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Est-ce assez dit ? Comment protéger son texte ?
Vous avez écrit une pièce et vous ne savez pas comment faire pour être certain que personne ne vous "pique" votre idée. Les "voleurs" d’idées existent-ils ? Restez méfiants...

À LA UNE
Une
Il existe plusieurs façons de protéger son œuvre. Mais il peut y avoir des coûts et/ou des délais bien contraignants. Ce que je vous conseille : en tout premier lieu, éditez sur votre imprimante perso un exemplaire complet de votre texte (astuce : imprimez en pages groupées par deux ou par quatre, cela vous économise du papier et rend ces pages indissociables). Ensuite, sur chaque page, apposez votre signature avec une date (vous aurez l’impression d’être déjà une star faisant des autographes !).

Après, vous pouvez, soit le déposer chez un notaire (attention au coût), soit le déposer dans des sociétés comme la SACD (coût environ 46 euros, durée limitée à 4 ans), ou d’autres organismes de même type (SGDL, etc.). Vous avez aussi la possibilité de vous envoyer le texte scanné via un mail sur une autre adresse que la vôtre. Mais la preuve informatique se démonte vite en cas de litige, car le trucage est possible. Vous pouvez l’envoyer à un éditeur. Courage, c’est long et sans garantie de résultat.

Mon conseil : envoyez-vous un RAR que bien entendu vous n’ouvrez pas. Bien fermer tous les coins de l’enveloppe de telle sorte qu’aucune possibilité de réouverture discrète ne puisse être opposée si litige. Simple, facile, très peu onéreux. Les litiges ne sont pas foison, ça suffit bien. Ça fait preuve d’antériorité.

La meilleure protection : une troupe joue votre pièce. Vous pourrez stocker toutes les infos (photos, affiches, flyers, articles de journaux, dates, lieux, témoignages, etc.) qui feront foi d’office au tribunal. Le plagiat reste rare… Alors, ne stressez pas. Ça ne sert à rien.

Vous mettez votre texte en ligne via un site dédié très bien fait comme La Théâtrothèque : ne mettez jamais le texte en entier. Le risque existe et il ne faut pas le nier. Ne donnez que l’essentiel (environ 75 %) et proposez d’envoyer la suite par mail. Si une troupe est intéressée, elle saura vous le demander. Mon avis sur les troupes demandeuses de texte : il y a celles, parfaitement honnêtes (98 % d’entre elles), qui se présentent bien en donnant, le nom de la troupe, le lieu où elles résident et toutes les informations polies et correctes. Souvent, elles n’hésitent pas à vous parler de leurs anciennes pièces jouées. Méfiance pour ces mails dont vous ne retrouvez aucune trace sur internet et qui ont des adresses en hotmail ou gmail impossibles à localiser. Souvent signés : La troupe, le président… ils puent l’arnaque à plein nez.

De temps en temps, sur internet, tapez le nom de votre pièce. Sachez que vous avez des droits en cas de tricherie. Les conséquences peuvent être très lourdes pour les tricheurs (code de la propriété intellectuelle).

Quand vous répondez, précisez que ce texte est susceptible de donner lieu à des droits d’auteur. C’est peut-être rébarbatif, mais ça a le mérite d’être clair et franc. N’oubliez pas qu’il est interdit à une troupe de se passer "de troupe à troupe" un texte sans le consentement de l’auteur. Cette pratique existe malheureusement et permet d’avoir des textes sans prévenir l’auteur.

Relancez les troupes qui vous ont demandé un texte. La moindre des politesses est de répondre. Attention aux troupes qui ne répondent jamais à vos mails, souvent elles ont quelque-chose à se reprocher et ne sont pas nettes. Surveillez-les. Internet sait tout ! Donc vous aussi.

Ces exemples restent des exemples type et pour tout le reste, seule la SACD est habilitée à répondre. Il n’est pas question d’empiéter sur ses compétences ou prérogatives. Consultez le site : [en savoir plus]


Publié le 12/03/2017
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