




Le bois dont je suis fait
de Nicolas Devort, Julien Cigana
Mise en scène de Clotilde Daniault
Avec Nicolas Devort, Julien Cigana
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Du 07/07/2016 au 30/07/2016
15h15.
Collège de la Salle
Place Pasteur
84000 AVIGNON
04 90 32 03 26
Site Internet
A l’aube de sa mort, une mère décide de réunir les trois hommes de sa vie, son mari et ses deux fils, afin de les réconcilier.
Jacques et Mireille ont eu deux garçons, adultes aujourd'hui, Stanislas (Julien Cigana) et Tristan (Nicolas Devort). Mireille, femme soumise, malade, se sent décliner chaque jour un peu plus. Elle veut réunir "ses hommes" avec leur compagne respective et le grand-père, peut-être pour une dernière fois.
Le repas de famille ne sera ni ordinaire, ni franchement convivial. Jacques, muré dans ses convictions et son autorité de père, n'a pas mené une vie facile à sa famille et en particulier à Tristan, qu'il accable de tous les maux de la terre parce qu'il n'a jamais correspondu aux attentes du "patriarche". Seule la fuite pouvait rééquilibrer Tristan et c'est ce qu'il a fait. Stanislas, resté seul, a assumé, pour deux, la dictature du père Il n'en est pas ressorti indemne.
Tous les personnages sont interprétés par les deux comédiens, d'une justesse époustouflante. Sans décor, seuls les gestes, souvent discrets mais efficaces, nous font passer du père au grand-père, de la mère aux belles filles, des émotions aux tensions, de l'affrontement à la tendresse. Le texte superbement ciselé, notamment l'emportement verbal extrêmement violent de Tristan face à son père. On a rarement entendu un règlement de compte aussi implacable.
On se sent un peu voyeur en entrant dans l'intimité de cette famille et elle nous prouve que les liens du sang ne sont pas toujours un refuge, un havre de douceur, de compréhension et d'amour, loin de là. Doit-on subir ? Doit-on s'enfuir ? Doit-on crever l'abcès ? Y a-t-il vraiment une solution après tant de blessures ? Ne gardons-nous pas à vie les douleurs de l'enfance ?
Le repas de famille ne sera ni ordinaire, ni franchement convivial. Jacques, muré dans ses convictions et son autorité de père, n'a pas mené une vie facile à sa famille et en particulier à Tristan, qu'il accable de tous les maux de la terre parce qu'il n'a jamais correspondu aux attentes du "patriarche". Seule la fuite pouvait rééquilibrer Tristan et c'est ce qu'il a fait. Stanislas, resté seul, a assumé, pour deux, la dictature du père Il n'en est pas ressorti indemne.
Tous les personnages sont interprétés par les deux comédiens, d'une justesse époustouflante. Sans décor, seuls les gestes, souvent discrets mais efficaces, nous font passer du père au grand-père, de la mère aux belles filles, des émotions aux tensions, de l'affrontement à la tendresse. Le texte superbement ciselé, notamment l'emportement verbal extrêmement violent de Tristan face à son père. On a rarement entendu un règlement de compte aussi implacable.
On se sent un peu voyeur en entrant dans l'intimité de cette famille et elle nous prouve que les liens du sang ne sont pas toujours un refuge, un havre de douceur, de compréhension et d'amour, loin de là. Doit-on subir ? Doit-on s'enfuir ? Doit-on crever l'abcès ? Y a-t-il vraiment une solution après tant de blessures ? Ne gardons-nous pas à vie les douleurs de l'enfance ?
Jeanne-Marie Guillou
27/07/2016

PARIS
Comédie Saint-Michel
de Éric Herbette
Mise en scène de Les Frères Joubert
Madame Gentille aime la musique, mais son quotidien ne lui permet ni d’y consacrer du temps. Sa routine bascule lorsqu’un petit flûtiste s’échappe de l’orchestre symphonique. Tandis que les régisseurs s’organisent pour le retrouver et que la fanfare des assassins diffuse...
L'avis de Clément Freuzo
Comédie Saint-Michel
PARIS





L'aventure du petit flûtiste de rien du tout
de Éric HerbetteMise en scène de Les Frères Joubert
Madame Gentille aime la musique, mais son quotidien ne lui permet ni d’y consacrer du temps. Sa routine bascule lorsqu’un petit flûtiste s’échappe de l’orchestre symphonique. Tandis que les régisseurs s’organisent pour le retrouver et que la fanfare des assassins diffuse...
L'avis de Clément Freuzo

