Trottoir de Gilles Gambino

Genre : Comédie dramatique
3 actes
Distribution : 2H 0F
Durée : Environ 1 h 30
Ulysse, un jeune homme un peu simple, échappé d’une institution spécialisée fait la manche dans la rue sans grand succès. Dépité, il se laisse tomber dans un tas de cartons où dormait Merlin, vieux briscard de la rue, clochard professionnel. Furieux d’avoir été réveillé, celui ci commence par chasser le jeune opportun, puis le prenant en pitié, lui permet de rester près de lui à la condition qu’il "fasse pas chier" et qu’il se remette à dessiner, car Ulysse a "un don pour la gribouille". De fil en aiguille, le vieux loup du bitume se prend d’affection pour son compagnon un peu "limité" et commence tant bien que mal à faire son "éducation d’la vie" selon des principes très personnels. Fier comme un coq, buté comme un âne, menteur comme un arracheur de dent et plus que tout d’une mauvaise fois frisant la mythomanie, Merlin professe et devise autant qu’il boit. Parfois poète, parfois visionnaire, l’imprévisible Merlin accouche d’un monde terrible et magnifique où tendresse et beauté flirtent avec aigreur et violence. Mais tout ceci a un but : apprendre à Ulysse à "voir vraiment", transformer sa vision superficielle et banale en vision artistique. Merlin désespère de la superficialité de son protégé mais persévère dans sa mission. De leçons de vie en coups de gueule, le jeune Ulysse retrouve la joie de vivre. Il se prend d’une réelle affection pour son vieux mentor, et commence à faire de réels progrès tout en s’accommodant de cette vie de bohème. C’est le moment que choisit Merlin, terrorisé à l’idée de pouvoir s’attacher à quelqu’un, pour partir, prétextant une mission secrète pour le compte des extraterrestres et abandonnant son protégé au désespoir de la rue. Ulysse fait alors don de ces dessins à Merlin qui part. Triste et revenu au point de départ, Ulysse s’enfonce dans la dépression et l’alcool, délaissant son art. Il n’en croit pas ses yeux quand il voit revenir Merlin triomphant et goguenard, un contrat en poche, qui lui dit : "C’est toi ma mission dugland !", et en l’entraînant dans une danse d’ivrogne pour célébrer sa nouvelle décision et sa victoire.

 Note de l'auteur. Lisible sur le site leproscenium.com et sur Theatrotheque.com.