Médée Kali
de Laurent Gaudé
Mise en scène de Philippe Calvario
Avec Myriam Boyer, Martial Jacques
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Du 05/11/2003 au 31/12/2003
Mardi, jeudi, vendredi et samedi à 21 heures, mercredi à 19 heures,
Dimanche à 15 heures. Relâches le lundi.
Théâtre Ranelagh
5 Rue des Vignes
75016 PARIS
Métro Muette (9) / Passy (6)
01 42 88 64 44
Site Internet
Je vous bois, je vous enlace, je vous lèche doucement...
Médée Kali, sixième pièce de Laurent Gaudé, est le résultat d’une commande de la Compagnie des Mots-dits. Écrite pour être jouée par Myriam Boyer, la pièce s’efforce de déployer une émotion propre à mettre en valeur les talents de la comédienne. Il s’agit d’une variation sur le mythe de Médée : Gaudé ne se focalise pas comme Euripide sur la description de la vengeance diabolique de l’amante répudiée (Médée envoie une tunique empoisonnée à sa rivale puis tue ses propres enfants) mais sur le pouvoir hypnotiseur et destructeur de la magicienne sur les hommes. En effet, elle revient sur le tombeau de ses enfants et s’amuse avec sauvagerie avec le corps d’un homme, son mari Jason, pétrifié devant les tombeaux. L’auteur mêle au mythe de Médée la divinité hindoue Kali, une terrifiante mangeuse d’hommes. Malgré quelques beautés dues au style très poétique de l’auteur, le résultat est assez âpre. Médée devient une castratrice d’hommes, un espèce de vampire assoiffé qui devient très vite antipathique.Le talent de Myriam Boyer rattrape parfois la pièce notamment dans les rares moments où Médée fait preuve d’humanité (quand elle rappelle à Jason qu’elle l’aimait sans mesure, quand elle emporte ses enfants morts, se révélant un moment une mère protectrice après avoir été si longtemps une mère impitoyable). Malheureusement, la surenchère dans le sanglant et l’orgiaque sature l’atmosphère de cette pièce et la rend souvent irrespirable.La mise en scène qui place l’héroïne dans un plan de sable, sorte de terrain vague sans limite, nous place bien dans un espace tragique mais a comme inconvénient d’accentuer l’austérité du spectacle.
Pierre Joaquim
21/09/2003

AVIGNON
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Magdelon et Cathos, deux jeunes bourgeoises de province, cherchent à paraître plus distinguées qu’elles ne le sont vraiment. Pour elles, l’amour n’a qu’un seul visage, celui d’un bourgeois romantique qui les ferait connaître au monde des grands salons. Mais après avoir rejeté deux...
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Les précieuses ridicules
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de Éric Herbette
Mise en scène de Les Frères Joubert
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