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Une femme qui a promis à son défunt mari de lui offrir une inhumation décente, frappe sur sa machine à écrire des milliers de pages...

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 08/07/2004
au 31/07/2004

15 h 30.
Le Petit Chien
76, rue Guillaume-Puy
84000 AVIGNON
Réservations :
04 90 85 89 49
Mais qui est donc cette femme qui frappe ? C’est Agathe, dactylo de son état, recluse face à sa machine, dans le dénuement d’une pauvre chambre, meublée d’un bureau d’une étrange facture et que seule égaye une vieille radio. Elle frappe inlassablement le manuscrit sans fin d’un grand et bel auteur reconnu du monde. Oh ! Pas le monde d’Agathe bien sûr. Non, plutôt celui des gens de bien qui savent goûter la délectation poétique du mot "jaspé". Si Agathe frappe sans relâche les milliers de pages de cette espèce de bible boursouflée, c’est qu’elle s’est promise d’offrir à son défunt mari une inhumation décente. Voilà donc Agathe, frappante de naïveté, de fraîcheur et de détermination, luttant pied à pied avec son employeur aussi pingre que prolifique, aussi pervers qu’invisible.

C’est un magnifique portrait de femme qu’a brossé Victor Haïm. Tour à tour servile et gouailleuse, humble et provocante mais toujours débordante de vie. Il n’est pas étonnant que Josiane Pinson soit tombée en amour pour ce personnage bouleversant. "En apparence, dit-elle, les gens qui connaissent mes précédents spectacles (la Quarantaine rugissante et Psycause(s)) peuvent être déroutés de me retrouver dans l’univers de Victor Haïm mais, en définitive, la condition des femmes a peu changé depuis Agathe (la pièce a été écrite en 1972). Et puis, j’ai adoré cette femme parce qu’elle parle la même langue que moi". Et, il est vrai que le plaisir de cette rencontre inonde la scène : Josiane Pinson est une Agathe touchante de vérité, d’émotion, de générosité.

Une fois de plus, Yves Pignot (qui a mis en scène cette année Comme en 14, primé par deux Molières) signe une mise en scène astucieuse et riche en surprises. Aucun effet, aucun superflu et, pour autant, il restitue une atmosphère franchement kafkaïenne qui souligne le noir burlesque de la situation et met en lumière le combat entêté de cette femme. Car, ainsi que le dit encore Josiane Pinson : "Il ne faut pas s’y tromper, c’est bien de dignité dont il est question ici".
Mis à jour le 21/07/2004
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A noter. Ce spectacle est repris au théâtre de l’Essaion à Paris à partir du 6 octobre.
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