• L’art vivant, celui de l’instant présent, rencontre l’art numérique, celui qui est hors du temps...
  • 2147 : c'est la date à laquelle un rapport de l'ONU prévoit que la pauvreté de l'Afrique aura diminué de moitié.
  •  Inscrit dans la tradition du music-hall et du cirque, ce spectacle émerveille les jeunes et reconnecte les grands aux sourires de l’enfant qui sommeille en eux.
  • Bérengère Dautun – 30 ans de Comédie-Française – nous conte l’histoire d’une des premières ''femmes libres'' au travers de 15 personnages.
  • L'affiche ne trompe pas, c'est bien là qu'on vient réveiller papilles et pupilles !Entrez ! Entrez ! Le spectacle va commencer !


Toutes les pieces de Moliere

Vos textes de théâtre en ligne
Notre sélection de spectacles
Vos petites annonces gratuites




J’ai choisi le chemin du Théâtre National de Toulouse et j'ai vu une pièce de théâtre qui me laisse sans voix, simplement pour me donner envie de connaître un peu plus la voie…de Marcel Proust.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© DR
Du 15/11/2017
au 16/12/2017

TNT Théâtre national de Toulouse
1 rue Pierre Baudis
31000 TOULOUSE
Réservations :
05 34 45 05 05
Site Internet
« Il est vraiment rare que l’on se quitte bien, car si on était bien, on ne se quitterait pas » Marcel Proust (1871-1922), écrivain

Cette phrase est le symbole grandiose d’un chef d’œuvre. Cette pièce de théâtre ne nous quittera pas. Bouleversante, attachante, envoûtante, le temps passé à regarder la vie déroulée de Jean Sauteuil, ne nous quittera pas. Bien n’est pas le mot, exceptionnel en est l’adjectif.

Edité en 1952, soit trente ans après sa mort, Marcel Proust n’a pas eu le temps de terminer cet écrit de son vivant, laissé même dans l’oubli avant d’être retrouvé. Jean Sauteuil, l’histoire d’un enfant, amoureux de littérature et de poésie, découvrant le monde, les tristesses de jeunesse, les cris de souffrance, les pertes d’amour ou d’amitié, les changements de lieux en grandissant, tout simplement la vie, est un livre qui nous pousse à ressentir les mêmes sentiments. L’auteur se dévoile dans cet essai juvénile, commencé en 1895. Cet essai sur l’âme d’un jeune homme, cette multitude de feuilles et de fragments, interroge depuis des décennies notamment par des ressemblances avec la grande œuvre de l’écrivain : À la recherche du temps perdu.

Ce livre, quasi autobiographique de Marcel Proust de vingt-quatre ans à vingt-neuf ans, exprime ses souvenirs d'enfance, ses opinions sur la vie et l’art ou encore la description des lieux qu’il a fréquentés. Selon l’auteur, « c'est moins peut-être et bien plus, l'essence même de ma vie, recueillie sans y rien mêler, dans ces heures de déchirure où elle découle ».

En dehors du génie de chaque phrase, il s’agit bien de l’adaptation de Agathe Mélinand, metteure en scène du texte inachevé de Marcel Proust, qui est à l’honneur. Cet ouvrage, de son nom Jean Sauteuil, que dire, cette œuvre d’art proustienne fragmentée non pas par l’oubli mais par la beauté de ce qui écrit. Un art magistral devant une liberté angélique nous porte vers le quotidien de Jean. De son enfance à son adolescence, de ses coups d’éclat à sa passiveté, de son hyperactivité à sa sensibilité, tant d’émotions volent en éclat devant la justesse des mots. Le monde connu et inconnu de l’auteur, à travers des rires et des pleurs, nous laisse croire à l’identification royale d’une volonté sensationnelle qui nous transporte.

Jean sauteuil, le roman de la jeunesse oublié de Proust, l'ébauche d'un jeune homme sur son monde, est un véritable récital poétique. Chacun de nous peut s'identifier à un personnage, à un moment de vie de notre passé ou de notre présent. Ce garçon de 7 à 23 ans évolue à travers des moments clés de son histoire. Quant à la mise en scène, elle est saisissante. Un espace occupé par le vide avide, par les meubles mouvants, par les personnages sensibles, par les musiques entraînantes, et par les fonds lumineux, nous amène dans une véritable production artistique. Les faits et les gestes sont rythmés, ce n'est pourtant pas un spectacle vivant de danse tels les pas des personnages chorégraphiés pourraient laisser entendre, c'est simplement la vision vivante de Agathe Mélinand. Nous voyageons avec Jean vers le chemin de son vieillissement, vers sa voie choisie mais parfois subie. Pour ma part, je n'ai pas de vision. J’ai choisi le chemin du Théâtre National de Toulouse et j'ai vu une pièce de théâtre qui me laisse sans voix, simplement pour me donner envie de connaître un peu plus la voie…de Marcel Proust.
Mis à jour le 14/12/2017
VOTRE AVIS
Donnez votre avis sur ce spectacle


Publicité
PARTENARIAT
PUBLICITE