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  • L'affiche ne trompe pas, c'est bien là qu'on vient réveiller papilles et pupilles !Entrez ! Entrez ! Le spectacle va commencer !


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"Nous cherchons quelque chose qui n’est pas du théâtre, qui n’est pas de l’opéra, quelque chose qui nous émeuve, qu’on ignore et qu’on invente" (Pascal Quignard, auteur)

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 18/12/2017
au 21/12/2017

20h.
Théâtre Garonne
1, avenue du Château d'eau
31300 TOULOUSE
Tarif : De 10€ à 25€
Réservations :
05 62 48 54 77
Site Internet
Cette œuvre inclassable, ne relevant d’aucun genre, est une réflexion étonnante autour de la liberté de la langue et de la musique. A travers les mots de Pascal Quignard, la traduction de son symptôme apparaît : le noir.
Ce noir incarne son passé d’une obscurité totale bien trop présente au fond de lui, une obscurité fleuri par un sentiment d’angoisse rassurante pour cet écrivain, hors pair. Il nous amène avec lui dans son intimité, vers la changement de rive entre les vivants et les morts.

Le fruit de l’énigme, la musique apaisante, cette pièce de théâtre au rythme d’une lenteur silencieuse, donne la parole à la mort avec des phrases doublées de sens. Les animaux sur scène ajoutent la vie de la rive dans le noir ; où l’angoisse motivée est mise à l’honneur laissant de côté celle de l‘immotivée, en accaparant le public par une mise en scène archaïque. Construire un rêve, celui de Pascal Guignard, par une sensation physique et une confiance avec Marie Vialle, cette actrice magistrale, se caractérise par une aspiration à deux. Ce n’est pas du théâtre mais la sauvagerie de la puissance de présence des animaux. Les oiseaux imprévisibles, chantent et échappent aux normes du théâtre par une impression au réel, d’un ton émouvant. Nous sommes traversés par des « choses » avec une impression de vie bien plus que de mort. Il s’agit de crypter sa vie dans les œuvres d'art à l'état vivant, de s'adresser à des morts en passant dans les ténèbres, qui s’approchent des esprits ; ceux qui descendent et nous transportent.

Sur un air de conte, les animaux bercent les paroles, la musique apaise nos pensées, les cries provoquent nos malaises, le noir attire notre imaginaire. Métaphore musicale et envoûtante, les disparus sont estimés par l’articulation du langage qui nous fait voyager vers des univers inconnus. La lumière du noir, la surdité des sons, nous proposent un périple à la découverte de nos sens et de notre âme, loin d’un mystère morbide mais proche d’un rêve avide. Cet ailleurs éclairé par les voix est un moyen pour Pascal Quignard, de s’exprimer sans bruit.

Les cris et les échos sont le tableau de la « performance des ténèbres » pour projeter les métaphores à travers nos âmes. Des ombres chinoises pour commencer, les notes au piano pour continuer, symbole d’une littérature endeuillé, laissent place à ceux qui sont partis, ceux de la rive du noir. L’air sombre de la scène caractérise le lien aveugle de ceux qui nous ont quittés, pour garder la force chagrine de nous faire signe. Les phrases craintives, douces et apaisantes nous soulèvent vers l’au-delà, d’un ton grave et puissant pour bercer notre imaginaire blessé sur un ligne d’énigme.
Le départ en voyage vers la rive dans le noir, vers les ténèbres, pour recevoir une partition magique de tous les sons, font apparaître divers personnages d’une sauvage humanité, pour concevoir une fable de toute beauté. Cette pièce de théâtre est le lien utopique avec deux mondes. Le secret de l’ailleurs est propulsé, comme le réel du présent devant nos yeux admiratifs des zones d’ombres, des agitations égarées loin de nos rêves enfantins non identifiables, tel un souvenir introuvable.
Les ombres rappellent des silhouettes de beauté venu de nulle part, illuminant d’une noirceur étincelante notre rive passive de spectateurs. La voie des ténèbres sombre sur des métamorphoses de continuité ; où nous sommes stupéfiés de l’ensemble de ces personnages, humains ou animaux, qui jonglent avec les intonations de divers univers vers le noir replié et déployé devant nous.
Au-delà de la mort, Pascal Guignard nous explique que « les humains ont perdu leur capacité à faire agir, alors les oiseaux sont le centre de notre étonnement ». Ainsi notre égarement prend une forme plus poétique à travers une véritable liberté. Cette liberté a soufflé un vent de fraîcheur, un vent de bonheur devant une pièce de théâtre venu d’ailleurs, tout simplement magique.
Mis à jour le 22/12/2017
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