• Seule en scène, Pierrette Dupoyet - doyenne du Festival d’Avignon - assume blessures et aspirations de cette icône flamboyante.
  • Ce texte est d’une puissance difficilement mesurable, d’un humour noir et d’une éloquence satirique.
  • Le pari est osé car cette forme théâtrale, ces enchaînements sans fioritures mettent de côté le divertissement au service de l’écoute attentive.
  • ''Un spectacle 100% honnête comme ça ne se fait plus de nos jours'', revendique Aurélie Bouquet.
  • Théâtre de papier, d’objets et de marionnettes, de la Cie Les Ateliers du capricorne pour les enfants (à partir de 7 ans), d'après les dessins de Sempé.


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Il y a cette femme, seule, sur un plateau jonché de confettis dorés. Vous, vous entrez dans une fête, une sorte de mer en or, quelque chose de précieux pendant qu'elle arpente l'espace comme dans une cellule de prison. Elle range, elle dispose, arrange sa tenue. Sans trop savoir où donner de la tête. Puis elle s'agace et nous émeut déjà...

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© DR
Du 06/02/2018
au 10/02/2018

19h30.
La Grainerie
Fabrique des arts, du cirque et de l'itinérance
61 rue Saint-Jean
31130 BALMA
Tarif : De 12€ à 20€
Réservations :
05 61 24 33 91
Site Internet
Il y a cette femme, seule, sur un plateau jonché de confettis dorés. Vous, vous entrez dans une fête, une sorte de mer en or, quelque chose de précieux pendant qu'elle arpente l'espace comme dans une cellule de prison. Elle range, elle dispose, arrange sa tenue. Sans trop savoir où donner de la tête. Puis elle s'agace et nous émeut déjà...

Cette artiste, c'est la merveilleuse Marlène Rostaing qui signe son second solo après « Le Bal », touchant hommage à sa grand-mère qui a fui la dictature de Franco. Cette fois, elle joue sa propre « Tragôdia » à travers le mythe antique d'Ariane, abandonnée sur l'île de Naxos par Thésée. Une rumeur dit qu'il l'a effectivement abandonnée, d'autres inculpent le vent qui aurait fait tourner les voiles de son bateau. Quelle qu'en soit la raison, vous assistez à la solitude d'une femme trahie. Trahie par ses attentes ou la promesse d'un homme lâche. Mais cette histoire, c'est aussi la notre car qui n'a jamais connu « l'homme invisible» ? Qui n'a jamais rencontré cette femme qui voudrait crier ? Victime d'une oppression, d'un système patriarcal qui la rattrape à tous les coins de rues ? Le scénario évoque des passés peut-être trop durs pour être joués sérieusement. Son auto-dérision agit comme un exutoire. Un espace où l'on rit du drame. Où l'on se moque de l'humanité comme d'un troupeau de moutons. D'un instinct grégaire où nos désirs vils trouvent leurs points de chute. Nous, témoins d'une frénésie presque contagieuse du début à la fin.

Marlène Rostaing occupe une heure de chant, de danse et de théâtre antique/contemporain. Une heure de « chorégraphie labyrinthique ». Soixante minutes lui ont suffi pour éprouver son corps « des os jusqu'aux cordes vocales ». A peine le temps d'assimiler tous les symboles qui défilent devant nos yeux... Car en réalité, ce sont des représentations vieilles comme l'humanité qui titillent nos imaginaires.
Son seul acolyte, c'est un cheval à bascule : compagnon de bois, dur et silencieux qu'elle manipule comme elle peut. Ce jouet, ce cheval de Troie supporte le poids de son calvaire. Tandis ce que son drap blanc l'habille des personnages qu'elle incarne sous les attitudes d'une danseuse étoile. Puis ces paillettes qui pleuvent dans la nuit noire...
Mais cette femme, au casque de centurion qui se confie à nous, sait aussi se battre. Elle résiste, tient l'équilibre pour nous témoigner sa belle mésaventure. Elle a le goût du détail qui fait rire. Elle a la niaque d'une démente. Sensuelle, « dégelasse » et absurde, elle susurre un mythe délicieux. Celui de « Thésée », « Thésée », « Thésée-moi ! ».
Mis à jour le 11/02/2018
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