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Festival Avignon 2017 au Théâtre des Halles
Avignon 2017 au Théâtre des Halles : l'intensité théâtrale...

GROS PLAN
Affiche du spectacle
© 20170730
Oui, avec sa programmation prolifique d'œuvres contemporaines, c'est bien l'intensité théâtrale qu'a voulu retrouver Alain Timar, le directeur du Théâtre des Halles. Quinze spectacles réunis en trois lieux dans le Jardin Sainte Claire : la salle du Chapitre, la petite salle de la Chapelle et le Chapiteau qui, cette année, bénéficiera enfin lui aussi d'une climatisation indispensable en juillet pour le confort élémentaire des spectateurs.

Une photographie de la création contemporaine, c'est bien aussi ce qu'entend présenter le Théâtre des Halles avec ses quinze propositions de spectacles. Le spectateurs pourront aussi profiter du Jardin Sainte Claire pour se rafraîchir et se restaurer bio entre deux spectacles. En exergue de sa programmation, c'est à Victor Hugo qu'Alain Timar a confié le soin, avec un long extrait de son discours sur Les deniers de la Culture à l'Assemblée Nationale en 1848, de nous remettre en mémoire, s'il en était besoin, les fonctions essentielles, vitales, de l'action culturelle dans une société qui a décidé de privilégier le seul bien-être matériel au dépens de la morale et du bien-être intellectuel.

Une programmation exigeante donc : cela commence à 11h dans les trois lieux. La grande salle du Chapitre accueille F(l)ammes, de Ahmed Madani, avec une dizaine de jeunes femmes nées de parents immigrés pour explorer ensemble leurs identités multiples, à travers leur désir de prendre la parole, de jouer, danser, rire et se raconter... Une gifle méritée à tous les discours populistes que cet acte esthétique et poétique... Dans la salle Chapelle, A 90 degrés de Frédérique Keddari-Devisme avec Elizabeth Mazev va réunir, à travers la lettre d'adieu de Marthe, femme alcoolique, à Christophe, son compagnon et père de ses enfants, le récit d'une inexorable descente aux enfers, mais aussi et surtout l'espoir d'une autre vie, lumineuse et libérée. Sous le Chapiteau, Danièle Israël met en scène Jésus de Marseille de Serge Valetti. Jésus, c'est cet individu très dangereux, susceptible de créer des troubles dans la population sous prétexte qu'il se prend pour quelqu'un de très important alors qu'on voit très bien qu'il ne ferait pas de mal à une mouche... Un vrai délire de mots et de jeu que cette œuvre de Valetti !

"Et vous, seriez-vous prêt à donner votre vie pour votre entreprise ?", c'est la question que pose Dans un canard, la pièce de Jean-Daniel Magnin, en création à 14h dans la salle du Chapitre sur un thème ô combien actuel. Même heure, salle Chapelle, Juliette et les années 70, une création de Flore Lefebvre des Noëttes, autobiographie psychédélique d'une clown-tragédienne, deuxième volet de La Mate, créée jadis ici. Salle Chapiteau : Vingt ans, et alors ! D'après le texte de Don Duyns mis en scène par Bertrand Cauchois sur le thème de l'arrivée au monde et un certain état d'être...

A 17h, Salle Chapitre, Alain Timar présente sa création de la saison 2017 : Dans la solitude des champs de coton de Bernard-Marie Koltès. Une rencontre improbable mais inéluctable d'un dealer et d'un éventuel client. Alain Timar a joint à ses deux comédiens (Robert Bouvier et Paul Camus) un percussionniste sans qui, dit-il, il n'aurait pas monté ce spectacle... Même heure, Salle Chapelle, c'est Toys : un sombre conte de fées, de Saviana Stanescu mis en scène par Gabor Tompa (spectacle en anglais surtitré en français) sur l'attachement et le déchirement nés de l'immigration. Salle Chapiteau : Esperanza de Aziz Chouaki, où huit comédiens donnent vie à des êtres attachants, des immigrés embarqués pour Lampedusa sur un modeste bateau...

A 19h30, salle Chapitre, Zabou Breitman met en scène son propre spectacle : Logiquimperturbabledufou, librement inspiré d'œuvres d'Anton Tchekhov, Lewis Carroll, William Shakespeare et autres... Un savant mélange de folie spectaculaire qui veut rendre compte de la magie propre au cœur de l'être humain. Salle Chapelle, à 19h30, ce sera la rencontre de Shakespeare et du slam avec William's slam de Marie-Claire Utz, la rencontre de deux générations, deux parcours de vie, deux cultures... tandis que sous le Chapiteau, Aude Léger, Pascal et Vincent Reverte présenteront I feel good, une comédie sous morphine, le temps d'un évanouissement de 29 secondes, une comédie de la mémoire, en somme...

Dans la salle du Chapitre, à 22h, Denis Lavant donnera la parole à Samuel Beckett et son Cap au pire, mis en scène par Jacques Osinski dans une scénographie de Christophe Ouvrard. Un voyage immobile dans une forêt de mots... Les mots, ce sont des traîtres, disait Beckett. Mais ils sont ce qui reste... Salle Chapelle, même heure, Le courage de ma mère de Georges Tabori raconte en miniature toute l'histoire de la Shoah vécue dans le quotidien...

Enfin, Salle Chapiteau, Est-ce qu'un cri de lapin qui se perd dans la nuit peut encore effrayer une carotte ? de et mis en scène par Antoine Wellens jouera encore sur le temps, la parole et la narration (qui parle ici?).


Publié le 10/06/2017
INFOS PRATIQUES
Au Théâtre des Halles, le Festival se déroule du 6 au 29 juillet, avec relâches les 10, 17 et 24 juillet). Pour tous renseignements : 04 32 76 24 51 (billeterie) ou [site]
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