




Rallumer tous les soleils - Jaurès ou la nécessité du combat
de Jérôme Pélissier
Mise en scène de Milena Vlach
Avec Guillaume Van't Hoff, Alexandre Palma Salas, Eric Wolfer, François Perrin, Sophie Belissent, Milena Vlach
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Du 30/11/2015 au 16/12/2015
Lundi, mardi, mercredi à 20h30.
Théâtre de l'Epée de bois
Cartoucherie
Route du Champ-de-manoeuvre
75012 PARIS
Métro Château de Vincennes / Bus 112
01 48 08 39 74
La Compagnie Aigle de Sable ravive la flamme de Jean Jaurès, l'homme de Castres voué à un destin exceptionnel.
La salle en pierre du théâtre de L'Epée de bois résonne des discours prononcés dans le brouhaha de la Chambre des députés par Jean Jaurès, des envolées de Gavroche vendant L'Aurore dans la rue, des échanges enflammés entre Charles Péguy et Pierre Bellais, des frissons éditoriaux d'Eve, journaliste à L'Humanité. En ce 30 novembre 2015, Jaurès semble renaître dans l'interprétation d'Eric Wolfer. La ressemblance entre le député républicain et le comédien est troublante, la profondeur du regard, la voix rocailleuse des gens du Causse, l'allure trapue, les mains fermes. Le propos s'accorde à la circonstance du moment, le verbe est posé, la ponctuation est marquée.
Mettre en scène la vie de Jean Jaurès revient à réunir les Rougon Macquart d'Emile Zola en un tome unique. Autrement dit, il a fallu que l'auteur, Jérôme Pélissier, et Milena Vlach créent un mur d'histoire avec des pierres taillées pour s'adapter sans faille les unes sur les autres. Pour les lier, un ciment d'anecdotes rapportées des gens que fréquentait Jaurès.
Le Gavroche s'égosille à vendre le J'accuse de Zola paru dans L'Aurore pour cinq centimes. Dans la librairie de Charles Péguy, Bellais et Jaurès étalent le propos sur la table, le socialisme est au cur des conversations. Jaurès n'est pas homme à marcher avec des sabots usés. Il arpente les chemins de Castres et de la région pour porter haut la parole socialiste à la France laborieuse des mineurs et du petit peuple. "La Chambre des députés n'est pas mauvaise, elle est malade", Jaurès. Le socialisme, un mot synonyme de tollé revendiquait par nombre de députés. Ses amis d'hier lui tournent désormais le dos à le considérer tel un imposteur de la république. L'idéal socialiste de Jaurès relatif au suffrage universel, aux partages des biens de production industrielle, aux colonies en Afrique, à la misère grandissante dérangent l'Etat et les élus. La France n'est pas prête de subir les mutations en profondeur exprimées par le leader socialiste. Les notions de collectivisme, de société égalitaire, de laïcité créent un désordre politique sans précédent. La parution des premiers exemplaires de L'Humanité, un tournant dans la presse française et Jaurès n'y est pas étranger.
La mise en scène de Milena Vlach dessine le portrait d'un homme décliné pastel et fusain. Humaniste était-il avant tout, Jaurès a marché sur les pas des grands hommes en laissant ses propres empreintes d'orateur exceptionnel, de socialiste convaincu, de journaliste et de pacifiste. Le travail scénique s'articule avec la virtuosité d'une équipe technique, Alexandre Palma Salas à la scénographie, Mathieu Courtaillier à la création lumières, Denise Namura et Michael Bugdahn à la chorégraphie, Michel Glasko à la direction musicale, Pierre Lenczner au décor.
Guillaume Van't Hoff, un Gavroche attachant. Alexandre Palma Salas en Charles Péguy, un homme de lettres qui a changé la couleur de l'encre de sa plume. Milena Vlach en Eve la journaliste, l'équation de l'émotion et de l'ambition. François Perrin en Pierre Bellais et Dunois, un personnage à rebondissements. Eric Wolfer en Jean Jaurès, qui est qui car le talent de l'un sied à la l'engagement au pluriel de l'autre. Un mot pour ce spectacle, EXCEPTIONNEL.
Mettre en scène la vie de Jean Jaurès revient à réunir les Rougon Macquart d'Emile Zola en un tome unique. Autrement dit, il a fallu que l'auteur, Jérôme Pélissier, et Milena Vlach créent un mur d'histoire avec des pierres taillées pour s'adapter sans faille les unes sur les autres. Pour les lier, un ciment d'anecdotes rapportées des gens que fréquentait Jaurès.
Le Gavroche s'égosille à vendre le J'accuse de Zola paru dans L'Aurore pour cinq centimes. Dans la librairie de Charles Péguy, Bellais et Jaurès étalent le propos sur la table, le socialisme est au cur des conversations. Jaurès n'est pas homme à marcher avec des sabots usés. Il arpente les chemins de Castres et de la région pour porter haut la parole socialiste à la France laborieuse des mineurs et du petit peuple. "La Chambre des députés n'est pas mauvaise, elle est malade", Jaurès. Le socialisme, un mot synonyme de tollé revendiquait par nombre de députés. Ses amis d'hier lui tournent désormais le dos à le considérer tel un imposteur de la république. L'idéal socialiste de Jaurès relatif au suffrage universel, aux partages des biens de production industrielle, aux colonies en Afrique, à la misère grandissante dérangent l'Etat et les élus. La France n'est pas prête de subir les mutations en profondeur exprimées par le leader socialiste. Les notions de collectivisme, de société égalitaire, de laïcité créent un désordre politique sans précédent. La parution des premiers exemplaires de L'Humanité, un tournant dans la presse française et Jaurès n'y est pas étranger.
La mise en scène de Milena Vlach dessine le portrait d'un homme décliné pastel et fusain. Humaniste était-il avant tout, Jaurès a marché sur les pas des grands hommes en laissant ses propres empreintes d'orateur exceptionnel, de socialiste convaincu, de journaliste et de pacifiste. Le travail scénique s'articule avec la virtuosité d'une équipe technique, Alexandre Palma Salas à la scénographie, Mathieu Courtaillier à la création lumières, Denise Namura et Michael Bugdahn à la chorégraphie, Michel Glasko à la direction musicale, Pierre Lenczner au décor.
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Philippe Delhumeau
02/12/2015

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