• Peut-être réussirez-vous, vous, à vous sortir des pièges brûlants de l’identité ?
  • La musique de Chopin et les mots de Wilde !
  • Trio endiablé à la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens déjantés, des textes drôles et percutants, voilà la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournée en France.
  • Ne manquez pas ce spectacle ébouriffant et drôle qui tourne en région parisienne et en province !


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Retrouver la féerie de L'Âge d'or est l’événement que Claudia Stavisky a choisi pour fêter la réouverture du Théâtre des Célestins.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 23/09/2005
au 22/10/2005

Du mardi au samedi à 20 heures,
dimanche à 16 heures.
Les Célestins
4 rue Charles-Dullin
69002 LYON
Métro Bellecour
Réservations :
04 72 77 40 00
Site Internet
Grâce à une formidable machinerie de théâtre à l’italienne, qui n’est que rarement sollicitée à ce point, les Célestins nous donnent à voir un rêve, un rêve un peu fou, mais qui a été celui de plusieurs générations : voyager dans le temps ! Ce rêve, c’est aussi celui de Monsieur Follentin, le héros de L’Age d’or de Feydeau. Ce bon bourgeois, père de famille, employé grognon du ministère des affaires étrangères (incarné à la perfection par Dominique Pinon) aspire à l’évasion, si possible dans une autre époque, le plus loin possible de ses soucis quotidiens. Jusque là, on est au cœur d’un vaudeville classique : la famille bourgeoise et ses petits tracas financiers, l’ami importun, le commerçant escroc et le gendre indésirable... Mais tout bascule lorsque Follentin s’endort et nous embarque avec lui dans ses rêves, à la recherche du temps perdu, celui de "l’âge d’or". Exit le vaudeville, place à l’opéra comique ! On quitte alors l’année 1905 (présent de Follentin) pour voyager du XVIe au XXIe siècle, en passant par le XVIIIe. Quelques pages (romancées) de l’Histoire se succèdent ainsi : la nuit de la Saint Barthélemy, la rencontre de Louis XV et de la Du Barry et un futur imaginé par Feydeau, plus drôle que visionnaire : le XXIe siècle (notre présent) ! A cette occasion, Follentin croise des personnages historiques (la Reine Margot, Charles IX, Catherine de Médicis, Louis XV, la Pompadour...) qui côtoient des héros de Dumas (l’aubergiste La Hurière, Gillonne, dame de compagnie de la Reine Margot...). Mieux : Follentin participe aux événements historiques ; il tue (presque) Henri IV, il est à l’origine d’une improbable (parce qu’anachronique) rencontre entre deux bandits célèbres du XVIIIe siècle, Cartouche et Mandrin, et, par-dessus le marché, Louis XV étouffe lorsqu’il lui fait découvrir le cigare ! Le prétexte du rêve permet tout cela à la fois. Et Feydeau s’en donne à cœur joie : un esprit de fête et de fantaisie règne dans toute sa pièce.

Claudia Stavisky le respecte bien en nous donnant un spectacle extrêmement dynamique. Sa mise en scène joue sur un changement continuel des costumes et décors. Les quatorze tableaux s’enchaînent ainsi avec frénésie, comme par magie. Celui du futur est le seul à présenter une baisse de rythme ; ses procédés comiques sont moins efficaces et lassent quelque peu le spectateur. Un décor de boîte de nuit psychédélique surgit heureusement pour réveiller tout le monde in extremis, avant que Follentin lui-même ne sorte de son rêve. La mise en scène ne néglige d’ailleurs aucun effet. Nous sommes, naïvement, bouche bée quand Gabriel (le gendre devenu ange) s’élance du premier balcon, trapèze en main, et atterrit sur scène, ou encore, quand Follentin est emporté dans les airs par le Temps. L’entrain contagieux des dix-sept acteurs nous entraîne dans cet univers onirique. Ils mettent tout en œuvre pour nous divertir, n’hésitant pas à gesticuler, courir, danser et chanter. Et ils tiennent leur pari ; à l’instar de Dominique Pinon, très à l’aise en gaffeur autant qu’en danseur (et oui !), ils nous enchantent. Ainsi les gags les plus attendus fonctionnent-ils parfaitement : la scène où Follentin, caché dans le lit de la Reine Margot, essuie les coups de cravache du roi de Navarre provoque l’hilarité de toute la salle.

Voilà une recette de divertissement simple mais efficace. Alors, quand la magie des décors et une partition musicale de très bonne qualité s’y ajoutent, on obtient un succès théâtral assuré. De même que Follentin découvre que l’âge d’or c’est l’ici et maintenant, le spectateur découvre que le plaisir théâtral, c’est aux Célestins, du 23 septembre au 22 octobre 2005.
Mis à jour le 29/09/2005
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