L'Homme qui rit

de Victor Hugo
Mise en scène de Laurent Schuh
Avec Laurent Schuh
Epique, philosophique et poétique, L’homme qui rit est de toutes les œuvres de Victor Hugo, la plus échevelée, la plus étrange, la plus baroque et peut être la plus surréaliste avant la lettre
"L’exception, c’est vous. Vous êtes la chimère, et je suis la réalité. Je suis l’Homme, je suis l’effrayant Homme qui rit. Qui rit de quoi ? De vous. De lui. Je ris : cela veut dire : Je pleure". L’universalité de L’homme qui rit en fait l’un des livres les plus essentiels de la littérature. Gwynplaine, ce lord sur lequel l’Angleterre du XVIIIe siècle a fait graver un rire horrible, est à lui seul le symbole d’une humanité anéantie, livrée à la vanité et à l’infamie. Son "rire de force" contient en germe la révolte d’un peuple écrasé sous le joug des princes. Il scandalise et il paralyse. Il assiège et vainc. Il est l’annonce d’"un dégel sombre", d’une marche en avant finale, pour en finir avec ce monde corrompu, en dérive perpétuelle. Une piste foraine, un théâtre d’ombres, deux miroirs, une malle et Laurent Schuh, corps total, voix de nulle part… La langue Hugolienne s’agite, s’anime, se recrée, ondoyante et pétrifiante.Les mots d’Hugo, son réalisme magique, sont ici portés par un voyant ! Laurent Schuh hante le roman, le possède, s’en nourrit, pour nous en restituer la quintessence. Son jeu, empreint d’une troublante justesse, a la vertu des substances illicites. Nous voilà sous hypnose, entièrement voués au Génie de l’écriture ! L’Homme qui rit est en chacun, et chacun est en Laurent Shuh. Plus qu’un jeu de miroirs, une rencontre. Absolue.
Joseph Agostini
09/03/2003

AVIGNON
Théâtre Girasole
de Jean-Claude Carrière
Mise en scène de Alexandre Tchobanoff
Un bar avec une serveuse, quoi de plus ordinaire, un commissaire convoque un "rapporteur" pour avoir quelques explications sur certaines délations. Un interrogatoire quoi ! Les questions commencent, des réponses pas ordinaires...............des silences qui en disent longs, des regards...
L'avis de Geneviève Brissot
Théâtre Girasole
AVIGNON





Le circuit ordinaire
de Jean-Claude CarrièreMise en scène de Alexandre Tchobanoff
Un bar avec une serveuse, quoi de plus ordinaire, un commissaire convoque un "rapporteur" pour avoir quelques explications sur certaines délations. Un interrogatoire quoi ! Les questions commencent, des réponses pas ordinaires...............des silences qui en disent longs, des regards...
L'avis de Geneviève Brissot

