


L'Histoire de Ronald le clown de McDonald's
de Rodrigo Garcia
Mise en scène de Denis Lanoy
Avec Rémy Leboucq
-
-

Du 08/07/2011 au 29/07/2011
22h (relâche les 11, 18, 25 juillet).
Théâtre Au Bout là-bas (ex-La Poulie)
23, rue Noël Biret
84000 AVIGNON
06 99 24 82 06
Malbouffe totalitaire
Chez lui, un homme se prépare à aller à son travail. Sa fonction ? Clown chez McDonald... Avant de revêtir sa tenue de clown, il se livre à des confidences via Internet. Il se défoule aussi. Sa propre catharsis se produit avant même d’entrer sur le plateau qui représente ici une sorte de sous-sol.Le très fort texte de Rodrigo Garcia induit déjà en lui-même une critique radicale du système de consommation rapide et outrancier dont les premières victimes sont les enfants. Comment, devenus grands, pourront-ils penser bien en ayant ingurgité des aliments aussi malsains que ceux imposés dans les fastfoods, lieux d’hyper consommation ? En même temps, notre héros ou plutôt anti héros ! s’acharne à effectuer un état des lieux complet de ses propres échecs qui sont bien peut-être aussi les nôtres. Il fait tout cela face à une webcam qui reçoit sa confession volontaire...La mise en scène de Denis Lanoy est hyper réaliste jusqu’à déboucher sur un fantastique à la Kafka, tandis que le personnage revêt peu à peu son maquillage et ses habits de clown. Mais ce fantastique est généré par le discours même de Rodrigo Garcia dans lequel s’expriment toutes les horreurs d’un monde dont l’unique finalité est la consommation à outrance pour masquer le vide de la pensée et l’absence de valeurs humaines. Enfant ou adulte, l’être humain devient lui aussi une marchandise et un produit de consommation.Rémy Leboucq est très efficace et bien dans le ton de ce discours de dénonciation radicale. Il sait exprimer une profonde et totale révolte, jusqu’à l’autodestruction finale de son personnage. Revêtu de tous ses habits de Ronald le clown, allant jusqu’au bout de son propre désespoir, il assume le rôle de bombe vivante... tel un Palestinien !Le théâtre de Rodrigo Garcia met en évidence le paradoxe, la contradiction fondamentale de la société dite "de consommation" sans fin générée par le capitalisme. Elle introduit, cette société ou plutôt ce système une nouvelle forme de dialectique du maître et de l’esclave avec la dictature de la pensée unique du "consommer pour être" ou au moins pour s’en donner l’impression ! Ce théâtre-là devient de plus en plus nécessaire.
Henri Lepine
12/07/2011

PARIS
Guichet-Montparnasse
de Emmanuel Darley
Mise en scène de Thierry De Pina
Il pensait traverser des frontières pour atteindre le bonheur. Il découvre surtout des murs invisibles, faits de peur, de silence et d’attente. Dans Pays bonheur ou le mercredi sans retour, Thierry de Pina incarne, pendant plus d’une heure, une variété de personnages qui illustrent le...
L'avis de Clément Freuzo
Guichet-Montparnasse
PARIS





Pays Bonheur
de Emmanuel DarleyMise en scène de Thierry De Pina
Il pensait traverser des frontières pour atteindre le bonheur. Il découvre surtout des murs invisibles, faits de peur, de silence et d’attente. Dans Pays bonheur ou le mercredi sans retour, Thierry de Pina incarne, pendant plus d’une heure, une variété de personnages qui illustrent le...
L'avis de Clément Freuzo

