• Rien qu’une voix. Mais une voix bouleversante qui vous arrache les tripes, replaçant l’individu au cœur du monde et lui rendant sa dignité.
  • A juste titre, une pluie de molières pour un spectacle qu’il ne faut pas manquer.
  • Un spectacle émouvant, basé sur la mémoire, la nostalgie d’une époque, la figure d’une Marlène Dietrich jouant à merveille les Mère Courage...
  • Cette belle réalisation, on la doit à Annie Monsange, metteur en scène.   L’adaptation du texte est une réussite, signée Marie-Véronique Raban !
  • Deux monstres sacrés portés par une troupe pleine de feu, entre violence et tendresse, un spectacle à la Mnouchkine…


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L’idéal serait que Bukowski soit là, sur scène, à lire ses poésies. Mais c’est impossible. Il est mort. Mauvaise nouvelle.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 07/07/2017
au 29/07/2017

18h.
Les Ateliers d'Amphoux
10-12, rue d'Amphoux
84000 AVIGNON
Réservations :
04 90 86 17 12
Tout le monde connait ou a vu la séquence chez Pivot où Bukowski était ivre et est parti avant même d'avoir pu parler de ses écrits. Oui, nous l'avons tous vu, et pour la majorité d'entre nous, c'est la seule image que nous avons de cet homme. Réducteur, n'est-ce pas ? Et pourtant, ce soir, j'ai fait connaissance du véritable Charles Bukowski. Il était là devant moi, et me, nous racontait ce qu'il aimait, ce qu'il détestait. J'ai appris que le fait de boire donnait à ce Monsieur une raison d'écrire, ou écrire lui donnait envie de boire. Boire et écrire, le "ou" n'existe pas. Il veut être lui, pas un personnage formaté par la presse ou de "biens-pensants", il est nature. Il aime, il n'aime pas. Il déteste le monde, les faire-valoir, les représentants d'une pensée. Il écrit, à cause d'un volcan puissant dans son ventre qui le pousse à taper sur une machine à écrire, tout lui vient, il trouve le titre et il écrit, il écrit.

"Comment un type qui ne s’intéresse à presque rien peut-il écrire sur quoi que ce soit ? Eh bien, j’y arrive. J’écris sur tout le reste, tout le temps : un chien errant dans la rue, une femme qui assassine son mari, les pensées et les sentiments d’un violeur à l’instant où il mord dans son hamburger ; la vie à l’usine, la vie dans les rues et dans les chambres des pauvres, des invalides et des fous, toutes ces conneries, j’écris beaucoup de conneries dans le genre…"

Il aime aussi, mais c'est un timide, un pudique... et dans un poème dédié à sa femme, il lui dira "Je t'aime". Quel personnage ! Et quel talent aussi. Et son attitude ne l'a pas aidé à être au sommet de la célébrité, qu'il refusait d'ailleurs.

Son rêve ? "Coucher à 80 ans avec une jeune femme de 20 ans", Il est mort à 74 ans... Oldan incarne cet homme avec brio, et justesse, dans une cave, il est chez lui, et il nous reçoit, nous récite des poèmes, raconte sa vie en buvant de la bière et puis du vin, même du whisky... Nous pénétrons dans son univers et nous aimons cet homme simple, qui aime la vie simple, qui ne joue pas. Et au final nous invite à trinquer avec lui dans la rue.

Un hommage pour un grand homme, un bel hommage, un amour véritable. Une heure de bonheur où nous déconnectons d'avec le monde réel. Merci Monsieur Bukowski, Merci Oldan. Je ne sais plus tant ils ne font qu'un.
Mis à jour le 30/07/2017
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