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Un polar théâtral où la mise à nu des pensées les plus inavouables des personnages et l’humour ravageur du texte rendent le spectacle jubilatoire.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 18/10/2017
au 25/04/2018

Mercredi 21h30 et tous les Samedis de mars à 17h30 .
Gymnase Marie-Bell
38, boulevard de Bonne-Nouvelle
75010 PARIS
Métro Bonne-Nouvelle
Réservations :
01 42 46 79 79
Site Internet
Il s’agit de la première pièce de Fausto Paravidino, un jeune auteur contemporain italien qui a notamment écrit "Peanuts" et "Gênes 01".

Né à Gênes en juin 1976, Fausto Paravidino est acteur, à la scène et à l’écran, metteur en scène et scénariste. Il a écrit douze pièces et est aujourd’hui l’un des plus brillants représentants de la dramaturgie européenne.

« Nature morte dans un fossé » a l’avantage , d’être à la fois une pièce de théâtre contemporaine avec une forme d’écriture très intelligente, un langage d’orfèvre, et en même temps un vrai polar avec une histoire consistante et une intrigue à rebondissements, ce qui la rend très séduisante pour des spectateurs qui ne s’intéressent pas de prime abord au théâtre contemporain.

Fausto Paravidino semble en ses mots en parfaite symbiose avec la mise en scène de Wally Bajeux : « Je souhaite raconter le contemporain comme s’il était classique. Je demande aux acteurs de se servir de leur art non pas pour montrer à quel point ils sont différents de nous, mais pour montrer combien leurs personnages nous ressemblent…"

Cette sorte de cliché olfactif et sensoriel est restitué avec une étonnante précision par la mise en scène de Wally Bajeux . La place laissée à la parole et au pouvoir de la suggestion permet à ce spectacle de passer hors les murs et de nous faire voyager dans la nuit noire d’une ville italienne.

Porté par des comédiens d’excellence, on se déplace d’un espace à l’autre, reconstituant petit à petit le synopsis de cette œuvre en morceaux. Le public est porté par l’énergie du jeu des comédiens tout au long de cette terrible histoire! Les monologues prévus par le texte de Paravidino semblent offrir une vaste matière de jeu à la mise en scène et à ses comédiens.

La mise en scène de Wally Bajeux sert avec intensité et vibration la puissance de l’intrigue. Elle nous confie qu’elle voulait revenir à ses premières amours et à sa spécialisation en criminologie en choisissant de mettre en scène ce monument théâtral car nous livre-t-elle pour aller plus loin : « Nature morte dans un fossé » est clairement la tribune pour dénoncer ce qu’on retrouve en criminologie : les réseaux de prostitution, la violence urbaine, le milieu de la nuit … ». Plus encore Wally Bajeux ouvre le débat sur le triste constat de la nouvelle génération qui vit sans croyance et qui abat l’autorité et la référence au père.

Sans pour autant s’éloigner du sujet elle nous donne à méditer ce qu’elle sait du fait criminel pour l’avoir étudié : « une victime frappée à mort et qui sourit imprime son meurtrier dans sa rétine. Si elle sourit c’est pour la montrer du doigt ! »

Dans un décor épuré, de lumières efficaces et de musique de circonstance, les jeux sont bien périmètrès et servent la force du récit avec véracité. Les comédiens sont saisissants dans la manière de prendre part à cette histoire .Il y a dans leur jeu une sensualité qui nous ferait presque sentir l’odeur du corps, celui du désir et même de l’ébat amoureux et Wally Bajeux de poursuivre pour ne pas faire doute de cette impression : « Une humanité qui vient seule, une phrase qui part comme elle veut et l’histoire fait ce qu’elle veut de nous… »

La forme de cette pièce, donne envie de la porter hors des théâtres dans des lieux où son ambiance peut trouver du répondant comme au cinéma par exemple. L’atmosphère cinématographique donnée à la pièce séduit immédiatement tant l’idée est ingénieuse et immersive. Thriller théâtral mené au rythme d'un film à mi-chemin entre Tarantino et Pasolini, Wally Bajeux nous confie projeter à juste titre d’en faire un long métrage ce qui colle parfaitement à l’intrigue dont on attend plus encore en diverses formes d’interprétation et en diverses formes d’art. Rare sont les pièces dans lesquelles on ressent si bien la conséquence du travail du metteur en scène sur ses comédiens allant jusqu’à nous dire : « j’ai eu l’impression de sculpter de la matière humaine »

Ce spectacle électron libre dans sa forme et dans son écriture, se montre plus révélateur des problèmes inhérents à une société en mal être, que beaucoup de démonstrations plus intellectualisées vues ailleurs. Cette fête foraine de personnages colorés aux tailles inégales et aussi un choix qui n’est pas anodin pour brosser une Italie aux portraits humains bien trempés, salmigondis évoluant dans un rythme fou, avec une efficacité redoutable et drôle. En dépit de la tragédie le propos nous enlace étrangement comme une contagion à le faire connaitre sans retenue.
Mis à jour le 11/03/2018
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