Une heure avant la mort de mon frère
de Daniel Keene
Mise en scène de Aïnara Iribas
Avec Laurence Moine, Vincent Lecompte
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Du 14/09/2004 au 02/10/2004
19h.
Théâtre de Nesle
8, rue de Nesle
75006 PARIS
Métro Odéon
01 46 34 61 04
Martin n’a plus qu’une heure à vivre. Une heure avant d’être exécuté pour le meurtre qu’il a commis. Cette dernière heure, il va la passer en compagnie de sa sœur Sally, qui lui rend visite dans sa cellule pour la première et la dernière fois. C’est pour eux l’ultime chance de lever des silences trop nombreux et trop douloureux. Ensemble, ils vont remonter le temps et dévider le fil de ce lien fraternel fusionnel.
Une heure avant la mort de mon frère a été créée en Australie en 1985, l’année même où la peine de mort y a été abolie. Il s’agit d’une pièce de jeunesse du dramaturge australien Daniel Keene, dont l’œuvre est aujourd’hui acclamée et abondamment jouée en Europe. Le texte, dense et sombre, transcende ce contexte historique et fait résonner des thèmes plus intemporels comme la difficulté de communiquer ses émotions et la réappropriation de l’expérience par le langage. Keene saisit ici ses deux personnages à un instant où plus aucune rémission n’est possible, où la vérité doit se faire jour, dans la douleur s’il le faut. Pas de place pour le sentimentalisme ou les envolées pathétiques, ce qui est dit sur scène est âpre et sans concession, et ce sont les blessures mal cicatrisées d’une histoire familiale accidentée que les mots charrient dans l’urgence. La toute petite scène du théâtre de Nesle offre un cadre dépouillé qui sert efficacement l’univers carcéral et intimiste de la pièce. Aïnara Iribas, qui signe ici sa première mise en scène, a eu l’intelligence de prendre partie de cet espace modeste et restreint pour mettre en évidence l’étouffement de ce frère et de cette sœur pris au piège de leur attachement passionnel. Nul besoin en effet d’effets spectaculaires pour appuyer les frémissements fiévreux de ces deux corps qui se heurtent et s’embrassent dans une dernière étreinte maladroite. La sobriété de la mise en scène est relayée par l’énergie de deux jeunes comédiens, Laurence Moine et Vincent Lecompte, qui défendent avec générosité ces deux personnages à la sensibilité meurtrie. Leur sincérité fait oublier les quelques maladresses et imprécisions du jeu, et restitue toute l’intensité du dépouillement déchirant de deux âmes mises à nu à l’approche de la mort.
Frédéric Elies
25/09/2004

PARIS
Café-Théâtre Le Lieu
de Georges Demory
Mise en scène de Georges Demory
Le spectacle prend la forme d’un parcours libre à travers l’histoire de l’opéra, jalonné de figures emblématiques et d’extraits du répertoire. Par le chant, le mouvement et la parole, Georges Demory incarne ses références et passe avec aisance du commentaire à l’interprétation....
L'avis de Clément Freuzo
Café-Théâtre Le Lieu
PARIS



Georges Demory est presque ténor
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PARIS
Comédie Saint-Michel
L'aventure du petit flûtiste de rien du tout
de Éric Herbette
Mise en scène de Les Frères Joubert
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Mise en scène de Les Frères Joubert

