• Trio endiablé à la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens déjantés, des textes drôles et percutants, voilà la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournée en France.
  • Ne manquez pas ce spectacle ébouriffant et drôle qui tourne en région parisienne et en province !
  • ''<i>L’homme le plus aimé des Français</i>'' revient parmi nous. Il nous raconte sa vie, affirmant que rien n’est désespéré.
  • Théâtre de papier, d’objets et de marionnettes, de la Cie Les Ateliers du capricorne pour les enfants (à partir de 7 ans), d'après les dessins de Sempé.


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Au bord...

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© Jean-Louis Fernandez
Du 19/04/2007
au 28/04/2007

Mardi, vendredi, samedi à 20h30, mercredi, jeudi à 19h30.
La Croix-Rousse
Place Joannès-Ambre
69004 LYON
Réservations :
04 72 07 49 49
Site Internet
... de la crise de nerfs ?... de la folie ?... de la mort ? De tout cela, oui. C’est "au bord" de tout cela que se trouvent les personnages de Maupassant mis en scène par Richard Brunel. Quatre nouvelles du maître du genre, rédigées entre 1884 et 1889, sont transposées sur les planches : Madame Hermet, Suicides, Un Parricide et Un Fou. Leur lien : la mort. C’est elle qui assure les transitions. Ainsi passe-t-on de l’histoire de Madame Hermet, monstrueuse mère, qui, par crainte de la contagion, assiste de loin à la mort de son fils, atteint de la petite vérole, à l’histoire d’un désespéré dont le suicide est expliqué par une longue lettre. Ainsi laisse-t-on le désespéré étendu au sol pour suivre avec intérêt la narration de la vengeance de la "parricide" : abandonnée à la naissance par ses parents, couple illégitime, elle les retrouve à l’âge adulte et les punit pour le mensonge qui a brisé sa vie. Enfin, après avoir compati avec cette criminelle (eh oui ! on peut tomber en empathie avec un meurtrier chez Maupassant !), on en observe une seconde : une femme juge, schizophrène, devenue meurtrière par fascination pour le crime. Voilà ce que dépeint Maupassant : une société où le plus fou n’est pas forcément celui qu’on croit, où la justice est exercée par les criminels et où l’innocence est bafouée. Une société aux mœurs perverties, où la mort plane constamment au-dessus des êtres.

Mais "la musique adoucit les mœurs", c’est bien connu. Ici, c’est le quatuor Debussy et la harpiste, Christine Icart, qui se voient attribuer cette responsabilité. Ensemble, ils interprètent Caplet, Debussy (évidemment), Lekeu, Ravel, Tournier... et atténuent l’aridité du texte. Quoique... C’est parfois la tension des mots de Maupassant que la partition met en valeur. Telle la bande-son d’un film d’Hitchcock, la musique jouée par le quatuor (ou plutôt le quintet) souligne alors la noirceur de l’atmosphère et annonce la tragédie qui pointe derrière le moindre propos. Tantôt ambiance sonore, tantôt personnage central, la musique est un des principaux attraits du spectacle. Jointe à une scénographie qui fait ressortir la froideur du monde décrit, elle nous plonge véritablement au cœur de celui-ci. Entre rideau de lames plastiques (évoquant le lieu de travail du boucher), vêtements (sus)pendus, brouette de médicaments et lumières glaciales, les comédiens évoluent sans perturber les musiciens et nous restituent le texte avec justesse. L’ensemble acquiert une parfaite harmonie. Bercés par la musique, le texte et l’odeur de l’encens (de Madame Hermet), nous nous laissons porter dans le noir univers de Maupassant.
Mis à jour le 26/04/2007
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