, il faut le refaire complètement surtout quand il n’y a pas de témoin chez soi pour rapporter les descentes au 14e sous-sol qui doivent être plus vécues avec leurs pendants dans l’exaltation euphorique. Trop petit.
Il commence alors un journal de bord de sa campagne avec pour accroche quotidienne "15e jour" ou "18e" ou "34e" ou "56e jour sans fumer". Ce monologue qui commente avec cynisme l’actualité, le pouvoir et les médias est assez prévisible. Rien qui n’ait déjà été traité, critiqué. Seul peut-être le choix du fil conducteur (la campagne anti-tabac) est un peu original.
Mais le comédien parle souvent trop vite et savonne facilement sur les mots quand il ne les avale pas. Par ailleurs, lorsqu’un fumeur se met à grignoter pour tenir le coup, il y a fort à parier qu’il ne se contente pas de trois chips délicatement saisies et croquées petit doigt en l’air, mais qu’il attaque la poche entière, le plastique et tout ce qui est comestible dans son appartement. Tant qu’à vouloir refaire le monde, il faut le refaire complètement surtout quand il n’y a pas de témoin chez soi pour rapporter les descentes au 14e sous-sol qui doivent être plus vécues avec leurs pendants dans l’exaltation euphorique. Trop petit.
Hélène Chevrier
14/07/2004

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