• Il est trois heures du matin, Franck bougon termine de ranger le bar et 
s'apprĂŞte Ă  fermer l'Ă©tablissement, quand surgit une jeune fille. C'est 
vrai il pleut très fort dehors et il tonne même. Mais bon il est trois 
heures du matin !!
  • Un an après leur rupture, Alice dĂ©barque Ă  trois heures du matin, chez Hugo !! Elle qui croyait Ă  l’amour Ă©ternel, pur, absolu, lui plus terre Ă  terre, rĂ©aliste, peut-ĂŞtre moins envie de « s’installer ».
  • Encore ! Allez-vous me crier dans les oreilles. Ben oui, encore, mais lĂ  c’est un misanthrope pas commun. D’abord cela se passe de nos jours. Ils ont tous des tĂ©lĂ©phones portables. Rien ne choque, tout est plausible. VoilĂ  l’extraordinaire talent de Molière.
  • Et nous voilĂ  embarquĂ©s dans une sĂ©rie d'Ă©vènements avec les spectateurs comme principaux
  • HystĂ©ries est une sĂ©rie de saynètes sur la rupture, l’amour, la trahison et mĂŞme le meurtre .


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Un spectacle moderne et plein de charme…

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 06/07/2018
au 28/07/2018

18h, relâches les 9, 16 et 23 juillet.
Cour du Barouf
7 bis, rue Louis Pasteur
84000 AVIGNON
Réservations :
04 90 82 15 98
Avec un titre comme celui-lĂ , L’Ecole des femmes demeure sans doute une Ĺ“uvre d’actualitĂ© en ce dĂ©but de XXIème siècle, oĂą le conservatisme fleurit… Les Arnolphe d’aujourd’hui peuvent se rĂ©jouir, sans savoir que leur pouvoir est depuis longtemps passĂ© de mode, sauf en certains pays… Quand aux Agnès, elles doivent se battre derechef comme toujours pour le respect de leurs droits et de leurs personnes. C’est pourquoi monter aujourd’hui ce chef d’œuvre ne saurait ĂŞtre inutile…

Et cela semble moins inutile encore quand on voit la version que nous a concoctée la Compagnie Alain Bertrand dans une mise en scène sublime de Carlo Boso dans la Cour du Barouf. Carlo Boso fait dans le sobre, mais pas dans l’austère. Alain Bertrand lui-même donne d’Arnolphe une représentation composite, en relation permanente avec le public. On pourrait même parler de complicité parfois… Donnant à chacune de ses mimiques un sens précis, il met le spectateur en joie. De même Agnès (Mélanie Samie) faussement fragile, est plus rouée que véritablement innocente, en partie grâce à son soupirant Horace (Simon Lapierre), ce dernier plus jouet des événements que véritablement responsable. Il est ici porteur d’une fougue salutaire. Le couple de valets (Christelle Garcia et Philippe Codornin) est particulièrement bien utilisé, jusqu’au gag, style Mac Sennet…

On passera sur la fausse fin, style Molière et les fausses retrouvailles, qui sont là pour achever une intrigue non moins fausse.. Mais l’ensemble réjouit profondément le spectateur. D’autant que le spectacle est commenté allègrement et musicalement par une conteuse (Cécile Boucris) s’accompagnant souvent d’un limonaire et jouant du Clément Jannequin, du Pedro Ochoa et du Jean-Philippe Rameau. Le décor est simple, mais évocateur notamment de la situation d’Agnès dans son aspect carcéral.

On est séduits par ce spectacle que l’on aimerait revoir… tant il est vrai que dans notre siècle, le combat qu’il fait plus qu’évoquer demeure actuel et le sujet brûlant… Et tout concours à une totale réussite dans cet ensemble séduisant et plein de charme…
Mis à jour le 29/07/2018
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