• Ibsen a qualifié sa pièce de comédie et il vrai  qu’en s’en imprégnant – d’autant que la fin est inattendue – on grince des dents et on finit par rire.
  • Seule en scène, Pierrette Dupoyet - doyenne du Festival d’Avignon - assume blessures et aspirations de cette icône flamboyante.
  • Ce texte est d’une puissance difficilement mesurable, d’un humour noir et d’une éloquence satirique.
  • Le pari est osé car cette forme théâtrale, ces enchaînements sans fioritures mettent de côté le divertissement au service de l’écoute attentive.
  • ''Un spectacle 100% honnête comme ça ne se fait plus de nos jours'', revendique Aurélie Bouquet.


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« Repousser vers le néant cette idéologie nazie, la nature et les corps nazis, de l’enfouir pour l’enterrer au plus profond, comme on le fait pour les déchets toxiques » Solange OSWALD, metteure en scène

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© DR
Du 11/05/2018
au 23/05/2018

20h.
Théâtre Sorano
35 allées Jules Guesdes
31000 TOULOUSE
Métro Carmes ou Palais de Justice (ligne B)
Tarif : De 11€ à 22€
Réservations :
05 34 31 67 16
Site Internet
Plongé dans l’obscure clarté, un officier allemand apparaît, enfermé dans un aquarium ; avançant à travers ce décor gigantesque, le silence de l’interrogation résonne à l’instant où nous entrons dans la salle. Des hauts de murs de chaque côté, une mise en scène forte, nous attendons la suite…Car oui, la pièce a déjà commencé ! Sans un mot, sans un texte joué, l’espace provoque des émotions. Cet espace de parole théâtrale ajoute une dimension artistique supplémentaire. Il ne s’agit pas simplement d’écouter. Nos autres sens sont mis à l’épreuve. Ecouter, voir, observer, les actes, les gestes de ceux qui jouent, les éclairages, les sons, réveillent nos consciences ou impactent notre inconscient.

Ce texte, d’une puissance difficilement mesurable, d’un humour noir et d’une éloquence satirique, n’est pas pour autant une critique ou une dénonciation. Pour Solange Oswald, « la pièce est un véritable blasphème contre les autrichiens qui non seulement ont plébiscité Hitler, mais participé largement aux exactions nazies ». Loin d’un spectacle ordinaire, cette mise en scène bouffonne, à la fois provocante et sensible, est une cérémonie contemporaine troublante. Le jeu des comédiens est lui aussi toxique : toxique dans le sens où les gestes et les paroles nocives permettent d’inscrire des sentiments de haine ou de colère ; mais également toxique dans le sens où les comédiens nous injectent une substance au plus profond de nous. Cette substance apporte une force au texte et à la mise en scène, pour que le spectateur soit plongé, durant toute la représentation, dans une atmosphère comique et triste. Cette toxicité est saine : elle est subtile, innovante mais nous mets en gardent sur les dérives de notre monde, sur ceux qui peuvent se défendre et ceux qui ont perdu leur humanisme. Ce spectacle, mettant en scène un haut fonctionnaire, à quelques jours de sa retraite, est une éloge. Grandiose, le jeu et la mise en scène ont réussi leur pari : celui où l’on assiste à une cérémonie d’une grande qualité.

De plus, les effets du diable apparaissent travers des motivations instinctives sexuelles et de violences. Une œuvre politique, évoluant sur un fil jusqu’à ce qu’il soit rompu et fasse disparaître les personnages sous une lumière noire et aveuglante... Sont-ils enterrés une fois pour toute ?
Mis à jour le 18/05/2018
NOTEZ-LE
Relâche dimanche 13, samedi 19, dimanche 20 et lundi 21 mai
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