• Qui a eu cette idée folle un jour d'inventer l’école ?
  • Férue de mathématiques, elle fait rêver tous les cancres, car ces mathématiques-là, on les aborde avec joie.
  • Un des chefs d’œuvre du Grand Will : Othello. Ce défi, l’équipe de Jean-Luc Jeener l’a relevé.
  • Trio endiablé à la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens déjantés, des textes drôles et percutants, voilà la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournée en France.


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Le Misanthrope est la seizième pièce de Molière. Créée le 4 juin 1666 sur la scène du Palais Royal, elle ne fut jouée que 62 fois, jusqu'à la mort de son auteur, en 1673. À ceux qui lui reprochaient de donner un tour gracieux ridicule au vice et une austérité ridicule à la vertu, Molière crée Alceste, un personnage en révolte contre les vanités et les mensonges du monde. Mais, la vérité mène droit au désert tandis que la séduction donne le pouvoir. Célimène, dont Alceste est désespérément amoureux, tient les rennes du charme et ne veut pas les lâcher.

La Théâtrothèque.com a rencontré le metteur en scène du Misanthrope qui se joue au Théâtre 13 à Paris, jusqu'au 10 Juin 2001, Christophe Lidon. Entretien


INFOS PRATIQUES
Jusqu'au 10/06/2001
20 h 30 mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi
15 h dimanche.
Théâtre 13
103A, boulevard Auguste-Blanqui
(accès possible par la dalle piétonne face au 100 rue de la Glacière)
75013 PARIS
Métro Glacière
Réservations :
01 45 88 62 22
Site Internet
En reprenant cette illustre pièce de Molière, que comptez-vous dire ?

Christophe Lidon : J'ai trente huit ans et le mal de vivre du personnage d'Alceste me questionne comme jamais. La solitude et la perte d'identité sociale sont des thèmes qui me taraudent. Si ce texte a traversé les ans, c'est aussi qu'il a parlé à tous, malgré les difficultés des vers. Cette société en perdition, bâtie sur de faux semblants, n'est-elle pas encore très contemporaine ?

Le Misanthrope de Justine Heynemann, à l'affiche l'année dernière au Lucernaire, était, selon les mots de ce metteur en scène de vingt trois ans, "un jeune provincial monté à Paris qui découvre le strass d'une nuit aux Bains Douches". Et pour vous, qui est Alceste ?

C. L. : Je dirais qu'il s'agit d'un personnage dans lequel tout le monde peut se reconnaître. Je l'ai voulu seul, habillé de noir, pour traverser toutes les étapes de la pièce, du doute à la colère, de la vexation à la douleur.

Vous souhaitiez, selon toute vraisemblance, mettre en exergue l'amour de Célimène pour Alceste.

C. L. : Je crois, en effet, qu'il a toujours régné une espèce de flou artistique sur les sentiments de la jeune femme. J'ai voulu instaurer un rapport sensuel entre les deux personnages, peindre une Célimène sûre d'elle, sûre de sa séduction, mais réellement éprise de celui qui refuse son monde de vanités.

Avec pour seul décor un ballet de chaises Napoléon III, Christophe Lidon sert le génie de Molière en beauté. Pas d'artifices, pas non plus de modernisme à outrance : ici, Le Misanthrope respire encore tout seul, avec finesse et volupté.

Grumberg à la Criée

"Un camelot adopte une petite fille seule au monde..."
Christophe Lidon mettra prochainement en scène Le petit violon de Grumberg à la Criée, le fameux théâtre de Marseille. "Un texte saisissant sur la solitude !"
Mis à jour le 27/10/2002
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