• Qui a eu cette idée folle un jour d'inventer l’école ?
  • Férue de mathématiques, elle fait rêver tous les cancres, car ces mathématiques-là, on les aborde avec joie.
  • Un des chefs d’œuvre du Grand Will : Othello. Ce défi, l’équipe de Jean-Luc Jeener l’a relevé.
  • Trio endiablé à la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens déjantés, des textes drôles et percutants, voilà la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournée en France.


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Philippe Torreton endosse les frusques de Tchatski, personnage central de l’unique pièce de Griboïedov.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© B. Enguérand
Du 12/04/2007
au 22/04/2007

Du mardi au samedi à 20h, dimanche à 16h.
Les Célestins
4 rue Charles-Dullin
69002 LYON
Métro Bellecour
Réservations :
04 72 77 40 00
Site Internet
Du Malheur d’avoir de l’esprit est l’unique pièce de Griboïedov. Ecrite en 1824, elle fut interdite dès 1825 pour ses attaques contre la cour et les courtisans de Moscou. En effet, Tchatski, le héros, est un jeune écrivain rebelle qui, de retour de voyage, fait son entrée à Moscou plein d’idées de réforme. Il dénonce librement l’hypocrisie et la vanité des courtisans, prêts à tout pour assurer leur ascension sociale et obtenir des honneurs. Le thème est universel – toujours les hommes ont brigué et brigueront des titres, une position sociale, la fortune ou encore la célébrité – ; mais on comprend combien il a pu être provocateur dans le contexte dans lequel son auteur l’écrivit. A cette critique de la société s’ajoute une histoire d’amour : Tchatski est épris de Sofia, la fille de Famoussov, un notable riche et corrompu. Cependant, plusieurs obstacles vont se trouver sur sa route : le père de la belle veut la marier au colonel Skalozoub, un militaire riche et stupide ; et la belle, elle-même, s’est détournée de Tchatski, son amour d’enfance, pour offrir son cœur à Moltchaline, le fade et hypocrite secrétaire de son père. L’intrigue est prometteuse.

Malheureusement, une fois cette situation initiale exposée, les choses ne vont pas beaucoup évoluer. Pas de rebondissements, de péripéties ou autres retournements de situation théâtraux. Place à la linéarité, au ressassement et, il faut l’avouer, à l’ennui. Les quatre actes ne sont qu’une succession d’épisodes mondains au sein desquels Tchatski le cynique, Tchatski l’idéaliste révolté, Tchatski l’amoureux éconduit va déverser son fiel. Certes ses répliques sont intéressantes, parfois même piquantes, mais leur message reste le même tout au long de la représentation. On se lasse. Pourtant, Torreton est parfait ; les vers sortent naturellement de sa bouche ; sa présence est imposante, charismatique. Rien à redire. Ses compagnons de jeu, en revanche, moins à l’aise, ne nous convainquent pas totalement. Leur prestation, plus empesée – certes, c’est peut-être le moyen de figurer une société mondaine artificielle –, n’emporte pas notre adhésion et nous laisse froids.

Quant à la mise en scène – la première de la pièce en France –, que lui reprocher ? Le décor et les lumières sont classiques mais impeccables, les costumes d’époque parfaits, la scénographie sobre et juste. Alors, me direz-vous, pourquoi cet ennui irrépressible ? La faute au texte ? Oui, certainement. Sans doute manque-t-il quelques rebondissements afin de dynamiser l’ensemble. Deux heures trente de mondanités commentées et dénoncées par un homme, quand bien même il est incarné par Torreton, c’est assurément trop long.
Mis à jour le 13/04/2007
VOTRE AVIS
MARIE. effectivement c'est un peu long j'ai vu cette pièce à chaillot lors de la dernière représentation la salle était à peine remplie Torreton joue bien très bien même son jeu est encore meilleur que dans Richard 3 mais malgrè son talent il n'arrive pas à faire decoller cette pièce mon dieu que c'est long!
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