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On rentre à 17heures, un 17 septembre comme s'il s'agissait d'une formule ésotérique au théâtre du Nord Ouest à Paris accompagné d’un ami néophyte en dramaturgie mais plutôt théologien dont le nom d’Oblat en son Monastère bénédictin est Jean-Baptiste pour aller y voir Hérode de Claude Henri Rocquet interpreté par Bernard Lefebvre.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 07/06/2017
au 01/10/2017

19h .
Nord-Ouest
13, rue du Faubourg Montmartre
75009 PARIS
Métro Grands Boulevards
Réservations :
01 47 70 32 75
On sortait de la messe dans le rite traditionnel puis on s’alanguit non loin chez Chartier pour finir la journée en compagnie d’Hérode, de Jean Baptiste, de Salomé et d’Hérodiade et surtout d’un roi qui nous donne envie de le réhabiliter parce qu’il ose s’allonger sur le divan. Freud et Lacan n’y sont pour rien peut être inconsciemment à travers l’écriture de cet Hérode là par son auteur Claude-Henri Rocquet dont on sait qu’il a beaucoup lu la bible et dont l’œuvre est trempée au meilleur sens du terme de références bibliques aptes à étancher toute soif de spiritualité.

C’est dans ce décor là que l’œuvre de Claude-Henri Rocquet s'adapte avec trois spectateurs dans la salle et c’est cela qu’on aime parce que les trois spectateurs qui étaient là ont communié avec le comédien et avec son talent comme jamais on ne voit cela dans une salle comble.

Le Théâtre du Nord Ouest et de ces lieux iconoclastes renfermant des pépites comme cet Hérode de Claude Henri Rocquet interprété par Bernard Lefebvre dans l’émotion d’un comédien qui sait qui est cet Hérode là au fond ; un comédien qui a lu et relu et qui sait ce que la majorité ignore sur Hérode en nous livrant ce texte qui le confesse avec bonté, humanisme et simplicité.

Un rôle ne vient pas seul à un comédien. Faut-il donc que Bernard Lefebvre dont on connait le parcours tout d’abord élève de René Simon et de Jean Périmoni puis comédien dans la troupe de Sacha Pitoëff ait croisé la providence ?

Certainement et pour son interprétation admirable d’Hérode on reprendra le titre célèbre d’un ouvrage de Stan Rougier «le bon dieu écrit droit sur des lignes courbes» car il nous faut admettre qu’il incarne là un personnage intemporel qui ose faire son examen de conscience en nous livrant des messages inattendus. Un personnage que peu de gens rencontrerons et qui n’attirera que peu de gens aussi parce qu’il est un révélateur de ce qui s’en va mais ne saurait mourir sans paraphraser Lavoisier.

De l'amitié qu'il vouait à Jean-Baptiste en passant par la vérité sur son statut conjugal, cet Hérode n’occulte surtout rien de son introspection, de sa relation avec Pilate, de son amour pour Jean ou du massacre des saints innocents par son père.

On rêve avec cet Hérode comme on ose rêver hors de l’histoire et de ses carcans dans le « Francois d’Assise» de Joseph Delteil .

Evidemment, le nom d’Hérode évoque dans l’imaginaire collectif le souvenir du Massacre des Innocents, perpétué au travers des siècles par l’art et l’iconographie du christianisme.

S’il veut prendre la pleine mesure de ce que fut le règne d’Hérode et appréhender la figure trouble d’un personnage qui marqua durablement son époque et laissa son empreinte dans l’Histoire, il faut au spectateur le soin de s’imprégner du talent de Bernard Lefebvre laissant la lumière pénétrer sans déclin dans son jeu qui honore le texte de Claude-Henri Rocquet et se penchant, pour l’interpréter d’une manière aussi bellement habitée on ne le l'autorisera pas ainsi à ne nous en laisser qu’un cliché immortel au terme de cette programmation théâtrale parce que ce comédien doit continuer son voyage avec ce roi en repentir pour d’autres spectateurs encore qu’il ne rencontrera pas non plus par hasard.
Mis à jour le 24/09/2017
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