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Présenté par l’atelier d’opéra et l'orchestre de l’Université de Montréal. L’Amour traité sous tous ses aspects, au travers d’un voyage féérique des sens.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 01/03/2018
au 03/03/2018

Du 1er au 3 mars à 19h30.
Université de Montréal
220, avenue Vincent-d'Indy
UdeM - Salle Claude-Champagne
H2V 2T2 MONTREAL, QC Canada
Réservations :
514 343-6427
Site Internet
Les adaptations et reprises des œuvres du maître William Shakespeare sont nombreuses et variées. En 1960, Benjamin Britten présente son opéra adapté de la pièce A Midsummer Night’s Dream. Un opéra en trois actes qui reprend fidèlement l’œuvre originale, même si on notera des divergences dans l’ordre des scènes ainsi que la suppression de certains passages. Une œuvre musicale utilisant intelligemment les sonorités particulières pour chaque monde (un célesta et des harpes pour le monde féerique, les cordes et bois pour les humains, les cordes graves et les cuivres pour les artisans). Quelle joie également de retrouver dans les parties chantées le texte initiale de Shakespeare.

Cette œuvre magistrale est montée aujourd’hui à la scène par l’atelier d’opéra et l’orchestre de l’Université de Montréal. Jean-François Rivest en est le chef d’orchestre et c’est avec passion, précision et énergie qu’il dirige les musiciens. Un ensemble instrumental intéressant et multiple. Avec l’envie de créer différents univers et de faire voyager le public à travers les mondes, les violons se mêlent aux harpes, puis viennent les bois et les cuivres puissants, suivis par la douceur du clavecin,… Pas une fausse note ; une interprétation juste des notes de Britten de la part des musiciens qui révèlent toute la magie de cette pièce intemporelle.

Du côté de la scène, on est saisi part une scénographie épurée et intelligente conçue par Carl Pelletier. Le plateau est entouré de deux énormes coussins gris rappelant les rochers de la forêt, les pierres d’Athènes et devenant également le lit des amants. En fond de scène, des drapés lumineux apportent la nuit et la magie de la forêt. Comme une impression de lucioles volant au travers du bois, accentuée par un fin linceul d’où sont délimitées trois portes, offrant aux personnages les jeux de cache-cache, de poursuites et d’observation. Petit bémol sur le lit de la reine Tytania qui choque par sa simplicité. Lit de camp en bois, étroit, on frémit que ce lit ne s’écroule ou tombe sur le côté lorsque Tytania y amène son bestial amant.

Les interprètes offrent une belle prestation. La technique et la maîtrise des voix sont là. Certains chanteurs donnent des frissons. Lila Duffy ( Tytania) et Amelia Keenan (Hermia) sont bluffantes ; deux sopranos à la voix puissantes et qui s’amusent des notes. On notera également le choix d’une interprète féminine mezzo-soprano, Florence Bourget, pour le rôle d’Oberon. Choix intéressant et qui ajoute à la dimension magique de cet univers. D’autant que son interprétation, tant vocale que son jeu théâtral, est impeccable.

Les jeunes Athéniens sont colorés et il est clair que les interprètent s’amusent et apprécient de jouer cet imbroglio amoureux. Une énergie transmise directement au public. Les parties des artisans, et tout particulièrement au troisième acte la représentation de la pièce "La très lamentable comédie, et la très cruelle mort de Pyrame et Thisbé", sont un régal. Les jeux de mots, leur lourdeur, leur naïveté et leur envie de représenter une belle pièce à l’occasion du mariage du Duc et de la Duchesse d’Athènes, sont à la fois hilarants et touchants. Bottom, personnage central, est interprété avec justesse par Dominic Veilleux, il campe un âne envoûté convaincant.

Cette adaptation est une réussite. Quelques points parfois dénotent dans l’ensemble du spectacle. Le jeu d’acteur de certains chanteurs laisse parfois à désirer et le personnage de Puck est décevant. Ayant une partie corporelle plus importante que sa partie chantée, il est souhaitable d’avoir un Puck virevoltant ; d’autant plus que le personnage est décrit en tant qu’acrobate dans le feuillet de présentation de ce spectacle.

Le chœur des fées composé de chanteuses soprano et mezzo-soprano du chœur de l’atelier d’opéra est prometteur. Visuellement, le choix se porte sur une ambiance contemporaine, dans les costumes et les accessoires. Le monde féerique semble influencé par la mode disco avec des costumes à paillettes et sequins, et des perruques au carré blanches. Choix étrange mais qui permet une distinction nette entre le monde humain et celui de la magie.

Voici donc une interprétation originale de l’œuvre de Shakespeare et de l’opéra de Benjamin Britten. A Midsummer Night’s Dream, un beau spectacle à voir et surtout à entendre ; à découvrir à l’Université de Montréal pendant. Seulement trois dates.
Mis à jour le 06/03/2018
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