Trahisons
de Harold Pinter
Mise en scène de Mitch Hooper
Avec Anatole de Bodinat, Delphine Lalizout, Sacha Petronijevic, Rodolphe Delalaine, Hervé Masquelier
-
-

Du 07/10/2009 au 28/11/2009
Du mardi au samedi à 20h, dimanche à 17h.
Lucernaire
53 Rue Notre-Dame des Champs
75006 PARIS
Métro Vavin, Notre-Dame des Champs, Montparnasse Bienvenüe
01 45 44 57 34
Correct, sans plus.
Les textes d'Harold Pinter sont des cadeaux, parfois empoisonnés. Ils sont tellement bien écrits, précis, simples, sobres, sans effets, toujours sur le fil d'une voix intérieure, qu'ils sont nécessairement captivants quels que soient les interprètes et la mise en scène. On peut les lire seul, à voix basse, à voix haute, en bougeant ou pas, à plusieurs, en les jouant ou peu, en amateur ou professionnel... ces textes ont une telle force théâtrale, essentielle, qu'ils attireront constamment l'attention.Le piège est justement là. Car pour emmener les spectateurs "au-delà d'eux-mêmes", pour en faire les partenaires d'une sorte d'expérience rare que ce haut niveau rend justement possible, ce théâtre exige un travail de construction du sous-texte et des personnages avec de très nombreuses "couches", comme l'application de plusieurs douzaines de couches de laque chinoise.Sans ce puissant et long travail, qui aura pour effet de nuancer chaque mot, la tentation est grande de rester dans une neutralité de bon ton, avec un rythme de métronome. Cela passe ; mais ne franchit pas la rampe, ne "crève pas l'écran" de notre imaginaire et de ses projections. Sans ce non-dit de la culpabilité perpétuelle et du destin écrasant, très shakespearien, qui broie les personnages de Pinter, le souffle est court, un peu machinal.Un seul acteur ce soir-là, Sacha Petronijevic (rôle de Robert), dans la distribution que j'ai vue notée ci-dessous m'a paru se rapprocher de ce chaos intérieur, souvent effrayant, qu'il faut contenir coûte que coûte, mais qui transperce la douleur même des personnages, un peu trop oubliée dans cette mise en scène. L'ensemble est donc propre, correct, bien élevé, bien ordonné. Bref, à peu près tout le contraire de ce que le théâtre de Pinter déchire.
Philippe Dohy
01/11/2009
Distribution ce soir-là : Alexis Victor (Jerry, agent littéraire), Sacha Petronijevic (Robert, éditeur), Delphine Lalizout (Emma, épouse de Robert, maîtresse de Jerry), Rodolphe Delalaine (le serveur italien).
"Nous avons souvent entendu ce vieux cliché usé : "le manque de communication"... et on l'applique avec une certaine insistance à mes pièces. Moi, je crois le contraire. Je crois que nous ne communiquons que trop bien, dans notre silence, dans le non-dit, et que ce qui se passe est une continuelle évasion, un combat désespéré d'arrière-garde pour nous protéger. La communication fait trop peur. Entrer dans la vie de quelqu'un d'autre est trop effrayant. Révéler aux autres notre pauvreté intérieure est une possibilité trop terrifiante." Harold Pinter, 1962 (cité par le dossier de presse).

PARIS
Folies Gruss
de Stéphan Gruss
Mise en scène de Stéphan Gruss,maud Gruss Pour La Cavalerie
Un spectacle familial, qui fait un hommage à Alexis Gruss, mort en 2024. Les 10 premières minutes sont un peu longues, ils parlent, présentent les chevaux. Ce moment passé, c'est le renversement total, je me suis laissée porter vers le féerique, l'émotion. Tout est beau, tout est...
L'avis de Geneviève Brissot
Folies Gruss
PARIS





Les folies Gruss 52ème création
de Stéphan GrussMise en scène de Stéphan Gruss,maud Gruss Pour La Cavalerie
Un spectacle familial, qui fait un hommage à Alexis Gruss, mort en 2024. Les 10 premières minutes sont un peu longues, ils parlent, présentent les chevaux. Ce moment passé, c'est le renversement total, je me suis laissée porter vers le féerique, l'émotion. Tout est beau, tout est...
L'avis de Geneviève Brissot
PARIS
Comédie Saint-Michel
L'aventure du petit flûtiste de rien du tout
de Éric Herbette
Mise en scène de Les Frères Joubert
Comédie Saint-Michel
L'aventure du petit flûtiste de rien du tout
de Éric Herbette
Mise en scène de Les Frères Joubert

