Le journal d'une femme de chambre

de Octave Mirbeau
Mise en scène de Christophe Blain
Avec Valérie Vervialle
Après l'Aktéon-Théâtre l'année dernière, Célestine règle ses comptes dans son journal et au Théâtre de Nesle jusqu'au 5 avril prochain.
Toute la journée, j'étais d'une humeur exécrable. Et comme par enchantement, en sortant de chez Célestine, sa chambre de bonne aménagée à l'Aktéon-Théâtre, la vie était redevenue belle. Je ne me demandais même pas comment j'aurais pu la voir autrement : j'étais au ciel !Valérie Vervialle la magicienne joue Célestine, la femme de chambre. Et Célestine nous raconte sa vie en mimant son entourage. Entre autres : Joseph, jardinier plein d'honneur de patrie, de drapeau, sans émotion comme un crapaud et père éventuel du bonheur potentiel ; Madame la maîtresse, fausse princesse toute grinçante, petite bourgeoise de province qui cache son argenterie toute l'année sauf le 10 novembre, le jour du grand nettoyage ; Monsieur chasseur de volaille mais plutôt amateur des jarretières de la grasse cuisinière, gentil pas trop futé, qui se laisse mener par Madame ; Le capitaine, voisin, vieux bougre avec ses grandes moustaches bien grises qui se lasse de sa bonne et qui ne demanderait pas mieux que d'inviter Célestine comme nouvelle bonne en échange de son héritage ; et tout les autres, tous ces personnages qu'incarne Célestine d'une moindre grimace, d'un tout petit tour de gestuelle tout naturel : les autres femmes de chambres, les gens du dimanche à la messe, ou la boulangère... Tous sont parfaitement caricaturés, captés.La bonne Célestine, bonne à tout faire, bonne dans toutes les mesures : elle me fait rire, elle me fait pleurer. Elle est belle et me donne une vue sans gêne des choses de la vie. Tout ce que je demanderais, c'est qu'elle ne soit pas interrompue si souvent par les coupures innombrables du metteur en scène. Ceci dit, je veux, en sortant du théâtre, partir à Cherbourg trouver ce café où on me servira un calva dans l'argenterie de Madame. Je veux voir Célestine. Je la vois. Je l'ai vue. Elle est là. En rentrant chez moi, je ne me suis même pas arrêté au bar, je n'en avais pas besoin. J'étais tout plein de joie, tout plein de Célestine, j'étais un roi !
François Pointeau
19/02/2003

PARIS
Théâtre Des Gémeaux Parisiens
de Marcelo Guardiola,giorgia Marchiori
Mise en scène de Marcelo Guardiola
Dans ce spectacle où la parole s'efface, l'émotion naît de la précision d'un geste, de la courbe d'un pas de danse ou d'un regard complice, créant une connexion immédiate et universelle avec le public. La mise en scène s'articule comme un carrousel...
L'avis de Clément Freuzo
Théâtre Des Gémeaux Parisiens
PARIS



Los Guardiola
de Marcelo Guardiola,giorgia MarchioriMise en scène de Marcelo Guardiola
Dans ce spectacle où la parole s'efface, l'émotion naît de la précision d'un geste, de la courbe d'un pas de danse ou d'un regard complice, créant une connexion immédiate et universelle avec le public. La mise en scène s'articule comme un carrousel...
L'avis de Clément Freuzo

