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Garde barrière et garde fous
La Cartoucherie - Théâtre de l'Aquarium (PARIS)
de Sonia Kronlund (d'après l'émission de France Culture Les Pieds sur terre)
Mise en scčne de Jean-Louis Benoit
Avec Léna Bréban

Garde barrière et Garde fous, portraits de deux femmes qui exercent des métiers isolés et impliqués subtilement racontés par Léna Bréban.

INFOS PRATIQUES
Affiche du spectacle
© X,dr
Du 08/03/2016
au 26/03/2016

Du mardi au samedi Ă  14h et 19h.
La Cartoucherie - Théâtre de l'Aquarium
La Cartoucherie
Route du Champ de Manœuvre
75020 PARIS
Métro Château de Vincennes
Réservations :
01 43 74 99 61 du mardi au samedi de 14h Ă  19h
Site Internet
Dans le dernier volet de "Paroles de femmes" donné au théâtre de L'Aquarium, la date du mardi 8 mars correspond à la Journée internationale des droits des femmes. Quel regard porte le porte commun des hommes sur les femmes dans la société d'aujourd'hui ? Les politiques de toute obédience confondue font de leur cheval de bataille la parité hommes-femmes dans le monde du travail. Les élus s'époumonent pour dénoncer la discrimination économique dont sont victimes les femmes. Des propositions faites attendrir, des mensonges écrits pour ralentir une situation fragilisée depuis trop longtemps.

Garde barrière et Garde fous, une création adaptée d'après l'émission "Les pieds sur terre" par Sonia Kronlund de France Culture de laquelle sont extraits deux reportages réalisés en 2008 par Olivier Minot, Monique garde barrière, et en 2007 par Elodie Maillot, Les travailleurs de l'ombre II : Garde-fou, jusqu'au bout de la nuit.

Deux femmes ayant la cinquantaine font état de leur vie professionnelle respective qui se décline sous l'emprise des regrets et de la lassitude. Des constats passés qui révèlent au présent l'irréversibilité de l'exercice de leur métier, l'une garde barrière et l'autre infirmière de nuit dans un hôpital psychiatrique. A la pénibilité des conditions de travail s'agrémentent les silences d'une hiérarchie indifférente.

Garde barrière, une profession en voie d'extinction à cause de l'automatisation des postes de sécurité installés dans des gares isolées. Une guérite avec un confort minimal se matérialisant par un micro-ondes, un frigo, des toilettes et un point d'eau froide à l'extérieur. L'approche des trains se manifeste par un signal assourdissant sur un voyant qui vire au rouge. Monique vire aussi au rouge à chaque fois qu'elle reçoit sa grille de travail qui change tous les trois mois. Une grille contraignante car elle doit adapter sa vie privée selon les heures de repas, les couchers et les réveils inversés. Sans compter son fils qu'elle peine à voir quand son planning ne lui permet pas. Les syndicats viennent lui rendre visite pour la forme, les chefs s'invitent dans sa guérite et lui demandent si elle souhaiterait des choses en particulier. Ensuite, elle travaille de nouveau en mode silence. L'esprit d'équipe, c'est chacun pour soi. "Les mentalités ont bien changé", dit-elle avec un timbre de voix nostalgique. De temps en temps, elle pousse un coup de gueule à qui ne peut pas l'entendre car elle se trouve étrangement seule face aux TGV qui traversent sa vie à vive allure. Monique est vidée à cause de la fuite du temps et de son employeur qui l'apprécie comme une traverse de chemin de fer à changer.

Myriam est infirmière dans un hôpital psychiatrique depuis longtemps. Ses nuits et ses jours se confondent dans une existence en pop-up dont les images peinent à se dresser chaque jour levé. La nuit, elle arpente les couloirs de l'étage où elle est affectée. Derrière les portes des chambres, dorment ou veillent des gens atteints d'une pathologie psy. Myriam veille sur ces malades avec une oreille attentive. Pour certains, elle représente le bouclier protecteur contre l'angoisse de la nuit. Pour d'autres, elle est la confidente, l'âme sœur à qui il est facile de se délivrer d'un poids, aussi éphémère soit-il.

Léna Bréban incarne Monique et Myriam avec une force tranquille qui lui appartient car elle ne rentre jamais en conflit contre les amertumes qui se sont greffées comme des piques sur ces corps fatigués. En ces deux métiers difficiles, la comédienne exprime le ressenti de millions de femmes qui vivent une situation professionnelle similaire et ce, quelque soit l'activité exercée. De la répétitivité des taches à l'usine à la sédentarité d'un bureau en open-space, du comptoir de la boulangerie au guichet d'une administration, des travaux à la ferme au rôle de mère de famille, les femmes ont droit de citer sans que soit rappelé une journée les mettant en valeur. Les femmes restent humbles dans l'effort car elles possèdent une marque de fabrique intérieure que les hommes n'auront jamais, elles donnent la vie. Léna Bréban redonne vie à Monique et à Myriam avec une énergie mesurée et subtilement exprimée.
Mis à jour le 12/03/2016
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