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     Stabat mater furiosa
Théâtre du Vieux Saint-Etienne (RENNES)de Cie In Extremis
Mise en scène de Cie In Extremis
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 La complainte d'une femme en colère, dans le cadre du festival ''Mythos 2007'' à Rennes.
INFOS PRATIQUES |
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© X,dr |
Du 26/04/2007 au 28/04/2007 Jeudi, vendredi à 21h30, samedi à 18h30. |
Théâtre du Vieux Saint-Etienne 14 rue d'Echange 35000 RENNES Métro Sainte-Anne |
Dans le théâtre du Vieux Saint-Etienne, une ancienne église, l'ambiance est déjà froide. Sur scène des instruments cohabitent avec le rien. Arrive alors cette femme (Anne Conti) qui refroidit encore l'ambiance en parlant bas, très bas : "Ecoute ma prière. Je t'en prie la vie", dit-elle. Récits de femmes, récits de guerre par une comédienne seule en scène. Elle commence sa prière : le Stabat mater se fait dans la douleur, la colère... "Ecoute le poids de la hache qui tombe." Elle raconte une enfance, des centaines, des milliers d'enfances insouciantes bercées par "le parfum du basilic". Elle prend la parole en leur nom. Elle transmet la douleur de toutes ces femmes qui ont crié, pleuré, qui sont mortes de peur, de chagrin, "celles qu'on a violées, vitriolées, rasées, assassinées, torturées, gazées". Elle parle, chante et prend la guitare comme on prend les armes. Le récit, la parole pour combattre l'horreur de la guerre, l'absurdité la plus absolue. La musique guide sa prière, sa complainte mais les pas des guerriers martèlent sa tête encore et toujours. Ses mots volent, giflent, frappent, les vers et le verbe deviennent bombe : "On n'entend pas les pas de la foule le samedi mais quand la foule des guerriers se met en chemin, c'est d'abord son pas qu'on entend. Son pas qui martèle, oui les coups de marteau sur la terre, le pas qui frappe et qui dit je suis là". Vient ensuite le cri de cette jeune fille dont les cuisses sont écartées de force par "celui qui demandait mes lèvres pour salaire". Le silence règne dans la salle et la voix monte jusqu'au cri... Son chant implore puis accuse et venge.
Les histoires de toutes ces femmes s'entremêlent pour former une parole unique. Fascinante, terrifiante, sa haine s'élève en même temps que son amour et son interrogation : "ni pourquoi, ni comment mais qu'est-ce que c'est ?". Sa parole, elle la met au service de toutes celles qui, de Beyrouth à l'Afrique sont restées vivantes, ont parlé, qui se sont levées et battues. Sa prière n'est pas une plainte, c'est une libération, une délivrance. Elle finit par couper le micro. Et termine sa complainte comme elle l'a commencé en parlant bas, très bas : "Que raconterons-nous à nos enfants ?" Puis se tait. Elle lance en l'air une fleur de papier blanc. Le symbole de paix s'envole et sa prière avec... |
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Mis à jour le 01/05/2007
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NOTEZ-LE |
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| Du 22 au 29 avril 2007, a lieu à Rennes la onzième édition de Mythos, festival des arts et de la parole. Cette onzième édition marque la fin de la trilogie mythologique : Minotaure, Icare et Centaure, "trois destins tragiques pour ne pas oublier que si les actes engagent, la Parole, elle, mène le bal du monde". |
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