• Trio endiablé à la manière d'un vaudeville, 
  • Une chanteuse provocante, trois musiciens déjantés, des textes drôles et percutants, voilà la recette de ce spectacle vivifiant et fantaisiste ! Ils puis en tournée en France.
  • Ne manquez pas ce spectacle ébouriffant et drôle qui tourne en région parisienne et en province !
  • ''<i>L’homme le plus aimé des Français</i>'' revient parmi nous. Il nous raconte sa vie, affirmant que rien n’est désespéré.
  • Théâtre de papier, d’objets et de marionnettes, de la Cie Les Ateliers du capricorne pour les enfants (à partir de 7 ans), d'après les dessins de Sempé.


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Voilà que Merlin a chassé Prométhée, les Bacchantes et la Galigo, les héros des saisons passées... Désenchantement.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 14/06/2005
au 16/06/2005

21 heures.
Les Nuits de Fourvière
Théâtres Romains
6, rue de l’antiquaille
69005 LYON
Funiculaire, arrêt Minimes Théâtres Romains
Tarif : 24 €
Réservations :
04 72 32 00 00
L’affiche promettait un grand moment de théâtre : l’histoire intégrale de Merlin en soixante-neuf tableaux, représentée par une vingtaine d’acteurs, avec la présence de musiciens sur scène, dans le cadre somptueux des Nuits de Fourvière. Las, la magie du célèbre Enchanteur n'a pas frappé. Le Merlin de Tankred Dorst, mis en scène par Jorge Lavelli et Dominique Poulange, n’a pas réussi à nous envoûter et à nous faire oublier le froid et l’humidité ambiants (dommage pour la première de cette édition des Nuits de Fourvière !).

L’entrée en scène de deux clowns, dévalant les marches de l’amphithéâtre romain, donne d’emblée le ton : c’est sur le mode du burlesque qu'est présentée l’histoire de Merlin et de la quête du Graal. Pourquoi pas ? Le mélange des registres est plutôt heureux. L’hésitation entre épopée chevaleresque et farce médiévale donne lieu à quelques pointes d’humour savoureuses ("Eh Perceval ! Tu perces le val ?"). Mais à cette épopée arthurienne déjà foisonnante de personnages et d’événements (fondation de la Table Ronde, exploits d’Arthur, Lancelot, Perceval, Gauvain et les autres...), l’auteur ajoute trop d’éléments nouveaux qui viennent parasiter l’intrigue. Le spectateur est perdu faute d’un fil directeur clair. Merlin et le Graal sont parfois oubliés au profit d’anecdotes ou de personnages complètement étrangers au mythe d’origine : ce sont Marc Twain, écrivain voyageur qui vante la démocratie américaine, Iseult exprimant son amour pour Tristan ou encore Lorenzo Masini, le maître florentin, qui vient chanter un madrigal... Autant de personnages secondaires qui ont pour effet de disperser l’attention du public et de dissoudre le nœud de l’intrigue.

Résultat : le spectacle manque de rythme. Durant les cinq heures de représentation, seuls quelques moments nous tirent de notre engourdissement : ce sont les pointes d’humour évoquées précédemment, jouant la plupart du temps sur des effets d’anachronisme, mais c’est aussi la scénographie, très réussie. L’espace sert remarquablement la mise en scène ; tous les plans sont utilisés afin de montrer plusieurs actions en parallèle (voir les moments où Perceval va se nicher dans les arbres derrière la scène, alors que les chevaliers de la Table Ronde conversent au premier plan). Et de merveilleux jeux de lumière mettent en valeur ce cadre somptueux qu’est l’amphithéâtre de Fourvière. Dommage que ces moments de grâce ne servent pas une intrigue plus forte, plus condensée. L’esthétisme ne suffit pas à accaparer notre esprit que même la fée Viviane n’aura pas réussi à prendre dans ses filets.
Mis à jour le 23/05/2005

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