LA BORNE (Liberté... Egalité... Précarité !) de Gilbert Libe

Genre : Comédie dramatique
Distribution : 2H 2F
Durée : Environ 1 h 15
Pas de logement, pas de travail ! Pas de travail, pas de logement ! Suite à ce terrible constat, la "Grande Cause Nationale" a décidé d’édifier, un peu partout dans la ville, des "Bornes de Survie" réservées aux sans abris et aux exclus. Pouvant enfin justifier d’une adresse, ils seront mieux armés pour s’intégrer à nouveau dans le système... Josette, quadragénaire joviale, a la charge de d’une d’entre elles. Ancienne "Dame Pipi", elle a été condamnée à une peine de substitution suite à un redressement fiscal. Elle règne sur la bonne marche de la borne "Charité" sous le contrôle de Jacquot, fonctionnaire de l’état, chargé de maintenir l’ordre et de contrôler les allers et venues des "Sans Domicile Fixe". L’arrivée de Dédé, chômeur longue durée et sans abris, va faire basculer la vie du fonctionnaire. Le bon petit soldat zélé va peu à peu devenir complice des exclus pour finalement adhérer à leur nouveau rêve. Josiane, petite amie de Dédé, va contribuer à la métamorphose. Elle sera, non seulement le déclencheur de leur nouvelle vie, mais apportera la lueur d’espoir, de gaité, de vie et d’humour à ces oubliés de la société. Au terme de leurs pérégrinations, leur rêve deviendra réalité. Ils retrouveront leur dignité, se libéreront de leur nouvelle prison en faisant un "bras d’honneur" à cette société aseptisée.

 Note de l'auteur. Le dĂ©cor est une borne de survie, façon sanisette amĂ©liorĂ©e tournant sur elle-mĂŞme, modulable et Ă©clairĂ©e de l'intĂ©rieur. Cette pièce n'est pas un pamphlet, ni une leçon de morale ou mĂŞme un message politique. C'est simplement un constat, un cri du cœur. Un regard sur la sociĂ©tĂ© oĂą l'on vit et qui nous jette Ă  la figure ses dĂ©rives, ses bassesses et son impuissance Ă  permettre Ă  tous d'accĂ©der Ă  des conditions de vie dĂ©centes. Ce vaudeville moderne doit pĂ©tiller comme un cocktail comique concoctĂ© Ă  partir d'ingrĂ©dients faits de situations loufoques et de personnages communs engluĂ©s dans leur triste condition. Quand on peut y ajouter un zeste de fĂŞte et une pincĂ©e d'optimisme, on peut penser que l'humour et la dĂ©rision permettent d'aborder des sujets aussi graves que celui-lĂ .