• Après un arrĂŞt cardio-respiratoire de 35 minutes, Olivier Maillet, atterrit plus mort que vif au service rĂ©animation de l'hĂ´pital Bichat, Ă  Paris.
  • A applaudir tant il est rare d'Ă©couter un texte lĂ©gendaire se dire avec humilitĂ©.
  • Une vraie prouesse. L'un des meilleurs spectacles pour enfants depuis longtemps.
  • Courez vraiment voir son show, vous n’allez pas ĂŞtre déçu !
  • Trio endiablĂ© Ă  la manière d'un vaudeville, 


Toutes les pieces de Moliere

Vos textes de théâtre en ligne
Notre sélection de spectacles
Vos petites annonces gratuites




Le Mystère de la chambre jaune n’est pas seulement le titre d’un thriller, mais c’est la constante de presque chaque famille, claquemurée dans ses secrets. Stefan Zweig, une fois encore, pulvérise les tabous.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 02/02/2017
au 17/02/2017

Jeudi et vendredi Ă  21h.
Théo Théâtre
20, rue Théodore Deck
75015 PARIS
face au 206, rue de la Croix-Nivert. MĂ©tros Convention, Boucicaut
Réservations :
01 45 54 00 16
Le dĂ©cor est assez cosy, avec ses doubles-rideaux, ses livres, son bureau et sa lampe de banquier avec le pied et l’abat-jour en laiton. Ce confort apparent annonce les annĂ©es vingt-cinq, dites "AnnĂ©es Folles", mais cĂ´tĂ© allemand. Ici, rien n’est encore très gai, mais on respire enfin et les souvenirs de la Guerre s’amenuisent. Une civilisation europĂ©enne est en train de naĂ®tre, tournĂ©e vers un monde nouveau, qu’illustrent les Ă©chos du premier jazz. Deux personnages sont en scène : Clarissa, jeune personne arc-boutĂ©e Ă  son bureau et fumant avec Ă©lĂ©gance – ah ! le geste du fumeur dans les films muets ! – et un homme, encore un peu vert, visiblement nerveux. Il fait les cent pas. Dans le salon d’à cĂ´tĂ©, se prĂ©pare un Ă©vĂ©nement, auquel il n’est pas Ă©tranger et que sa mère a savamment prĂ©parĂ©. La tension monte quand un critique (la voix de Patrick Poivre d’Arvor) invitĂ© au cocktail, l’appelle au tĂ©lĂ©phone. Celui-ci fait preuve d’une telle dĂ©fĂ©rence que Friedrich - le jeune homme – a envie de prendre la fuite. Il se sent manipulĂ©, phagocytĂ© par sa propre mère. Sa LĂ©onore, veuve du "grand" Karl Amadeus Franck, entend faire revivre, Ă  travers son fils, le gĂ©nie de son cher Ă©poux. Friedrich vient d’écrire ses premier vers. Eh bien, il les lira devant la bonne sociĂ©tĂ© de la ville : "A bon chien chasse de race".

Or, le pion se révolte et, à la lumière de Clarissa, qui fut pourtant la collaboratrice du biographe officiel, le vernis craque. Karl Amadeus n’était pas cet auteur intègre, bon mari, bon père de famille. La réalité est plus vulgaire. Et, petit à petit, se dessine le visage d’une femme et stricto sensu, puisque, sur les doubles-rideaux qui servent d’écran, apparaissent les quelques plans d’un fil muet. Yeux charbonneux, chapeau désuet, sourire artificiel, l’allure s’accélère… et nous voici à l’année de la création de l’œuvre : 1919. Hambourg.

Légende d’une vie est une des rares pièces de Stefan Zweig, plus connu pour ses nouvelles et ses trois romans : La Pitié dangereuse, Ivresse de la métamorphose (inachevé), Clarissa (posthume et inachevé). Caroline Rainette, qui joue et cosigne la mise en scène avec son partenaire Lennie Coindeaux, a traduit cette pièce. Mieux, elle l’a adaptée et, se méfiant du pathos, l’a refondue. Les quatre personnages de l’original se sont transformés en duo. D’où un texte très fort, subtile et un jeu savant qui nous fait passer du vaudeville au drame psychologique, voire métaphysique puisque Zweig traite de la maturation d’une carrière et des paravents derrière lesquels se cache le créateur.

Quand Friedrich apprend qui fut son père, au lieu de s’effondrer, dĂ©couvre la libertĂ©. C’est ce que Lennie Coindeaux, avec sa belle allure et une Ă©lĂ©gance non dĂ©pourvue de verdeur – arrive Ă  nous faire passer. Face Ă  lui, Caroline Rainette. Le personnage qu’elle a refondu et qui rĂ©pond au beau nom de Clarissa – hommage sans doute au dernier roman de Zweig ? – glisse de la raideur d’une secrĂ©taire Ă  l’ivresse de la vĂ©ritĂ©, enfin rĂ©vĂ©lĂ©e. Je dirai mĂŞme plus ! A l’amour tout court. Au baisser de rideau, ils batifolent dans le voile des apparences dĂ©chirĂ©es.
Mis à jour le 30/01/2017
VOTRE AVIS
Donnez votre avis sur ce spectacle


Publicité
PARTENARIAT
PUBLICITE