




Les Adieux du Camarade Solitiaritch
de Arny Berry
Mise en scène de Pascal Guignard-Cordelier
Avec Richard Fériot
-
-

Du 16/07/2017 au 23/09/2017
Nord-Ouest
13, rue du Faubourg Montmartre
75009 PARIS
Métro Grands Boulevards
01 47 70 32 75
Rien qu’une voix. Mais une voix bouleversante qui vous arrache les tripes, replaçant l’individu au cœur du monde et lui rendant sa dignité.
Solitiaritch, assis par terre, le dos contre le mur, se ronge les sangs car ce qu’il a fait est impardonnable : ce matin, en entrant au bureau, il a omis de saluer son chef. Or, ici, on ne badine pas. Le régime, inventé par Lénine, n’est guère porté sur l’humour. Toute faiblesse est une lâcheté et se poser la moindre question, oser la moindre critique, est déjà un crime. L’Etat a tout prévu. Il a pensé pour vous. Le citoyen n’a qu’à suivre le sillon, tracé pour lui. Pas bien compliqué …Solitiaritch en est conscient et la faute commise le ronge. Il sait que la sanction va tomber. Quelle sera-t-elle ? Pour le moins, le renvoi. Alors, fini le bureau, les collègues, les chefs – certes des insectes comme lui – et le travail sur lequel il planche depuis si longtemps - le recensement de la population. Perspective peu exaltante, mais son job tout de même…
La mémoire est le pire des pièges. Et ce fonctionnaire indigne voit sa vie défiler, mais avec les yeux d’un procureur, écrasant, phrase après phrase son plaidoyer. Le plaidoyer de l’individu qui se réveille et qui constate que, dans sa soumission, tout a commencé avec la disparition du père. La mère est présente, mais une mère bigote qui a choisi pour religion L’Etat dans son totalitarisme le plus pur. Certaines ferveurs sont déviantes. Elles vous phagocytent, parfois vous broient.
C’est en 2007 qu’Arny Berry a porté à la scène Les Adieux du Camarade Solitiaritch. Comédien, metteur en scène, directeur de troupe, c’est le fils de l’actrice Myriam Boyer et du réalisateur américain John Berry, victime du Maccarthysme pour sympathies communistes. Arny, par son entourage, a connu les luttes et les remises en question. Aussi il sait de quoi il parle. Lui-même est très proche du philosophe Jean Baudrillard qui oppose un monde où la symbolique a encore du sens à la globalisation planétaire. La mise en scène d’un récent Macbeth donne un éclairage nouveau aux "Adieux" : les deux héros tombent et se voient tomber. La monstruosité du premier Macbeth n’a d’égal que la monstruosité du cadre dans lequel végète Solitiaritch.Le metteur en scène, Pascal Guignard-Cordelier, a su rendre ce climat irrespirable, drivant le comédien, comme il driverait un pur-sang dans une course. Une course vers la mort, à moins que son personnage soit déjà décomposé. Les quelques bulles de liberté qui s’en échappent encore rendent le jeu de Richard Fériot inoubliable. Sa résignation, ses pointes d’humour, souvent inconscientes tranchent avec l’exaltation d’un héros proche de Dostoievski ou d’un Gogol, celui du Journal d’un Fou.
La mémoire est le pire des pièges. Et ce fonctionnaire indigne voit sa vie défiler, mais avec les yeux d’un procureur, écrasant, phrase après phrase son plaidoyer. Le plaidoyer de l’individu qui se réveille et qui constate que, dans sa soumission, tout a commencé avec la disparition du père. La mère est présente, mais une mère bigote qui a choisi pour religion L’Etat dans son totalitarisme le plus pur. Certaines ferveurs sont déviantes. Elles vous phagocytent, parfois vous broient.
C’est en 2007 qu’Arny Berry a porté à la scène Les Adieux du Camarade Solitiaritch. Comédien, metteur en scène, directeur de troupe, c’est le fils de l’actrice Myriam Boyer et du réalisateur américain John Berry, victime du Maccarthysme pour sympathies communistes. Arny, par son entourage, a connu les luttes et les remises en question. Aussi il sait de quoi il parle. Lui-même est très proche du philosophe Jean Baudrillard qui oppose un monde où la symbolique a encore du sens à la globalisation planétaire. La mise en scène d’un récent Macbeth donne un éclairage nouveau aux "Adieux" : les deux héros tombent et se voient tomber. La monstruosité du premier Macbeth n’a d’égal que la monstruosité du cadre dans lequel végète Solitiaritch.Le metteur en scène, Pascal Guignard-Cordelier, a su rendre ce climat irrespirable, drivant le comédien, comme il driverait un pur-sang dans une course. Une course vers la mort, à moins que son personnage soit déjà décomposé. Les quelques bulles de liberté qui s’en échappent encore rendent le jeu de Richard Fériot inoubliable. Sa résignation, ses pointes d’humour, souvent inconscientes tranchent avec l’exaltation d’un héros proche de Dostoievski ou d’un Gogol, celui du Journal d’un Fou.
Pierre Breant
21/07/2017

PARIS
Café-Théâtre Le Lieu
de Georges Demory
Mise en scène de Georges Demory
Le spectacle prend la forme d’un parcours libre à travers l’histoire de l’opéra, jalonné de figures emblématiques et d’extraits du répertoire. Par le chant, le mouvement et la parole, Georges Demory incarne ses références et passe avec aisance du commentaire à l’interprétation....
L'avis de Clément Freuzo
Café-Théâtre Le Lieu
PARIS



Georges Demory est presque ténor
de Georges DemoryMise en scène de Georges Demory
Le spectacle prend la forme d’un parcours libre à travers l’histoire de l’opéra, jalonné de figures emblématiques et d’extraits du répertoire. Par le chant, le mouvement et la parole, Georges Demory incarne ses références et passe avec aisance du commentaire à l’interprétation....
L'avis de Clément Freuzo
PARIS
Folies Gruss
Les folies Gruss 52ème création
de Stéphan Gruss
Mise en scène de Stéphan Gruss,maud Gruss Pour La Cavalerie
Folies Gruss
Les folies Gruss 52ème création
de Stéphan Gruss
Mise en scène de Stéphan Gruss,maud Gruss Pour La Cavalerie
PARIS
Comédie Saint-Michel
L'aventure du petit flûtiste de rien du tout
de Éric Herbette
Mise en scène de Les Frères Joubert
Comédie Saint-Michel
L'aventure du petit flûtiste de rien du tout
de Éric Herbette
Mise en scène de Les Frères Joubert

